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 C'est pas le poids qui compte...

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Tafiole
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MessageSujet: C'est pas le poids qui compte...   Mar 24 Jan - 15:07


Un gamin marchait tranquillement dans les rues. Il n'avait aucune idée de ce qu'il faisait, et encore moins de ce qu'il voulait faire. Fait assez intéressant, l'enfant était seulement vêtu d'un pantalon trois fois trop grand. Pourtant, son absence de vêtement ne semblait pas le soucier. Il se contentait de regarder autour de lui, en souriant vaguement aux adultes quand ses yeux en croisait. Pourtant, lorsqu'un adulte s'approchait de lui en quête de réponse, il leur lançait un regard noir les décourageant aussitôt. Il semblait chercher quelque chose. En voyant le lance-pierre accroché à son pantalon trop large je parierai sur un quelconque acte de vandalisme. Avec la nouvelle ère de piraterie, les jeunes sont de plus en plus indisciplinés. Mais bien sûr personne ne pense jamais aux enfants. Non, ces pirates sont tous égoïstes. A cause d'eux des centaines de gamins vont se retrouver à la rue et devenir des délinquants. Et ça ne leur fait ni chaud, ni froid. S'ils veulent vraiment s'amuser et partir à l'aventure, ils pourraient lancer une ère de la vadrouille. Mais non, il faut forcément que ça soit la piraterie. En plus être pirate, c'est même pas amusant, la plupart du temps c'est passer deux semaines sur une barque à pourrir. Le pire dans tout ça, c'est que c'est inévitable. Dans ce monde, il n'y a pas beaucoup de carrières disponibles. Pirate, marine, chasseur de prime et révolutionnaire. Si on est un PNJ y a aussi tavernier. Aucune chance de rencontrer un vendeur ambulant de sandwichs, ou un quelconque caissier dans une boutique. Le gamin, lui, ne savait pas encore ce qu'il deviendrait. Il n'y avait jamais pensé d'ailleurs et s'en foutait pas mal. Finalement, à force de balancer des regards froids aux passants, l'enfant percuta un type un peu plus grand que la normal.

"Hé gamin tu pourrais pas... Oh putain on dirait moi à sept ans !"


Furent les seuls mots qui sortirent de la bouche d'Alfred Cyclothron. Du haut de ses deux mètres, il n'avait pas vraiment ressentis le choc du gamin se cognant contre sa jambe. Mais ça fait toujours classe d'enguirlander calmement un enfant. Plus que lui hurler dessus en tout cas. A vrai dire, si la rencontre s'était produite cinq minutes plus tôt, notre héros n'aurait même pas réagit. Effectivement, il était occupé à se demander quel bordel il se passait. Il y a une heure, le pirate était vieux et blanc. Maintenant il était jeune et black. Bien sûr pour notre protagoniste ce n'est pas un changement si surréaliste que ça, mais quand même. Plusieurs idées lui traversèrent l'esprit. D'abord que, après la mort d'Eric, quelqu'un avait mangé le fruit des hormones et avait testé son pouvoir. Alors, par une extraordinaire coïncidence, il aurait refilé à Al' l'exacte apparence que ce dernier avait à ses vingt ans. La deuxième idée, un peu plus -ou moins selon le point de vue- imaginable, était que le vieillard avait rêvé. Qu'il avait bel et bien vingt ans et que le reste de sa vie n'avait été qu'un songe. Après tout, ça expliquerait des tas de trucs absurdes qu'il lui ait arrivé. Enfin Alfred pensa qu'il était définitivement devenu fou. Le fait qu'il avait d'abord envisagé les deux autres alternatives, avant de songer à la folie, rendait encore plus plausible cette dernière. C'est quand cette idée frappa l'esprit du criminel que le gamin frappa sa jambe. Rencontrer une réplique se lui même dans son enfance, avec peut-être en seul différence des goûts vestimentaires encore plus douteux, ne faisait qu'approuver la théorie. Alfred Cyclothron était devenu complètement taré.

Le combattant quitta donc le gamin pour voir à quoi ressemblait la folie. Il fut relativement déçu. A part une bande d'autruches portant des hommes, qu'il ne put vraiment distinguer, et fonçant vers la porte d'un manoir, il ne vit pas grand chose. C'est en remarquant qu'il ne rigolait pas comme un psychopathe et ne tentait pas de brûler des villageois qu'Al' comprit : il n'était pas cinglé. Il avait juste mangé un fruit du démon. Le choc de redevenir jeune avait, au départ, effacé les derniers souvenirs de notre héros, mais maintenant il se souvenait. Il avait bel et bien bouffé un fruit dégueulasse. C'était assez rassurant. C'est toujours une bonne surprise de découvrir que l'on est pas fou. Pour célébrer ces deux nouvelles, le fruit du démon et la non-folie, Alfred décidé d'aller boire une verre. Tout île possède au moins un village possédant une taverne, c'est la base dans un monde de pirate. Soudainement, alors qu'il marchait en direction du bar aperçut plus tôt, Cyclothron remarqua quelque chose d'étrange. Il rétrécissait. Et pas comme les autres vieux, de quelques centimètres par an. Non, il venait de perdre un mètre en un instant. La peau du pirate changeant de couleur, jusqu'à ce que, finalement, il redevienne un gamin.

"Ah bah ça c'est pas banal..."


Encore plus qu'il y a vingt secondes, Alfred voulait entrer dans la taverne. Avoir de nouveau huit ans, ce n'est pas quelque chose que l'on espère toute sa vie. Enfin si, il y a beaucoup de vieux qui le voudraient. En tout cas notre héros n'est pas l'un de ces vieux. Le bar était vide. Il n'y avait que le tavernier, lavant une assiette avec un torchon sale comme tout tavernier qui se respecte. Haut de deux mètres et arborant une énorme moustache, il avait pourtant l'incroyable capacité de se fondre dans le décor. C'est sans doute une qualité pour un barman, être invisible jusqu'à remarquer un verre vide. Le Cyclothron s'avançait vers le comptoir, du haut de ses huit ans et demi, tout en commandant une bouteille de rhum. Et le tavernier refusa. Et Alfred ne fut pas très content. Il se concentra quelques seconde puis expliqua calmement :

"Écoute mon p'tit vieux, j'suis pas resté 70 ans sur ce putain de monde pour qu'on refuse de me servir à boire. Alors tu vas attraper un verre pas trop dégueulasse et me filer de l'alcool sinon on va pas être potes."

Une telle situation pourrait être très intéressante à analyser. Le tavernier ne la trouva pas intéressante à analyser. Il la trouva juste hyper bizarre. Ainsi, pas effrayé pour un berry, il refusa de nouveau. Alfred se colla au comptoir dans le but de balancer une droite dans le visage du civil, avant de remarquer un léger détail. Sa tête ne dépassait pas ledit comptoir. Même avec des efforts, il ne pourrait jamais atteindre la tronche du villageois. Le gamin pensa d'abord contourner le meuble, puis un second détail traversa son esprit. Sa force actuelle devait être équivalente à celle d'un rat d'égout. Et pas les rats d'égouts qui font la taille d'un nouveau né, non, ceux qui se font avoir par les pièges à souris. Comprenant qu'il n'avait pas la moindre chance, Al' tira la langue au tavernier et quitta son établissement en fronçant les sourcils. Avec son ancien corps, sans s'en apercevoir, Alfred venait de retrouver son ancien caractère. Ainsi, au lieu de s'éloigner simplement en acceptant qu'il ne pourrait boire ici comme un adulte le ferrait, notre protagoniste chercha un moyen de se venger. En tout que génie maléfique du bazar, des dizaines d'idées parvinrent au cerveau de l'enfant. Malheureusement, que ça soit pour acheter des oeufs ou payer quelqu'un afin de distraire le tavernier, elles nécessitaient toutes un minimum de monnaie. Chose que le forban ne possédait pas. Puisque gagner de l'argent serait trop long, le criminel se contenta de pleurer. A moitié pour attirer un passant et à moitié parce que c'est quand même sacrément chiant comme situation. Comme tout enfant, il était particulièrement doué pour pleurer quand quelque chose l'embête.

"Bah qu'est ce qu'il y a petit ?"
"Les... gens... ils sont méchants !"

Les point de suspensions n'étaient évidemment pas pour que notre héros trouve ses mots, mais pour lui laisser le temps de reprendre son souffle.
"Ah bah ça j'peux rien y faire hein ! L'humanité est comme ça, c'pas ma faute ! Tu pourrais pas être comme tous les gamins normaux et pleurer parce que tu veux des bonbons ?! Non il faut que tu fasses des remarques philosophiques à la con ! Enfoiré d'hipster !"


L'étonnement provoqué par l'absence totale de compassion chez cet étrange personnage empêcha d'abord Alfred de se concentrer. Puis, quand le type en arriva à sa question rhétorique, notre héros utilisa ses capacités de voyou. A force de se faire confisquer toutes sortes d'affaires par ses professeurs, il était habitué à chaparder dans les poches. L'ancien prisonnier attrapa donc les allumettes dépassant du pantalon. L'étape suivante était des plus évidentes : foutre le feu à la taverne. Nous retrouvons donc le pirate dans une sombre allée, tentant de craquer plusieurs allumettes en même temps. Il y parvint. Seulement, n'ayant jamais mis le feu à quoi que ce soit, si ce n'est une poule il y a plusieurs dizaines d'années, Alfred avait oublié certains détails. La direction du vent par exemple. Ainsi, au lieu de cramer le bâtiment, le feu se propagea dans la ruelle.

"... Et merde"


Furent les seuls mots prononcés par Alfred lorsque les flammes foncèrent vers lui. Alors, un tout nouveau réflexe ce déclencha. Alors qu'il pensait terminer sa vie dans un corps de gamin, notre protagoniste redevint vieux. Une nouvelle solution se proposait donc : bondir dans le feu en espérant ne pas mourir. Et, comme vous vous en doutez, le criminel ne mourut pas. Il se contenta de courir comme un dérater dans le village, le feu se propageant lentement sur tous ses vêtements. Au départ Cyclothron pensa se jeter dans la flotte, après tout la mer n'était pas très éloignée. Puis il se souvint qu'il avait mangé un fruit du démon. Un fruit du démon à la con en plus. Finalement, après être passé à toute vitesse devant un type étrange aux cheveux carrément trop longs pour être bien dessinés, il percuta une maison. Les flammes s'éteignirent sur le coup. Heureusement, Alfred Cyclothron réussit quand même, après s'être relevé, à placer un sympathique calembour.

"Héhé j'suis en feu aujourd'hui"


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MessageSujet: Re: C'est pas le poids qui compte...   Dim 29 Jan - 12:38



Maya Abeli, première du nom, était un sacré bout de bonne femme. Elle se distinguait de ses comparses avec un tel brio que l'expression "tarée comme une Maya" était rentré dans le langage courant, tout comme l'adage "faire la Maya" ; mais ce dernier ne concernait pas le caractère suranné de la demoiselle mais sa fâcheuse tendance à perdre ses plumes dans les assiettes des autres à la cantine. Car oui, avant d'être une grande marine qui aura tenu en respect les plus fougueux -voire les plus Noresque- des pirates, Maya Abeli était avant tout une saloperie d'autruche. Cela avait eu deux incidences sur sa vie. La première était cette force qui s'était mise à bouillir dans son sang ce qui faisait bien l'affaire des marines avaient-ils pensé au début, impétueux qu'ils étaient, mais lorsqu'on ajoutait à cette propriété de pouvoir raser un bâtiment avec un coup de tête (et non sur) la deuxième répercussion... eh bah, comme dirait l'aut', ça puait du cul mais violent. La seconde incidence sur cette charmante dame qu'elle avait été il fut un temps, c'était cette manie de mordre les gens sans raison ; et plus globalement le caractère qu'on qualifiera d'irritable, par respect pour sa mémoire, qu'elle avait gagné.


Peut être était-ce pour ne pas chambouler le règne animal, toujours est-il que Lion n'avait jamais pu blairer ces salopes d'autruches. A défaut d'être élégante ou même sans histoires, elles semblaient en vouloir à tout le monde, et plus particulièrement à vous. Mais avec elles pas question d'y aller franco, non, elles était plus du genre à vous complimenter sur votre veste pour se rapprocher et soudainement vous bouffer la carotide avec des dents qu'elles n'étaient pourtant pas sensées avoir. Du moins c'était la théorie de Lion sur le sujet. Alors forcément qu'il l'avait mauvaise de devoir risquer sa vie pour sauver l'une d'entre elles. Il était en train de réfléchir au meilleur moyen de se détourner de son objectif sans éprouver de remords quand un homme en feu fusa droit devant lui pour finir sa course dans une bâtisse. En simplifié son esprit suivit cette démarche : idiot en feu -> bouclier humain -> Lion vivant. En ces temps obscures c'était de toute façon le meilleur moyen de se faire un compagnon, le fait qu'il voit en vous un moyen de sauver sa propre vie le poussait même à partager sa nourriture. Des fois. Pas souvent. En s'avançant vers lui, notre héros le vit se relever et tandis qu'il s'apprêtait même à l'aider -intérêts obligent- il entendit, malgré lui, l'ersatz de calembour du vieux. Soudain il remit en question sa tactique. Allait-il faire d'autres blagues dans le genre s'il venait avec lui ? Et si c'était le cas, cela valait-il alors le coup de se le coltiner ? Certes il pourrait être utile face à Margaret ou même face à une de ces connasses de bestioles, mais les retombées étaient à prendre en compte. On pouvait voir aux mâchoires de Lion s'écartant l'une de l'autre le tiraillement dont il était pris, le genre de dilemme sur lequel il pouvait passer une vie sans trouver de réponses. Dans ces cas là, il valait mieux s'arrêter de penser et agir, alors en dépit de tout ce en quoi il croyait, il tendit la main à Alfred ; et ce même s'il se mettait le dieu de l'humour à dos. Et c'était effectivement le cas.


"Tu as le sens de la mise en scène ça c'est sur ! Et c'est des hommes comme toi que recherche mon capitaine Joe Smöke ! Viens je vais te présenter, une chance comme celle-ci ne se refuse pas ; à moins d'être un parfait abruti. Rassures moi, tu n'es pas un de ces cons qui renvoient chier la providence quand elle frappe à leur porte, leur donne une lettre et leur fait un bisou sur le front ?! Non ? Parfait ! On y va ! Et on passe par derrière, bien que ce soit totalement contraire à nos habitudes, je ne voudrais pas que tu te méprennes..."


Plus qu'une rhétorique profonde et manipulatrice, Lion avait une gestuelle innée pour rallier les autres à la cause. Vas y que j'enlève la poussière de ton manteau avec une grâce chevaline, vas y que je fais gaffe à tes articulations de vioque quand je t'aide à te remettre debout, et surtout vas y que lorsque j'ai fini de parler on se retrouve -par un procédé flou, très flou- déjà à l'arrière du manoir en train de chercher comment entrer en délicatesse. Si seulement on avait eu un Joe sur la main, on aurait pu tenter quelques trucs foireux, perdre sa patience et finalement le balancer à travers la fenêtre. Mais pour le moment il faudrait faire sans. Faire un coup d'éclat sans Joe c'était comme faire du surf sans planche ou du vélo sans roue, on savait que ça allait foirer et pourtant le seul souvenir de son visage édenté vous procurer l'adrénaline et surtout la stupidité pour vous lancer. Lion se lança. Alors qu'il était resté à réfléchir quelques minutes au meilleur plan d'infiltration, il sentit l'espace d'un instant que ce silence pesant aurait très bien pu être coupé par une autre plaisanterie d'Alfred ; cette perspective se suffit à elle-même. Il bondit en arrière, arracha une dalle du sol et la propulsa à travers la fenêtre du rez de chaussée. Alors qu'il reprenait haleine en réfléchissant à toutes les répercussions que son geste allait avoir, il regarda son compagnon plus tout frais mais suffisamment imposant. Le mal était fait, il fallait le justifier.


"Tu vois, c'est comme ça qu'on fait chez les..."


[BAM]


Sorti de nul part, et plus précisément du trou qu'occupait l'ex fenêtre du manoir ; la dalle avait fusé à une vitesse folle pour frapper Lion en pleine poitrine, lui coupant respiration, parole et motivation d'un seul coup. Un peu pris de cours, notre héros observant avec terreur la silhouette qui apparaissant dans l'encadrement ; il sourit à Alfred sans se soucier des filins de sang perlant de son nez et de ses dents. Il lui tendit le bras et leva son pouce à son attention, et lui dit ; plein de confiance !


"A toi de jouer, boucli... Vieil homme !"



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Tafiole
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MessageSujet: Re: C'est pas le poids qui compte...   Jeu 2 Fév - 21:15


Alfred Cyclothron était encastré dans le mur du bâtiment. Si vous vous y connaissez un minimum en vocabulaire, vous allez me dire que c'est faux. Effectivement, la définition d'encastrer étant "Insérer dans un creux prévu à cet effet", Alfred ne s'était pas encastré. Excepté que notre protagoniste croyait au Destin. Le Destin miraculeux aurait placé ce mur à cet endroit précis pour que le pirate se le mange. Ainsi il s'était bel et bien fait encastrer dans un creux symbolique par le Destin lui même. Si notre héros savait ce que le Destin en question préparait pour lui, il aurait préféré se prendre un mur un peu moins symbolique. Puisque c'est, après avoir lancé une courte réplique, à cet instant que le criminel rencontra Lion Froussard. A savoir, ne lisez pas si vous ne voulez pas être spoilé, son futur camarade d'équipage. Ce dernier commença à parler. Au départ, le Cyclothron pensa se barrer sans écouter. Mais son interlocuteur parla d'un certain capitaine. Rejoindre un groupe ne serait sans doute pas une mauvaise idée. Qui plus est le pirate utilisait des grands mots, restant ancrés dans le crâne du prophète. Utiliser la Providence dans un discours, ça claque. Pourtant ce n'était pas assez. Quand on a 70 ans d'expérience, on ne rejoint pas le premier équipage venu. Alors Alfred décida de quitter poliment le jeune homme. Et par "quitter poliment" j'entends partir en l'ignorant. Puis le vieillard se souvint d'un détail. Lion sortait du bâtiment. Bâtiment qui contenait le mur dans lequel Al' s'était encastré. Quand on casse un bout de mur, c'est la moindre des choses d'aider la personne à qui il appartient. Ainsi, sans que notre protagoniste accepte ou fasse le moindre geste d’approbation, les deux hommes se retrouvèrent derrière le manoir. Puis ils ne bougèrent plus. Son nouveau pote attendait certainement une remarque de la part d'Alfred. Malheureusement ce dernier ne comprenait pas vraiment ce qu'il devait dire. Il décidé donc de faire une petite plaisanterie pour détendre l'atmosphère.

"On dirait presque que..."


Avant même que notre héros ouvre la bouche, le pirate fonça en arrière et balança une dalle dans une vitre. Au moins ça avait le mérite d'être clair. Depuis qu'ils étaient là, Alfred se demandait ce qu'un type comme Lion pouvait vouloir faire dans un manoir. La réponse se trouvait désormais dans la vitre brisée. L'homme était un vandale. Ainsi notre protagoniste attrapa à son tour une dalle et la projeta dans une fenêtre du deuxième étage. Puis il se tourna vers son partenaire et demanda :

"Bon il se passe quoi maintenant ? On dessine sur les murs ?"


Malheureusement une dalle projetée dans sa poitrine empêcha Froussard de répondre. Ou en tout cas pas à la bonne question. Et c'est alors qu'Alfred recomprit la situation. Son compagnon était un jeune vandale cherchant quelqu'un pour le défendre face aux gardes. Et ce quelqu'un, c'était désormais notre héros. Et le protecteur n'aimait pas tellement qu'on frappe son nouveau protégé. Alors il décida de faire partir le nouveau venu sans politesse. Et par "sans politesse" j'entends en lui balançant son poing dans la gueule. Et c'est ce qu'il fit. Le criminel fonça vers l'étrange personnage en costume, certainement un majordome et propulsa son bras en arrière. Le choc arrivait dans quelques secondes, la silhouette n'avait pas le temps de relever ses poings, étonnée par la rapidité du vieillard. C'est alors qu'un réflexe se déclencha. L'envie de violence et de cogner l'avait activé. Le corps de notre protagoniste rajeunissait. Toute sa vie déroulait rapidement, commença à ralentir à la période travesti -ce qui provoqua une crainte inimaginable chez le pirate. Il passa finalement la vingtaine pour se retrouver à ses seize ans. En d'autres termes pour se retrouver niqué. La force physique d'Alfred dans sa jeunesse étant proche de celle d'un petit chat mignon. Le "petit" est important. Le "mignon" est très important. Finalement le pitoyable coup toucha le visage du majordome. Ce dernier n'esquissa pas un mouvement. Même pas un battement de cils. Il se contenta de baisser les yeux sur l'adolescent qui articula :

"Pute"

Avant de se prendre le plus gros coup de pied de sa courte vie dans le bide, pour se retrouver allongé aux côtés de Lion.
"Putain mais comment c'est trop chiant quoi, si j'avais mon épée j'pourrai le défoncer en trois secondes"

C'était absolument faux. L'étrange majordome était bien trop fort, en tout cas pour cette période là. Et le fruit du démon n'était apparemment pas chaud pour changer de période.
"Désolé de pas pouvoir t'aider hein, mon pouvoir semble.... p'tain tes cheveux son giga beaux, t'utilises un truc spécial ? Moi j'les coiffe tous les jours pourtant les tiens sont trop mieux !"

Après s'être éloigné du sujet, Alfred ne retrouva plus le fil de ses pensées et finit par oublier totalement son début de phrase.

Alors, comme si un seul combattant n'était pas assez pour nos deux héros, une femme arriva. Et pas n'importe quelle femme. Pas les tantouzes habituelles de One Piece. Non une femme capable de soulever son poids. Et pour soulever le poids de Margaret Bonapoil faut pas être n'importe qui. C'est ainsi qu'Alfred Cyclothron fit ce que toute personne censée ferait. En tout cas quand elle est âgée de seize ans. Il se barra en courant. Même après avoir accepté de protéger un vandale, il y a des limites. Par exemple quand on risque de se faire écraser par 300 kilos de graisse. Sous sa forme la plus faible, notre protagoniste n'aurait absolument aucune chance. A vrai dire, Lion s'en sortirait certainement mieux seul qu'avec l'aide de l'émo. Selon une loi universel à tout manga, il est impossible pour un personnage de se barrer en courant normalement. Il oubliera forcément de regarder devant lui et se mangera quelque chose. Alfred se prit le plus quelque chose des quelques choses. Du haut de ses six mètres, Flonquette regardait notre pauvre protagoniste. Même si le zombie, apparemment composite, géant ne semblait pas être énervé, le futur pirate ne resta pas longtemps. Sans prendre congé, il refonça dans la direction opposée. Entre un zombie géant et une femme de 300 kilos, il avait choisit. Le Cyclothron se trouvait donc à quelques mètres du manoir, caché derrière une quelconque statue représentant un quelconque nain. Se jeter dans la gueule du loup sans aucune préparation serait stupide. Par contre avec une arme, c'était beaucoup plus malin. Ainsi le jeune homme commença à tailler une branche trouvée un peu plus loin. Tenta serait certainement plus approprié que "commença". Après trois essais pour briser la branche en deux, le garçon abandonna.

Les trois personnages ne l'avait pas encore vu. Alfred voulut en profiter. Alfred échoua à en profiter. Son but était, histoire de faire une entrée remarquée, de se placer en hauteur par rapport aux autres protagonistes. Ainsi, en plus d'être surélevé, il pourrait profiter du soleil dans son dos. L'adolescent n'avait pas prévu que, dans la vraie vie, le soleil n'est jamais derrière. Il est toujours dans la gueule. Qui plus est, même surélevé, Al' ne dépassait pas les deux gardes. C'est donc les mains devant le visage pour cacher la lumière, que les combattants remarquèrent notre protagoniste. Ce dernier, voyant que les regards se tournaient vers lui, déposa ses mains sur ses anches et lança :

"Vous pensiez pouvoir m'échapper ? Vous tabasser ne suffirait pas à éjecter la haine de mon corps et mon coeur ! Alors tenez-vous bien, parce que Alfred Cyclothron va passer à l'action... et ça va trop être un bain de sang"


Notre émo favori -du moins le mien- était plutôt fier de son discours. Il ne s'était pas trompé une seule fois, pas un seul mot à changer ou tournure de phrase à modifier en plein milieu. Puis, pour allier gestes à la parole, le gamin fonça sur ses nouveaux ennemis. La colère le guidait, il ne savait pas vraiment pourquoi, mais en tout cas elle le contrôlait. Elle le fit même froncer les sourcils. Mais pas trop quand même. A cette période de sa vie, Alfred avait développé un contrôle facial. Il était capable d'arrêter une expression avant qu'elle ne défigure son beau visage. Par exemple, trop froncer les sourcils ça rend moche. Ou alors faire une trop grand sourire. Et bien à ce moment, le Cyclothron fronçait les sourcils au maximum ! Il n'avait plus peur de mourir écrasé, le moment était venu de combattre pour sa vie, et pour celle de son pote vandale. Enfin plus pour la sienne quand même.

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