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 Tu préfères des noisettes ou des champignons? ~ [PV : Makoto & Troy ]

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MessageSujet: Tu préfères des noisettes ou des champignons? ~ [PV : Makoto & Troy ]   Sam 7 Jan - 0:11

Le soleil, les palmiers et les danseuses tropicales. Comme quoi Dieu avait jugé bon d'échapper un morceau de sa cour arrière sur les mers pour en faire une île des tropiques qui trouait le cul. Tout était vivifiant ici : les habitants, les cocktails, les plages, même les forces de l'ordre avaient l'air d'avoir du mal à garder leur sérieux dans l'ambiance qui régnait constamment ici! Les marchands étaient thunés comme pas deux grâce aux touristes qui affluaient à l'année, même les prostituées avaient les moyens de se prendre des airs de luxe. Icarus en était certain, il aurait mis le pied dans le palais d'un Sultan bordé de blé et de vin qu'il n'aurait même pas pu faire la différence.

Lui et Dark étaient arrivés sur l'île environ une heure plus tôt, leur horaire déjà à peu près planifié jusqu'au lendemain. Sur cette île agitée, ils avaient convenu de se séparer pour la peine, voyant à se retrouver le lendemain au zénith pour repartir. Une escale de vingt-quatre heures, amplement assez pour faire diverses courses et emplettes, mais pas assez pour réellement se faire prendre à remuer quoi que ce soit. Séparant leur bardas personnel, ils s'étaient donc donné rendez-vous au lendemain, partant dans des directions opposées d'ici là. Et ça faisait parfaitement l'affaire d'Icarus, vu que de cette façon, il pourrait profiter des joies de l'île en paix, sans la gueule de cul de chameau de son compagnon de route habituel. Et il allait commencer par la bande de musiciens guillerets qui marchaient dans la rue adjacente en faisant aller leurs instruments. Violon, tanbourin, accordéo et un chanteur. Qui a besoin de plus pour faire un quatuor qui arrache sa maman avec une classe hors de ce monde? Un inventeur gratté d'l'arrière du crâne, bien entendu. Aussi, et à la surprise manifeste des musiciens dans les première secondes, Icarus ajouta...son propre violon au groupe. D'abord dévisagé d'un air d'incompréhension, le talent acceptable du nouvel intervenant et son enjouement eurent rapidement raison des doutes. Après tout, tant qu'il tentait pas de piquer une part de profits et qu'il faisait juste ça pour le plaisir, pourquoi pas?

Une demi-heure plus tard, avec moult serrements de mains et sourires chaleureux, il quittait le quatuor en les laissant à leurs vêtements flashis mélangés à des sombreros. Un mélange pas très commun, mais qui avait son charme. C'était d'ailleurs ce qui avait permis à Icarus d'entrer dans le mélange arc-en-ciel dès qu'il se fut fait fournir un sombrero pour lui-même. Dommage, il avait du rendre le couvre-chef magistral au moment de partir. Il faudrait qu'il voie à se trouver quelque chose du genre un de ces quatres. Bon allez, haut les coeurs! La musique remonte le moral, mais le moral de l'inventeur était déjà pimpant à fond pour commencer, alors autant aller vers la suite du plan. Summer Island se vantait de nombreuses choses, mais une chose allait intéresser davantage l'hurluberlu : le complexe hôtelier. Grand luxe, piscines, bars-buffets, escortes et service de la mort dès que tu sors le porte-feuille. Et il avait pas oublié le sien, pour une fois.

Il allait se payer une soirée de porc.

~¤'°'0’°'¤~

'' COMMENT ÇA, L'HÔTEL EST PAS OUVERT AU PUBLIC!? ''
'' Monsieur, s'il-vous-plait... vous n'avez pas le dr- ''
'' La ferme, c'est moi qui cause! J'suis venu ici pour dépenser de la putain de thune dans un putain d'hôtel grand luxe! Alors t'as intérêt à m'sortir une bonne raison si tu veux pas finir avec mon pied dans le cul au point de te faire cracher ta prostate! ''
'' Le...l'hôtel est encore en construction, à vrai dire. ''
'' Ah ouais, et moi j'fous quoi en attendant, hein? À part avoir l'air con parce que vous êtes pas foutus d'avoir des constructeurs qui se sortent les doigts du cul! ''
'' Humpf...si je puis me permettre monsieur, je peux peut-être vous dédommager? D'une façon qui nous conviendra tous les deux, j'en suis sûr. ''
'' Y a intérêt, ouais. ''
'' Pour nous excuser du contre-temps, je vous offre de séjourner à l'hôtel Summer's Light, juste un peu plus loin. Il s'agit d'un établissement d'aussi bonne qualité! Juste de taille plus modeste. Je vous offre même de vous charger votre séjour à moitié-prix sur l'une de nos suites réservées pour la peine, car vous me semblez un homme de bon goût qui saura apprécier nos services! ''
'' Eh bah vous voyez quand vous voulez. Heureux qu'on puisse s'entendre de cette façon. ''


Ce que les hommes d'affaires étaient petits dans leurs pantalons dès qu'on leur gueule dessus, c'tait pas croyable. Celui-là, c'était sans doute le type qui avait perdu l'habitude des relations publiques depuis un bail, à voir sa tête. Un petit gros, moustache touffue comme une haie de cèdres taillée en été, une couronne de cheveux noirs un peu graisseux et lissés sur le tour de son crâne. Néanmoins, en lui montrant de la main le chemin à suivre en direction de l'un de ses employés, le petit gros avait fait le bon choix. C'tait pas bien compliqué : ou Icarus en sortait avec un bon deal qui le tiendrait occupé, ou il sortait son deal des amygdales du simili-businessman après avoir essuyé un refus. De toutes façons, ses deux gorilles avaient beau tirer leurs gueules de constipés réguliers, ils se seraient quand même fait ramoner la raie des fesses à coups de leurs propres matraques. Mais bon, éviter la chiure c'est toujours plus plaisant.

Ainsi donc, il venait de se faire une suite de style V.I.P. comme un champion. Déjà qu'il avait l'intention de sortir par la fenêtre sans payer un rond le lendemain matin, il allait en avoir le loisir avec une putain de chambre de patron de boîte. Le saut de l'ange dans la piscine, et avec classe, siouplait. Déjà, le bâtiment vers lequel ils se dirigeaient avait des airs pompeux bien reconnaissables, ce qui cochait le fait de savoir si c'était son lieu de débauche de la soirée. L'entrée large, les moulures sur les murs extérieurs, les poutres de granit et la grande porte double avec poignées dorées. Une affiche décrivant les salles à manger, le service à l'étage et le restaurant-bar. La réceptionniste blonde avec un décolleté doté de l'attirance de la divinité elle-même.

Jackpot.

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MessageSujet: Re: Tu préfères des noisettes ou des champignons? ~ [PV : Makoto & Troy ]   Sam 7 Jan - 2:10

"A gauche ! C'est pas compliqué, bordel ! TU VAS A GAUCHE OUI OU MERDE ? L'AUTRE GAUCHE! P'tain, mais nan. Il est con ce bateau. T'es droitier non? Et bah la gauche, c'est du côté par où t'écris. Oui, je sais que t'écris pas, bordel, je te dis juste de pas aller tout droit parce que si tu continues droit devant tu vas t'écraser CONTRE CE PUTAIN DE RECIF ! A GAAUUUUUUUUUUUUUU... Merde."

Je jetais un regard discret derrière moi. Visiblement, mon coup de gueule contre François, le nom que j'avais filé à c'te fiotte de barque avait réveillé Lion et Joe. On s'est pas spécialement arrêté souvent en route et il était fort probable qu'ils aient pensé que j'ai fait exprès de planter là notre embarcation afin de recharger nos réserves d'alcool. Ce qui était hélas totalement faux, mais maintenant qu'on y était, autant en profiter. Je vérifiais rapidement l'état de François avant de poser pied à terre. J'eu vite fait d'expliquer à mes deux compagnons que j'allais profiter de cette escale tout à fait prévue pour recharger nos batteries. Je ne suis pas sûr qu'ils aient compris vu qu'ils étaient encore dans les vapes. Mais bon, ce n'est pas ce petit fait qui m'empêcha d'aller visiter le coin. Je n'avais cependant pas l'intention d'y passer des heures, donc je commençais déjà à marcher rapidement en direction des bâtiments qui s'élevaient au loin.

A mon heureuse surprise, sur cette île, il faisait chaud. Et quand il fait chaud, il y a toujours une plage. D'ailleurs, soyons clairs, François a réussi à s'écraser contre le seul récif du patelin, le reste des côtes n'étant composées que de sable fin. Le destin est farceur. Mais qui dit plage, dit aussi femmes nues en train de bronzer. Autant vous dire que la vue plongeante sur ces jolies dames suffit à me convaincre du bien de cette île. En effet, je ne vous cache pas qu'après un mois passé avec un squelette idiot mais rigolo qui perd tout le temps aux cartes face à notre troisième larron vu qu'en plus de sortir des sept de pique en permanence, notre capitaine était quand même nettement moins doué que notre Lion local, les femmes qu'on eusse pu croise ne furent pas nombreuses. La preuve, la dernière belle fille que j'ai eue le plaisir d'apercevoir était probablement la salope de la plage de l'île bizarre que j'ai sauvée du grand type à la hache. Si j'avais su que je n'en profiterais pas, j'aurais ptêtre du rester en bas à siffler ma dernière bouteille. Enfin bref, pour revenir à cette île, qui dit femmes nues au soleil dit clairement apéritifs en tout genre, et plus particulièrement dans les grands hôtels.


C'est donc avec un but relativement fixe que j'avançais droit vers cette bâtisse sympathique qui ressemblait fort à l'une de ces fameuses et luxurieuses demeures. On les reconnait clairement les hôtels, j'vous l'dis moi. Ce n'est pas vraiment parce que c'est écrit dessus, mais parce que plus encore qu'à la plage, les jolies femmes ne manquaient pas, surtout au bord de la piscine. Mais ce n'étaient, une fois de plus, pas elles qui m'intéressaient pour le moment. Je pénétrais tranquillement dans le hall du premier bâtiment, puis m'approchais de la secrétaire blonde à forte poitrine (qui portait probablement le nom d'Alice) afin de réclamer ce que je cherchais dans cet endroit.

"A boire."
"Je vous demande pardon?"
"Bon. Nous sommes dans un hôtel madame. Dans un hôtel, en plus d'y avoir des putes qui disent "bonjour, c'est votre chambre" avec un grand sourire, il y a les domestiques qui font le service de chambre. Ces domestiques, généralement assez légèrement vêtues pour qu'on puisse facilement les violer à la sortie de la douche (qu'elles se plaignent ou non par la suite relevant généralement du niveau de célébrité du violeur) sont souvent accompagnées d'un plateau apéro et/ou repas. Aussi je vous demande. Sans prendre de chambre, est-ce que je peux juste trouver une pute avec un plateau repas?"
"SÉCURITÉÉÉÉÉÉ !"
"Quel nom original ! Elle est de quelle origine? J'avais un ami qui s'appelait Dome Ini Keu qui s'était tapé une indigène dans un hôtel une fois. Il me semble qu'il a passé quelques jours en prison mais il s'était bien fait plaisir. M'enfin, à cause de ça, il n’a pas pu se présenter aux élections du nouveau patron de bar et..."
"Euh... A fortiori, pardonnez-nous monsieur, mais vous devez euh, à fortiori, quitter l'hôtel si bien vous en prend. Sinon, nous serons obligés, à fortiori, de vous sortir de force d'ici, ce qui, à fortiori, ne nous plaira ni à nous, ni à vous ! Donc à fortiori, je vous conseille de procéder gentiment."
"Et donc mademoiselle, si vous vouliez bien m'indiquer où se trouve Sécurité que je profite de son alcool et d'elle par la même occasion?"
"A fortiori, monsieur, dépêchez-vous, sinon nous allons vous bouger nous à fortiori."


Le type musclé qui venait de débarquer de nulle part avec ses quelques congénères commençait méchamment à me faire chier vu qu'il venait de poser ses mains sur mes épaules en m'indiquant la sortie. Tu parles d'un hôtel, ce sont juste des connards ouais. Je leur fis signe que j'y allais moi-même. Ils me surveillaient du coin de l'œil alors qu'un type bizarre venait de rentrer d'un air radieux. Je profitais de son air pervers qui attirait le regard des gardes pour me mettre à fuir à l'intérieur même de l'hôtel. Ni une, ni deux, les quelques gardes m'eurent rapidement perdus de vue alors que je vagabondais joyeusement dans les couloirs de l'hôtel. Alors que je trouvais une porte ouverte, je me faufilais dans la sympathique suite avant de constater qu'une femme de ménage passait le balai. Je me suis planqué sous le lit pendant qu'elle nettoyait la salle de bain. Au final, je me suis retrouvé seul dans cette chambre. Assis sur le lit, j'ai décidé d'attendre le room service avec patience.

Pour tout vous dire, je le suis endormi. Mais quand enfin la porte de la salle s'ouvrit de nouveau, la femme de chambre ressemblait étrangement trait pour trait au type qui venait de rentrer dans le hall tout à l'heure. D'ailleurs, si ce n'était pas le type de tout à l'heure, je voulais bien me pendre. Tu parles d'un service de chambre. Cela dit, il eut l'air aussi surpris que moi. J'en conclus qu'il ne travaillait pas ici, vu que j'avais signifié clairement que je voulais à boire à la dame à l'entrée. Connard de touriste. Bref, le sort s'acharnait sur moi alors que je lui tapotais l'épaule avant de repartir à l'entrée. Ce n'était pas ici que j'allais trouver de l'alcool, non. Du coup, fallait que je ressorte. Mais ni une, ni deux, à peine j'eu posé le pied en dehors de la suite que je me retrouvé allongé et bloqué dans les bras de deux virils mâles.

"Hey !"
"Euh... A fortiori, on vous avait prévenu. On a mis le temps à vous retrouver mais, à fortiori, on vous a eu. Maintenant dehors, à fortiori !"


Et c'est ainsi que je me suis retrouvé par terre devant l'immeuble. Tête dans le sol, entouré de trois champignons qui me faisaient bien envie. Sous un noisetier. P'tain. Qu'aurais-je donné pour boire de la liqueur de noisette? Je ne sais pas. Mais si dans le doute un type voulait m'en offrir en échange du précieux fruit, valait mieux que je reste sous ce putain d'arbre. Et il était hors de question que quelqu'un le touche.

_________________
"Vous avez à boire sinon?"

Spoiler:
 


The Drunk Crow


Dernière édition par Troy Francis le Mar 31 Jan - 13:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Tu préfères des noisettes ou des champignons? ~ [PV : Makoto & Troy ]   Sam 7 Jan - 19:14


« Nom d'un Kiwi Intergalactique o^o !!! »

- Hey Mako-chan ! Tu veux t'occuper de mes noisettes ?

Et ben bien sûr, fallait si attendre non ? Vue le nombre de personne qui lui demandait ce genre de trucs. Des propositions de merde de deux Berrys cinquante et encore ! Les cinquante c'est cadeau. Ouais, ben la "Mako-chan" se tourna vers ce qui se trouvait être un pseudo "collègue de travail" le regardant fixement, faisant genre de ne pas comprendre ses sous-entendus pourrit comme une noix de la préhistoire... Finalement, un soupire s'échappa d'entre ses lèvres, snobant comme jamais ce crétin, pour le dépasser lui tournant le dos. Puis, elle tourna les talons rapidement le pointant du doigt.

- Même si tu était le dernier noisetier qui peuple notre joli petit monde. Je ne m'occuperais même pas pour rire de t'es pseudo noisettes. Puisque j'ai simplement mieux à faire. Et j'ai surement des plus belles noisettes qui m'attendent !

Non mais sérieux, les mecs chiant comme ça, on s'en passe hein ! Elle finie par lui tourner de nouveau le dos, comme une petite bourge avant de se tirer rapidos avant qu'il décide de lui répondre de la merde et qu'elle finisse par l'encastrer dans le mur. C'était pas tout mais bon, à chaque fois, les réparations des murs étaient retenus sur sa paye... Comme si on avait besoin de ça hein. Parce que ce n'est pas parce que la Makoto est "bonne" dans le langage de mec en chaleur qu'elle se laissait faire.. Où encore qu'elle prêtait attention a ces commentaires qui, je l'avoue devenait de plus en plus désobligeant, mais bon à la longue on s'y fait hein. Puis, suffit de trouver une bonne réplique pour leur fermer le caquet !

Enfin soit. De toute façon, elle ne savait pas quoi faire de sa journée, le truc qui était sûr c'est qu'elle n'allait pas en glander une seule. Alors, après, comment elle allait occuper ça journée ?.. Pff, on verra bien hein. On ne prévoit rien à l'avance sinon, c'est moins drôle ! Enfin soit, destination Summer Land, histoire de rien foutre au soleil, tranquille a moitié a poil ! Comme d'hab quoi. Est-ce vraiment important ? En fait, on s'en contre balance.

[...]

Enfin soit. C'est toujours sympa de poser ses babouches sur une plage de sables fins ! Quand vous pouvez regarder la mer qui se fond avec le ciel. C'est beau, les rayons du soleil qui caresse l'eau salée.. Et tout le reste, on ne va pas philosopher dessus hein, on s'en contre fiche. Alors.. Pendant que Makoto se promenait, vu qu'elle à rien d'autre à faire. Se dandinant comme à son habitude, regardant un peu partout comme curieuse, comme si elle n'avait jamais mis les pieds dans cet endroit. En fait, c'était un peu le cas.

Elle s'était baladé pendant un moment, ici et là profitant du paysage, du soleil. Bon me^me s'il faut le dire, elle était comme un coquelicot au milieu d'un champ de pâquerette, c'est à dire complètement paumé et seule... Elle venait de faire trois fois le tour de plusieurs bâtiments en empruntant le même chemin ! Elle était persuadé de n'être jamais passé par-là ! Sons sens de l'orientation lui faisait défaut ?! Pourtant, elle s'était toujours souvenue de tout ! Tout les chemins qu'elle prenait pour aller chercher et/ou acheter des noisettes, elle savait toujours ou elle les rangeaient ! Dans quelle armoire, dans quel tronc d'arbre !! Mais là... C'était autre chose. Enfin soit.

Elle continuait à marcher, essayant de trouver son chemin, à commencer le, par où elle était venue, mais cela se révéla être un exercice compliqué... Pourtant, elle avait demandé à un mec son chemin ! Un mec bizarre avec une moitié de moustache.. Aller savoir s'il l'a fait exprès ou s'il n'a jamais pris le temps de raser l'autre coter, ou même s'il savait qu'il avait une deuxième moitié de moustache !! Enfin bon, de toute façon, Makoto si tira vite fait quand le mec avait commencé à la regardait avec des yeux bizarres.. D'abord, il louchait sur sa poitrine, allez savoir pourquoi ! C'est le plus grand mystère de l'humanité. "Pourquoi tout le monde louche juste un peu (c'est ironique) sur la poitrine de Mako-chan ?"Enfin, mais quand il avait commencé à regarder sa queue (d'écureuil je précise au cas où e_e), l'air de dire.. 'Ouuuuuh la belle fourrure, ça ferait un bon sac, ou encore une écharpe. Mais, il y en a pas assez pour un manteau". Elle se contenta de tracer très vite la route sans même regarder où elle mettait les pieds. C'était pas plus mal, parce que, sinon elle aurait simplement fait voler ce gars dans un mur.. Et comme d'hab elle aurait dû en payer les frais.. Non merci !

Elle continuait donc son chemin d'un pas pressé, parce que, il manquait plus que le type veille la suivre pour lui enlever cette queue (d'écureuil je précise, toujours) pour en faire un quelconque accessoire de mode. Non, non et non, elle était bien trop précieuse pour la jeune femme ! Alors, qu'elle imaginait de quelle façons pourraient finir ça si précieuse fourrure brune rayé de blanc et de noir, elle fut à deux doigts de se prendre un arbre dans la face... Mais non ! Avec toute la prudence, la souplesse et l'agilité donc elle pouvait faire preuve ! Et surtout parce qu'elle avait relevé la tête à temps, elle s'était arrêtée nez à.. Tronc avec l'arbre.. Elle le regarda un instant avant de se mettre à grimper dessus.

- Ouuuuuuaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! Qui aurait cru que je trouverais LE SAINT GRAAL ?!

BEN OUAIS ! UN NOISETIER QUI AURAIT CRU CELA ?!?.. Ahem, Makoto grimpa donc dedans avant de s'installer tranquille le cul sur une branche, le dos contre une autre, histoire d'être plus ou moins à l'aise et elle avait juste a tendre la main pour chopper ces noisettes si.. Belle !! D'ailleurs elle en saisit une du bout des doigts, elle vira vite fait la coquille de cette dernière, coquille qu'elle laissa tombé au pied de l'arbre. Sans même faire attention à ce qui passait en dessous... Non mais attend !! Elle venait de se rendre compte qu'il y avait un type sous l'arbre.. Elle regarda comme ça, quelques secondes se grattant la joue avec son index avant de s'accroupir sur une branche, se penchant un peu plus pour observait.. Elle croyait qu'il était mort il ne bougeait pas..

Elle pouvait toujours tenter de lui envoyer une noisette dans la gueule pour voir s'il réagirait à l'impact... Ouais mais, non, c'était pas sympa... En fait, tu me diras, sympa ou pas on s'en fout ! C'est une question DE VIE OU DE MORT !! Alors, elle se redressa sur la branche qui bougeait un peu sous son poids, il faut dire elle n'avait pas choisi la plus grosse, hein. Elle saisit une noisette, bascula légèrement vers l'avant.. En fait non ! C'était la branche qui pliait.. Et merde... Même pas le temps de crier "Nom d'un Kiwi intergalactique" que la branche céda... Et BOUM ! Elle tomba en plein sur le pauvre malheureux en dessous. Bon.. S'il était pas mort avant.. Il le serait surement maintenant qu'une femme écureuil venait de lui tomber dessus... Pourtant, elle voulait juste lui balancer une noisette dessus pour s'assurer qu'il était en vie.. Comme quoi, un certain "tout-puissant" voulait pas qu'elle lui fasse du mal.. Mais à cause de son intervention stupide, elle venait surement de le tuer.

Elle avait la gueule par terre, une partie de son corps sur celui d'un inconnu probablement mort à l'heure qui l'est. Voir, suffoquant, avec de la chance, un pied contre le tronc... Elle regardait le sol sans même bouger elle se contentait juste de dire "Aïe, aïe, aïe j'ai mal..." avec des yeux remplis de larmes.
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MessageSujet: Re: Tu préfères des noisettes ou des champignons? ~ [PV : Makoto & Troy ]   Lun 9 Jan - 23:29

Quatre-vingt-seize? Non, un peu plus que ça. Peut-être quatre-vingt-dix-huit, voire même de quoi atteindre le chiffre centenaire, ce qui était un défi pas évident. N'empêche, il fallait voir les détails et tout, les contours et les suppléments par-dessus pouvaient donner une fausse impression au simple regard. Dommage que les choses les moins évidentes doivent toujours être évaluées avec les yeux, un bon contact tactile fait toujours bien le boulot pour les impressions. Mais là, ce qu'Icarus avait devant lui, c'était un cas d'expert, réellement pas d'la p'tite bière. Un truc unique, qu'on ne voyait qu'une fois dans une vie. Peut-être deux, si une divinité de la chance quelconque daignait vous faire un clin d'oeil pour agrémenter votre vie un brin. Ça semblait ferme, mais pourtant souple, y avait de quoi être confus. Et c'était surprenant de constater que malgré tout ce qu'il avait devant les yeux, y avait aucune déformation, aucune faiblesse, rien. Impressionnant.

Mais sérieux, comment cette hôtesse elle faisait pour vivre avec une poitrine pareille?

Les couloirs étaient bien décorés, les hôtesses avaient des formes toutes en rondeurs et les responsables de la sécurité dégageaient une impression badass non négligeable. C'était bel et bien un hôtel de luxe, et qu'il s'était fait offrir à moitié prix. Pas qu'il avait eu l'intention de dépenser ne serait-ce qu'un berry pour son séjour qui débutait, mais le fait d'avoir soutiré l'offre était bien satisfaisante en soi. Fier et pimpant alors qu'il se faisait escorter par la jeune hôtesse aussi équipée qu'un vaisseau de guerre amiral, l'inventeur ne pouvait qu'admirer les couloirs dans lesquels ils progressaient. N'empêche qu'il se la faisait putain de touriste, et pas qu'un peu. Peut-être parce qu'il en était un. Peut-être aussi parce que les gens perdus attirent les voleurs à déglinguer aussi, allez savoir. Toujours est-il que lorsqu'ils arrivèrent à la porte de sa chambre, Icarus put voir une petite scène de ménage qui prenait lieu. Un mec affublé d'une queue de cheval, l'air un peu perdu, se faisait raccompagner sans réelle difficulté par deux gaillards bien rembourrés des biceps qui le tenaient au dessus du sol. Une tête de con qui avait tenté de s'infiltrer dans sa chambre, hein? Encore heureux pour lui que ce soit les gardes qui l'aient choppé, parce que depuis le douzième étage, le pied qu'il aurait reçu en pleine trogne lui aurait fait regretter la chute par la fenêtre!

'' Ouais bah quand on cherche les ennuis, faut pas s'étonner d'en trouver au pas d'la porte. ''
'' Hem...pardonnez-moi, monsieur. Je vous accompagne à votre chambre? ''
'' Hein? ''


La capacité de concentration d'Icarus fut malheureusement très basse sur cette demande. Après tout, il était en train de se moquer de la gueule d'un type qui se faisait évincer du bâtiment, il pouvait toujours bien pas écouter tout ce qui se passait autour de lui en plus. Seulement, il n'avait compris de la précédente phrase que les mots ''accompagne'' et ''chambre''. Ce qui peut porter à confusion, comme le témoignèrent les yeux de merlan frit teintés d'incompréhension qu'Icarus présenta à l'hôtesse. Le tout sans un regard subjectif qui alla réussir par un miracle des voies divines à passer inaperçu. Néanmoins, la greluche elle attendait toujours sa réponse, arborant une expression pressante, toute polie qu'elle soit.

'' Heu quoi, pardon? ''
'' Votre chambre, monsieur. Vous voulez toujours que je vous y emmène? ''
'' La chambre... Aaaah oui, la chambre. Ouais, pardon, je vous suis. ''


Mieux valait faire comme si la demi-tonne de pensées qui venaient de traverser l'esprit d'Icarus n'avaient jamais existé. De l'une, parce qu'elles devaient sans doute entrer en contradiction avec quelques religions, et de deux, parce que des trucs comme ça, ça s'dit pas en public, voilà. Or donc, et en louchant tout juste de façon subtil sur les deux ballons de plage qui menaient le train de marche, Icarus se retrouva au bout de deux minutes à l'entrée de la chambre d'un riche consulat d'une île marchande. Ça pouvait pas être autre chose. Non, sérieux, même les tapis valaient plus que ses vêtements, et il les avait payés une putain de fortune, l'air de rien. Les tissus fins, ça se paye. Se retournant face à l'hôtesse, il ne put cependant que remarquer son expression, en train de le fixer calmement. Elle avait quelque chose à demander, celle-là. Et généralement, c'est un pourboire. Ah ouais, elle voulait un pourboire, hein? C'était un peu compliqué, vu que dans les faits, le pourboire c'est une source d'argent qu'on donne en main propre. Mentir à son sujet, c'est un peu plus ardu à accomplir. Mais quitte à parler d'une rémunération de ce type, autant voir où est-ce que ça pouvait mener. Quelques billets bien rondelets sortirent lentement de la poche de leur propriétaire, qui s'amusa à les secouer doucement avec un sourire en coin.

'' Vous iriez jusqu'où pour un plus gros pourboire? ''

~¤'°'0’°'¤~

De la bombe imprévue qui fut effectuée dans la piscine, il parait que même les serveurs sur la terrasse à quinze mètres ont fini par recevoir de la flotte. Faut dire que la chute était pas exactement prévue. En tout cas, c'était ce que pensait Icarus en essorant un peu sa veste sur le rebord de la piscine, ignorant les regards parfois curieux, parfois indignés que les gens lui jetaient. Mais n'empêche...il avait connu des filles qui s'ouvraient pour des sommes, mais que l'hôtesse de l'hôtel se mette à table à c'point pour la somme qu'il lui avait offerte, elle devait être en manque de quelque chose, c'tait pas possible! Parlant d'elle d'ailleurs... Icarus leva les yeux vers le balcon duquel il avait fait sa chute. Elle était là, agitant la main avec soulagement depuis le balcon du douzième. Faut dire que oui, aller s'adonner aux ébats sur le balcon c'était bien beau, mais l'inventeur avait quand même été carrément veinard d'avoir gardé ses vêtements sur le moment, sans quoi la parade aurait été un peu trop loufoque sur les bords. Mais bon, juste avec ce qui avait rempli les quelques minutes précédant l'incident, le pognon qu'il y avait laissé avait bien valu la peine. Sincèrement, il avait eu l'occasion de se graver une image dans la tête qui allait surpasser toutes les autres pour un putain de bon bout de temps.

Ouais bah en attendant, il allait cependant devoir quitter un peu les bords de piscine pour remonter à la chambre se sécher un brin. Qui sait, avec un peu de veine, la jeune hôtesse aurait peut-être eu la bonne idée de l'attendre dans une position à vous faire flageoler les genoux. Or donc, l'entrée de l'hôtel lui-même était pas si loin en fait, vu que la piscine était extérieure et tout juste adjacente. Il allait pouvoir monter rapidement...ou s'attarder un peu sur ce qu'il apercevait à quelques mètres sur le côté. Des petites oreilles pointues. Une poitrine radieuse cachée au minimum par un débardeur aux allures légères. Une mini-jupe caractéristique. Et pour finir, les larmes aux yeux après une mauvaise chute. L'instinct venait de se réveiller ; en l'espace de quelques secondes, Icarus se tenait à côté de la jeune femme, un sourire radieux au visage en tendant gentiment la main. C'est dire, il était tellement concentré dans son action du moment qu'il ne remarqua même pas qu'il venait de marcher sur la main d'un autre type en dessous de la jeune fille. Le même type qu'il avait vu se faire escorter un peu plus tôt.

'' Un coup de main, mademoiselle? ''

Les héros à la rescousse. Les héros détrempés comme des éponges usagées.

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MessageSujet: Re: Tu préfères des noisettes ou des champignons? ~ [PV : Makoto & Troy ]   Mar 10 Jan - 2:39

Au soleil ou sous la pluie, à midi ou à minuit, on se fait chier toute la journée sous un noisetier. Enfin, en principe. C'est en tout cas ce que je m'étais dit après seulement trois ou quatre minutes à poireauter là. Et pour le coup, j'ai pas cherché trois secondes à m'ennuyer d'avantage : je suis tombé dans un sommeil relativement sobre. Si si, sobre. On voit que vous ne buvez pas comme moi : un sommeil d'alcoolique, c'est un peu comme poser une enclume sur le bord d'une fenêtre, elle reste sur place jusqu'à ce que quelque chose la percute. Après quoi, elle tombe. Prenez un alcoolique, ça marche pareil. Mais là bordel, pour une fois que j'étais sobre et que je dormais bien (certes contre un noisetier) en rêvant à ma liqueur voilà que je suis quand même tombé par terre à cause d'une paire de fesses. Bon. Croyez-pas que j'allais me plaindre, parce qu'en tant que bon "homme des tavernes", le côté gentlemen des choses, je ne connaissais pas trop. Cela dit, afin de ne pas réitérer les évènements de Centaurea où la salope que j'avais sauvée là-bas ne m'avait même pas remercié d'un doux baiser, je préférais rester là où j'étais. D'une parce que je n'étais pas vraiment réveillé, et deux, parce qu'être sous un fessier de femme avec une excuse valable, c'est plutôt chose rare.

Enfin... Un arrière-train léger de dame sur la tronche, c'est acceptable, mais le pied d'un PUTAIN DE GROS CON sur la main, ça l'est tout de suite moins.

"HOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEL"

La dame dut ressentir une vibration étrange mais je m'empressais de la soulever délicatement pour la reposer près du noisetier. Je m'époussetais rapidement la tronche avant de me retourner vers elle et dans un geste que je n'aurais jamais cru faire un jour, je me suis baissé devant elle et m'excusait d'être au mauvais endroit au mauvais moment. J'sais pas pourquoi. Un putain d'instinct comme ça. Puis je me suis accroupi à ses côtés, lui tapotai le dos avec des sons gentils du style "Là, là" ou encore "Tooooouuut va bien." afin de la réconforter pour qu'elle ARRETE DE PLEURER BORDEL et enfin lui confier la pseudo-garde du noisetier. De toute façon, je ne voyais pas trop quoi faire d'autre pour faire taire la jolie demoiselle et je savais pertinemment qu'elle n'allait pas toucher au noisetier : quel intérêt porterait une dame à un arbre qui ne sert qu'à produire de la liqueur, hein? J'vous le demande. M'enfin bref, si je laissais temporairement la demoiselle derrière moi, je me raclais la gorge avant de tendre ma main meurtrie à... A... MAIS MERDE.

"HEY MAIS ! T'ES LE GROS CONNARD QUI M'A VIRE DE TA CHAMBRE D'HOTEL ?"

Je repensais alors à la fille derrière moi : p'tain, jusque-là, j'avais été poli. J'étais bien vu ! Elle m'indiquerait sans aucun doute un endroit où trouver de l'alcool si j'étais sympa, non? Quoiqu'elle avait l'air elle aussi d'une touriste. M'enfin, qui ne tente rien n'a rien comme dirait l'autre. Je calmais donc les spasmes qui habitaient mon corps avant de reprendre la discussion de manière plus posée.

"Ecoute, gentil salopard, toi et moi on ne va pas s'entendre vu que d'une, tu me fais éjecter de ce gentil hôtel, que de deux, tu me marches sur la gentille main -ce qui, il est un peu inutile de le préciser, fait relativement mal- et que de trois, tu ne sais pas où est l'alcool (qui lui n'est pas gentil, mais bon). Alors, je te le demande gentiment, arrête de me faire chier, gentil connard, sinon j'aurais vite fait de t'éclater ma gentille dernière bouteille de rhum sur le crâne avant de gentiment te faire bouffer les gentils morceaux. Vu? Je suis gentil, je souhaite donc que tu le sois aussi, parce que sinon, et hop, BAM dans ta gueule. Alors maintenant, va me chercher à boire, à manger et de quoi rassasier trois personnes -ou plutôt deux et un squelette- et trouve moi un type qui fait de la liqueur de noisette que je puisse profiter de ce... AH BORDEL DE -gentille- MERDE !"

C'est la première fois de ma vie que je suis resté autant perplexe devant un fait. Le noisetier était devenu plus feuillu que fruité, comme si une bête toute douce et câline était venue dans le coin pour discrètement s'emparer des précieux fruits. Résultat, ma liqueur était complètement niquée.

Bon.

Bon bon.

Bon bon bon.

Oui, je suis resté coi un certain bout de temps sans comprendre. Au moins 10 secondes. Je jetais un œil au type derrière moi avant de lui signifier que ce petit fait ne l'empêchait pas d'aller exécuter mes ordres. D'autant qu'en plus, il semblait encore être autorisé à rentrer ce voyou. Injustice sociale, discrimination des pirates, richesse d'argent plutôt que richesse d'esprit, elle est bien belle la ville des touristes. Je ne savais pas vraiment quoi faire. Je suis alors allé m'asseoir près de la demoiselle que j'avais laissée là tout à l'heure. Sans vraiment regarder ce qu'elle faisait ni ce à quoi elle ressemblait, même si je la soupçonnais d'avoir froid vu qu'elle avait un manteau de fourrure. Du moins, c'est ce que je croyais avant de comprendre que c'était sa queue. Mais cette phase de compréhension se déroula beaucoup plus tard dans ma vie, il est donc normal que je ne la raconte pas maintenant. Je m'asseyais donc à côté d'elle de manière plus ou moins décontractée en regardant le ciel (qui était méchamment bouché par les feuilles de l'arbre, il est bon de le préciser).

"C'est cruel tout de même. Je viens ici pour faire plaisir à mes deux compagnons, moi, Troy Francis, avec un y s'il vous plait, et voilà que je me retrouve là. Ejecté d'un hôtel d'andouilles et privé de mon petit plaisir qu'est l'alcool ou la liqueur de noisettes, me voilà assis sous un arbre vidé de ses fruits, à côté d'une fille avec une queue et en attendant le retour d'un type qui est censé m'apporter de quoi vivre plusieurs jours alors que je sais même s'il est parti. Puis ensuite, je... Attends, deux secondes."

Je tâtais rapidement la fourrure de la demoiselle avant de me rendre compte qu'elle était bel et bien attachée au bas de son dos. Je me suis frotté les yeux, bailla un coup. Je tournai la tête, constatai que j'étais à seulement quelques centimètres de l'endroit où j'étais assoupi quelques minutes plus tôt. J'attrapais alors la demoiselle par les hanches et la rasseyait par-dessus mon visage alors que je m'allongeais de nouveau sous cet arbre où tous les fruits avaient disparu. Me revoilà exactement dans la même position que tout à l'heure.

Une queue. Non mais oh. Si je n'étais pas en train de rêver, je ne ne voyais pas comment c'était possible. Car tout de même. A part si la demoiselle ou le type me réveillait à nouveau, il était hors de question que je crois à cette histoire. Quant à ceux qui n'ont pas encore saisi que j'étais long à la détente et qu'un long moment de ma vie correspond à environ 45 secondes, je vous remercie de continuer à penser ainsi. Vu que même si je venais enfin de comprendre que cette jolie dame avait effectivement une douce fourrure au bas de son dos qui me tombait désormais au niveau des cheveux, elle ne s'en sortirait pas sans me donner des explications.

Et quand je parle d'explications, il est absolument évident que je parle de bonnes vieilles bouteilles d'alcool.

_________________
"Vous avez à boire sinon?"

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Tu préfères des noisettes ou des champignons? ~ [PV : Makoto & Troy ]   Mer 11 Jan - 23:10


« Ouais bon ben... ça fait mal hein ! i_i »

N'empêche que ça fait super mal de se retrouver le museau par terre. Enfin, heureusement que le corps d'en dessous avait a peu prêt amortit la chute ! .. Faut dire, s'il n'avait pas était là et ben elle ne serait jamais tombé de l'arbre en voulant lui balancer une misérable noisette dans la tronche !! Puis zut alors. Enfin soit. Avec tout ça, elle se retrouvait la gueule dans la poussière en chouinant comme ce n'est pas possible. Elle leva les yeux en se plainant aussi de douleur ici et là, peut-importe, elle ne savait pas elle-même donc bon. Jusqu'à ce qu'elle voit, un pied sur une main.. Oui, dit comme ça, on croit que je suis folle mais.. CE N'EST PAS LE CAS. Enfin presque pas... Un autre homme venait d'apparaître, volontairement ou non, son pied c'était posé sur la main du pseudo mort allongée par terre sous la Mako-chan.

D'ailleurs il lui proposa gentiment son aide. Chose qu'on ne peut jamais refuser ! Comme si c'était un prince avec son cheval blanc qui vient sauver la princesse parce qu'elle s'est lamentablement cassé la gueule d'un arbre.... Ce n'est pas très glorieux comme ça, le prince n'avait ni de cheval, ni la gueule d'un prince et l'autre en dessous de la belle, c'était quoi ? Le vilain pas beau dragon ?... Enfin bon, on fait avec ce qu'on a dans notre partie du pays hein !...

Bon, elle n'avait même pas eu le temps de poser sa paume sur le bas du dos du mec au sol et de prendre appuyé dessus pour saisir la main que l'autre garçon lui tenait qu'il gueule comme un damné. Une envie de balancer un "je t'ai à peine touché >o<" enfin, elle avait rapidement vu que ce n'était pas de sa faute à elle qu'il hurlait comme un taré échappé d'un asile, mais bien à cause du pied qui écrasait sa main !! Bon, le truc rassurant dans l'histoire, c'est que le mec pris pour cible au tir de noisette n'était pas mort !! Bonne chose où non ? Allez savoir. Enfin soit, il la releva rapidement, mais délicatement, quel gentleman. Haha et en plus, il s'excuse... Et ben, on avait tout vue aujourd'hui, alors que c'est surement la jeune femme qui devait dire pardon d'avoir voulu le mitrailler de noisette pour s'assurer qu'il était mort, qui devait dire pardon parce qu'elle avait perdue l'équilibre et avait cassé une branche de ce magnifique noisetier et elle devait dire pardon pour l'avoir littéralement explosé en lui tombant dessus. Non pas qu'elle est grosse, loin de là ! Mais prenais vous une nana qui tombe d'un arbre, après on verra si c'est une bonne blague hein.

Attend comme si cela ne suffisait pas, il s'était agenouiller et avait commencé à tapoter doucement le dos de Makoto, en disant que ça allait aller... Mais, le truc, c'est que ça faisait un moment qu'elle avait arrêté de chouiner comme un enfant, hein. Elle avait tendance à faire ce genre de truc, mais au bout de quelques secondes on en parlait plus, c'est comme les enfants quand ils pleurent après être tombé sans s'être fait mal, sous l'effet du choc comme ont dit. M'enfin, ce n'est pas si désagréable de se faire tapoter doucement le dos pour être rassuré donc bon, autant en profiter non ? Cela ne dura pas assez longtemps au goût de la miss écureuil mais bon, n'abusons pas des bonnes choses, c'est que qu'on dit... Il se tourna vers l'autre homme, puis il lui sortitun super monologue, du genre super vulgaire. Et ben, c'est glorieux ça... Comment passé pour un nul, sortait plein d'insulte de merde devant une jolie fille qui s'est cassé la gueule d'un noisetier !

Enfin bon, de toute façon Makoto avait fini par rapidement détourner son attention des deux hommes quand elle saisit une petite noisette, surement celle qu'elle voulait lui balancer à la gueule.. Puis bon, elle aurait pu ramasser toutes les noisettes vues qu'elle avait commencé à la faire plutôt, elle avait réussi a foutre une petite dizaine de noisette dans un trou dans le tronc avant d'apercevoir l'autre gus par terre. Enfin soit, elle regardait cette petite noisette, sans prêter attention a quoi que ce soit, après tout. Une noisette et la fin du monde, on s'en tamponne la babouche, tant qu'on a des noisettes à bouffer sérieux. Enfin, la femme écureuil vira rapidos la coquille du fruit, c'est un fruit, une noisette ?.. J'en sais rien tient. Et puis ben elle a bouffé la noisette ! Qu'est-ce qu'elle pouvait bien faire d'autre de toute façon, en plus, elle était mais SUPER BONNE quoi !!

Tu parle, elle était tellement absorbée par la noisette qu'elle venait de manger qu'elle n'avait absolument rien écouté de ce qu'il se disait. Elle avait juste fini par tourné la tête en entendant un "Attends, deux secondes." ses petites oreilles d'écureuil s'agitant un peu. Puis là.. chose des plus IMPARDONNABLES. Des plus BLASPHÉMATOIRE. Voilà qu'il lui tâtait la fourrure !!! NON MAIS ET PUIS QUOI ENCORE ?!? Sa fourrure si belle, si douce, si chaude et douillette qu'elle aimait mettre contre sa jouer pour se reposer en se roulant en boule ici et là... Mais alors là ! S'il y avait bien autre chose qu'elle ne supportait pas, c'était qu'on lui caresse la fourrure comme ça !! Surtout un mec qu'elle ne connait ni d'Adam, ni d'Eve, en un instant elle hésita, lui coller son pied dans une partie bien spécifique de son corps, ou de lui exploser la face avec le tronc de l'arbre... Ce qui aurait était des plus cruels pour le pauvre arbre qui lui n'avait rien fait du tout ! Déjà qu'il avait perdu un bout de branche...

ET LE PIRE APRES ! Il l'avait saisi par les hanches, NORMAL QUOI, il croyait quoi ? Que c'était la fête des ananas en folie ?... Non mais de toute façon il n'allait pas s'en tirer comme ça, il s'était rallongé et tout en plus. TOUJOURS NORMAL QUOI. Et ben la Makoto elle. Elle lui planta son poing dans le sommet du crâne

- ESPÈCE DE... DE... BABOUIN MUTANT A CUL DE MOUCHE >< !!!!

Oui, bon ben... Niveau insulte ce n'est pas la reine, donc bon, on fait avec ce qu'on a crotte. Enfin Makoto alla rapidement se cacher derrière le deuxième mec qui lui avait proposé son aide en premier. Il valait mieux se cacher parce que des représailles, c'est loin d'être le pied.
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MessageSujet: Re: Tu préfères des noisettes ou des champignons? ~ [PV : Makoto & Troy ]   Sam 14 Jan - 5:49

C'était dingue ce que les gens avaient plus aucune politesse, de nos jours. Ça s'envoie se faire foutre, ça s'insulte à tout va, ça se traite de tout ce qui existe. Et ensuite ça s'étonne de recevoir une mandale bien propulsée en plein dans les gencives. Bah ouais, qu'avaient-ils fait à part mettre à mal l'estime personnelle des gens? Ça méritait la violence, peut-être? Dans certains cas, oui. Cependant, le cas du type en face de lui donnait du mal à Icarus, dans l'immédiat. Il était aussi passé d'un état à un autre assez rapidement, faut dire. Déjà, l'inventeur avait bien entendu retiré son pied écrasant la main du malheureux en constatant la présence de celui-ci. Avec ce qu'il avait braillé du coup, il aurait pas pu le manquer même en essayant, de toutes façons. Après le gus s'était fait un devoir de faire preuve de politesse élémentaire, s'était relevé en époussetant la jeune fille accidentée et lui-même par la même occasion, tendant la main...Icarus avait même commencé à prendre un air un peu plus détendu, maintenant qu'il voyait toute possibilité de conflit s'éloigner à grand pas. Eh bah, pour une fois qu'il croisait un mec qui allait pas tenter de lui en foutre une sur la gueule pour avoir mis le pied à la mauvaise place, c'était une première.

Eh bah non. Un sourire aimable toujours accroché au visage, l'inventeur put voir le changement soudain d'expression lorsque l'hurluberlu excité devant lui fut apparemment en mesure de le rencontrer. Merde. Mari éconduit? Fraude monétaire? Est-ce qu'il lui aurait cassé la gueule dans un autre établissement lointain, voire sur une autre île? Ouais bah non, en fait il s'avérait que le type était tout connement la tête de noeud qui s'était fait sortir de force de l'hôtel alors que l'hôtesse nymphomane l'avait raccompagné à sa chambre. Quoi, comment ça il l'avait fait foutre en dehors de sa chambre? Il était même pas encore arrivé sur les lieux lorsqu'il avait croisé les deux baraqués qui escortaient le débile gigotant jusqu'à l'entrée pour lui faire goûter le ciment! En tout cas, il avait l'air toujours aussi abruti du cerveau, alors qu'il s'évertuait à déverser un flot d'injures incompréhensible. De toutes façons, légèrement penché vers l'avant pour détailler les traits du type, Icarus n'eut pas conscience d'un seul mot qui alla s'échapper de la mâchoire presque vrombissante du forcené. Non mais c'est qu'il semblait se mettre en rogne, le bougre. Après, valait peut-être mieux s'assurer qu'aucun autre méfait nébuleux ne pouvait les relier d'une quelconque façon. À voir la propension du type à faire des monologues perdus aux quatre vents à tout va, c'aurait été problématique.

'' Dis-moi... on s'connait? ''

Mais cet effort fut loin de porter ses fruits. On peut même dire que l'arbre fut littéralement atomisé, dévoré sauvagement par un nuisible vorace qui passait par là. Bon bah, il allait assumer qu'ils ne se connaissaient pas. Ou du moins, jusqu'à il y a moins d'une minute. Ce qui était pas plus mal pour le moment, du point de vue d'Icarus. Sérieux, le type s'était arrêté de déblatérer ses salades juste pour se retourner vers un noisetier à quelques mètres, pestant sauvagement contre le sort qui avait incombé aux malheureux ''fruits'' de l'arbre. Quoi, il voulait bouffer des noix? S'il y tenait tant, y avait un quartier à tantouzes sur l'île, à sa souvenance. Il s'était même fait aborder par un de ces putains d'Okamas dans une rue adjacente au quartier. Le mec s'était rapproché de son état de femme par un coup de pied bien senti dans les parties. Non mais.

Mais en attendant, il venait de recommencer à se faire aller la gueule, ce con! Mais bordel, il faisait rien d'autre que parler pour rien dire? Il en avait rien à foutre qu'il s'appelle Troy Francis avec un y! Ou alors qu'il voulait faire de lui une sorte de valet de fortune pour... holà, minute. Les informations venaient tout juste d'arriver en simultané au cerveau d'Icarus, qui en faisait l'analyse rapide maintenant que certains propos lui semblaient d'intérêt. CE CON VOULAIT QU'IL FASSE QUOI!? Qu'il aille lui chercher des putain de vivres, et des putain de bouteilles pour lui et ses potes!? Il voulait pas le journal et les chaussettes lavées, pendant qu'on y est? Il allait se les prendre bien profondément dans le cul, ouais!

La vapeur commençait à monter. Un peu comme une bouilloire, Icarus commençait lentement à prendre des couleurs pour achever de s'assortir aux teintes de ses vêtements. Il allait d'ailleurs prendre l'inspiration qui lui servirait à cracher un flot d'injures digne du grand déluge en personne, lorsque la suite des évènements laissa mourir ses arguments dans sa gorge. Mais pas parce qu'il ne voulait plus les dire ; parce que c'était même plus la peine. Le type s'était arrêté, interrompant le sujet net pour aller faire quoi? Aller mettre la main aux fesses de la jolie jeune femme d'à côté sous prétexte de vouloir tâter sa...heu...queue d'écureuil? Tiens, c'était nouveau ça. Il avait probablement pris l'attirail touffu de la jeune fille pour un manteau, ou un accessoire en fourrure, quelque chose. Mais il semblait que c'était de la vraie, celle-là. D'autres auraient pris ce genre de choses pour une intervention maligne de forces du mal, ou quelque chose du genre. Mais certains individus plus au courant - individus dont faisait partie Icarus, faut pas croire - seraient aisément à même de repérer les effets d'un des légendaires fruits du démon. Un Zoan de forme Écureuil, hein? Il ne fallait probablement pas s'étonner de ce qui pouvait sortir de ces fruits, mais l'inventeur n'avait encore jamais entendu parler de fruits qui donnaient les aspects de rongeurs. Enfin bon, c'était pas pour enlever du charme à la jeune fille, alors soit.

D'ailleurs, alors qu'il se perdait dans ses pensées, Icarus avait tout juste manqué la scène où la belle femme-écureuil enfonça sauvagement son poing dans la gueule du mec à queue de cheval. Fallait dire qu'en plus de lui mettre la main aux fesses, il l'avait tout bonnement saisie et rassise sur son visage, comme ils étaient positionnés quelques instants auparavant. Non, gars, c'est pas comme ça qu'on emballe une fille. Déjà, les filles qui apprécient le voyeurisme à ce point se font de plus en plus rares - fort malheureusement - pour les biens de la cause. Et après, y en a pas une pour pas pleurnicher sur le besoin des préliminaires. Et la main au cul suivi du nez entre les jambes, c'est pas des préliminaires convenables. La preuve, la fille venait, à la suite de son assaut contre le visage du dit Troy, de se réfugier derrière l'inventeur lui-même, voyant bien évidemment en ce dernier un protecteur plus envisageable au vu des circonstances. Ce que le destin faisait bien les choses, quand même. Aussi, sans la moindre hésitation, Icarus pivota, non content de la tournure des évènements, pour passer un bras autour des épaules de la jeune fille. Pas les fesses, pas la poitrine, et pas les hanches. Au vu des réactions de la belle aux premiers contacts, il était plus prudent pour la bonne santé de son visage - ou son organisme au complet, au cas - de viser la prudence teintée d'un air amical.

'' Allez, après toutes ces émotions, je me sens d'humeur généreuse! Ça te chantes une liqueur de noisettes, ma belle? C'est moi qui offre! ''

Et sur fond de visage souriant, siouplait. Après tout, il fallait toujours bien pas qu'elle le prenne pour un autre agresseur pervers empreint de mauvaises intentions. Oui bon, elle aurait pas réellement eu tord, pour de nombreuses passes de la vie d'Icarus. Mais en l'occurrence, il allait au moins s'efforcer de juste rester amical, elle devant un verre, et lui devant la bouteille. Non mais c'était sérieux en plus, il pouvait être sympathique même avec l'alcool! C'était Ezeckiel qui démarrait tout le temps les conneries et les combats en général, de toutes façons. Il y était pour rien. Aussi, ce fut sur cette pensée que l'échevelé tâcha d'entraîner la femme-écureuil à l'intérieur de l'hôtel d'un pas enjoué, faisant un signe aux employés de la réception en passant.

'' Eh les gars, y a un clochard bourré qui fait du grabuge à l'entrée. Faudrait peut-être voir à nettoyer le porche de temps en temps! ''

Il lui en ferait des bouteilles, ouais.

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MessageSujet: Re: Tu préfères des noisettes ou des champignons? ~ [PV : Makoto & Troy ]   Sam 14 Jan - 13:29

Et hop dans la face. Si ça me confirmait assez joliment que j'étais bel et bien dans la réalité et que la demoiselle avait en effet, une queue, ça me confirmait aussi qu'un poing dans la gueule, ça fait mal au fion. Comment ça, c't'une antiphrase? J'vais te la foutre dans l'os l'antiphrase moi, on verra si tu te comportes de la même façon. Nan mais oh. Enfin tout de même. Si ma manipulation avait pas été de la plus grande grâce, il faut croire que, plus encore que de poser les fesses d'une dame sur mon visage, toucher la queue d'une femme-écureuil (parce c'est ce qu'elle semblait être) demeurait l'action la plus intolérable pour la demoiselle. Quelle ingrate. Cela dit, son poing IN DA FACE, il m'a sonné quelques instants. Juste assez longtemps pour constater que la demoiselle s'en allait avec le mec qui était censé m'apporter mon alcool. Je suis resté un peu perplexe avant de comprendre qu'en plus de m'être complètement fait niqué par la demoiselle (que j'ai apparemment sauvé d'une belle chute, tout de même), je me suis aussi fait avoir par le garçon qui m'a volé ma chambre et qui emmenait sa nouvelle amie en la tenant par l'épaule à l'intérieur de l'hôtel. Ni une, ni deux, j'ai commencé à la suivre.

Juste commencé, hein. Parce qu'évidemment, le maître d'hôtel n'était pas tout à fait d'accord. D'autant que mes amis de la sécurité rappliquaient à nouveau, vu qu'ils étaient comme des trop gentils bougres manipulés par les paroles totalement fausses du type qui m'a viré de la chambre, qui m'a marché sur la main et qui s'est en allé avec la fille-écureuil, type que nous appellerons désormais Jean-Tom pour des raisons évidentes de logistiques. Car en effet, ces fameuses paroles étaient fausses. Je ne suis pas spécialement ivre (du moins par aujourd'hui) et je ne suis pas un PUTAIN DE CLOCHARD. Je suis un pirate. La nuance est forte. Les uns restent dans la rue, les autres assument. Enfin, pour revenir au fait que la sécurité revenait suite aux paroles de Jean-Tom, j'étais donc à nouveau malmené par la garde. Alors que je jetais des regards haineux en direction de mon nouvel ennemi, je me débattais dans tous les sens. Plus encore que pour la vengeance, si je suivais notre ami Jean-Tom, c'était pour lui subtiliser la fameuse liqueur de noisette dont il avait parlé et dont je rêvais depuis le début de la journée. Mais je ne suis pas un grand combattant, et les gardes qui commençaient à s'empiler autour de mes bras eurent vite fait de se débarrasser de moi en me jetant quelques mètres au bout de l'allée de l'hôtel.

"Bon, à fortiori monsieur, c'est la dernière fois que je vous reprends à traîner autour de l'hôtel. La prochaine fois que vous vous approchez de l'entrée, je serais à fortiori obligé de devoir appeler la Marine locale. C'est entendu, à fortiori?"
"Nan mais ! Tu déconnes? Ce type là-bas ne raconte que des crasses ! Je suis là pour trouver à boire, à manger ! Et on me jette? Pourquoi? Je demande à ce qu'on me laisse passer pour pouvoir me débarrasser de ce type et prendre ce qui m'appartient, à savoir la liqueur de noisettes, et éventuellement la jeune femme qui va avec !"


L'homme se mit à rire et ouais, ça m'a vexé. Il pointa du pouce gauche l'entrée avant de poser son index sur ma poitrine.

"Si tu arrives à mettre hors d'état de nuire l'homme à l'accueil, ce serait déjà un exploit pour un homme de ton genre ! Tu pues l'alcool, tu n'as visiblement pas les moyens d'acheter quoi que ce soit et tu critiques les honnêtes gens? Laisse-moi rire ! Tu ne sais probablement pas te battre et tu ne fais peur à personne ici. Va voir ailleurs si j'y suis, mais ici, tu n'auras rien. Ni vengeance, ni femme, ni boisson. Car tu n'es pas capable de passer sur le corps du moindre d'entre nous."

Sans vraiment prévenir, je lui donnais une vieille tarte dans la tronche et en profitait pour voler sa sacoche en courant. Non m'woh. Voler cette sacoche, c'était un peu comme ma déclaration de guerre contre cet hôtel. Oui, je m'étais fait des ennemis ici, et je ne partirais pas sans avoir atteint mes objectifs. La liqueur de noisette de cet endroit serait à moi et personne ne se mettra en travers de mon chemin. Il voulait me défier? Belle erreur. Alors que je m'enfuyais en courant pour fermenter mon plan vers la barque où m’attendaient mes diverses affaires, j'entendais la sacoche émettre un bruit bizarre. Une sorte de "Pulupulu". J'ai rapidement fouillé dedans, et après avoir trouvé des pansements, une sorte de petite dague et une pomme, j'apercevais un étrange et petit escargot. Curieux, je le regardais dans les yeux alors qu'il se mit soudain à parler.

"... a volé l'escargophone de Fred ! C'est que ça coute cher ces conneries ! Après tout tant pis, si contre ça, on s'est débarrassé de lui, tant mieux. Mais dites à Fred de rester dans le hall et de se procurer un autre mini-escargophone au cas où. Et équipez le personnel. On sait jamais jusqu'où peuvent aller les représailles d'un idiot, il est capable d'essayer de revenir."

Qu'était-ce? Je ne savais pas vraiment mais il semblait que j'entendais les paroles destinées à la sécurité. Ce truc serait un escargophone? Je n’en avais jamais vu avant, mais j'en avais entendu parler. Chez moi, l'ami Patrick avait inventé ce qu'on appelle l'Escargophone Rose. Quand on l'appelait, c'était la femme aux 17 gosses qui répondait. Perso, je n’ai jamais essayé, il fallait payer. La trouver dans la rue était gratuit et tellement plus facile. Mais bref, je me rapprochais de l'endroit où j'avais laissé la barque. Discrètement, mais surement, j'attrapais mes effets personnels (fusil, bouteilles d'alcool, allumettes et divers petits objets dont j'avais l'habitude de me servir) sous l'œil plus ou moins concerné de mes collègues... Enfin, je vous dis ça, mais je n’avais pas la moindre idée de s'ils étaient encore là. J'avais tellement les yeux rivés sur mes objectifs qu'actuellement, Lion et Joe m'importaient peu.
Je retournais alors vers l'hôtel. Ou plutôt vers l'hôtel d'en face. Je rentrais dans le hall et sans vraiment demander l'avis de qui que ce soit, je prenais l'escalier. Tant pis si on m'avait vu, je ne resterais de toute façon pas longtemps dans cet endroit. J'arrivais au dernier étage et frappais à la porte du premier venu. On m'ouvrit. Un type bizarre, pas beau, gros... Et évanoui, vu que je l'avais assommé d'un coup bien placé de crosse dans le coin de la tête. On aurait dit un véritable professionnel. Stoïque et tout. Sans expressions. Mais en fait non, l'alcool gâchait un peu l'effet "Sniper de film d'action américain de type B" pour la simple et bonne raison que je ne marchais pas droit et que mon expression de visage devait faire de jolis bonds entre la sale gueule et le sourire niais. Mais là n'était pas la question. Car à peine ce type assommé, je m'accroupissais au rebord du balcon. Une vue parfaite sur l'hôtel d'en face n'est-ce pas? Hun hun. Les pauvres. J'attrapais le petit escargophone que j'avais gardé et ai commencé à parler dedans après avoir mis quelques minutes à comprendre comment ça marche.

"Hep là. Vous m'reconnaissez? C'est moi, qui vous dit régulièrement que je veux ma liqueur de noisettes par un simple "Naaaan mais tu ne comprends pas." ! C'est moi ! L'super-clochard, celui que vous ne voulez pas qu'il revienne ! Mais je garde mes promesses. Si j'arrive à mettre hors d'état de nuire le moindre type dans le coin, alors vous me devez ma liqueur les gars !"
"Essaye toujours, si tu franchis la porte, on t'attaque ! On est armé tu sais ! C'est pas un alcoolique notoire à mains nues qui va nous faire du mal !"
"Ici l'hôte d'accueil. Il n'est nulle part, je ne comprends pas vraiment pourquoi il se permet de nous narguer."
"Haha mon gars. Parce que Troy Francis n'a besoin que de voir pour mettre hors d'état de nuire un homme. Aussi, je te conseille de bouger, gros tas."


Un premier tir. Aux pieds du maître d'hôtel. Raaaah. Un tir manqué, bordel. Cible immobile de merde. Tout d'un coup, ce fut la panique. Il cria. Le peuple à l'intérieur cria et se mit à courir. Le garde sortit, fouillant l'horizon du regard. Il ne pouvait me trouver. J'étais trop loin pour qu'il me voie. Mais je les voyais bien eux. Le maître d'hôtel en panique commença à courir vers l'intérieur pour se mettre à l'abri. Belle erreur. Car une cible mouvante est nettement plus facile à toucher pour Troy Francis. Un deuxième tir. Au beau milieu du cou cette fois. Le majordome se stoppa net et tomba à genoux. Je ne le voyais que de dos. Mais ça m'amusait. C'était concrètement la première fois que j'abattais un être vivant. Et c'était tout ce que ça me faisait. Je ne peux pas dire que j'ai aimé ça, ce n'était pas le cas. J'étais simplement fier de mon coup. Comme s'il n'était qu'une énième bouteille vide. Mais que je venais de réussir mon meilleur tir. Il n'empêche qu'il chuta rapidement sur le sol de l'entrée du hall alors que je voyais là Jean-Tom et la fille-écureuil. Je suivis dans la lunette du fusil l'escargophone du maître d'hôtel rouler jusqu'aux pieds de Jean-Tom, alors que dans le mien se succédait les alertes au tireur embusqué, les cris des quelques employés apeurés et les ordres d'urgence vaguement efficaces du chef de la sécurité. Je riais devant mon fusil. Un homme abattu, hein? J'avais le droit à ma récompense. Peu de personnes écoutaient désormais ce qui sortait de l'escargophone. Pourtant, j'espérais bien que Jean-Tom et la fille entendraient ce que je disais fièrement dans le mien, alors que je remettais mon fusil sur le dos et que je sortais de la chambre pour repartir dans les escaliers.

"Bah alors? Un homme hors d'état de nuire. Alors, on m'apporte mon alcool? Ou dois-je encore tirer dans le tas? On m'apporte ma liqueur? Ou dois-je caler une balle entre les deux yeux du type qui m'a marché sur le pied? On m'apporte ce que j'ai demandé? Ou bien la fille-écureuil sera la seule survivante dans ce qui n'est plus pour moi qu'un tir au pigeon?"

Et hop, dans la face.

_________________
"Vous avez à boire sinon?"

Spoiler:
 


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Dernière édition par Troy Francis le Mar 17 Jan - 2:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tu préfères des noisettes ou des champignons? ~ [PV : Makoto & Troy ]   Dim 15 Jan - 13:22


« Hum..? ... Pfff u.U' »

Paloum, paloum... Bon ben après avoir délicatement posé son poing dans la figure du zigoto qui lui avait tâté la queue, elle était partie se réfugier derrière l'autre mec, ben histoire que si le gugusse voulait lui faire payer son geste, elle espérait que se cacher derrière le garçon l'en dissuaderait. Puis, grand gentleman qu'il serait il prendrait la défense de la belle, de la douce, de la charmant Makoto Nanaya, hein ?... D'un coup un doute s'installa.. On n'est jamais sûr de rien en ce bas monde. M'enfin soit ! Alors que le dit Troy était surement sonné dû au coup de Makoto, le garçon derrière lequel elle était cachée se retourna pour lui faire face. Elle le regarda de sa bouille toute mignonne avec ses yeux brillant et ses petites joues roses, l'homme posa son bras autour des épaules de Makoto, ses petites oreilles s'agitant un peu, puis finalement, plus rien. En espèrant, qu'il n'avait pas des sales idées en tête lui aussi, parce que non pas que ça l'embêtait d'éclater des gens contre un mur, mais elle devait toujours repayer les dégâts et à la fin.. ça ne faisait pas du bien au porte monnaie ! Bah oui, c'est dur la vie d'écureuil faut pas croire !

D'humeur généreuse ? Pourquoi d'ordinaire, il était quoi ? D'humeur radin, à cracher sur les gens ? A piqué les pièces dans le gobelet du premier clochard du coin ? Entres autres ?.. Ouais bon, en même temps tu me diras on s'en fiche, il lui propose de la liqueur de noisette ! Même si elle a aucune idée de ce que cela peut être... Noisette... ça peut qu'être bon, tout ce qui est à base de noisette c'est bon donc forcement ça ne peut pas être dégueulasse. CQFD. Makoto haussa les épaules pour dire, pourquoi pas. Puis bon, si c'est lui qui paye, on ne va pas refuser. Pour une fois que ce n'est pas elle qui lâchait des berrys de son porte monnaie orange !

Alors que l'inconnu l'entraîna avec elle, elle ne pouvait rien faire d'autre que le suivre, enfin elle le voulait aussi, autrement il aurait pris un coup bien place donc bon. Elle regardait le sol sans rien dire, relevant de temps à autre la tête pour regarder la tronche des passants, chose des plus intéressantes. Le plus drôle c'est de trouver a quel fruit peut ressembler la tête d'un mec ou d'une meuf que vous croisez comme ça. Totalement dénuer d'intérêt mais, c'est un coup à se taper un violent fou-rire tout seul... A éviter si vous êtes accompagné !! Ce qui était le cas de la jeune femme alors quand elle fut prête à exploser de rire en imaginant à la place de la tête de ce type qui ne passait pas là une espèce de gros citrons jaune avec des yeux et une bouche... Elle se dit qu'il valait mieux qu'elle arrête ça, ne voulant pas passer pour une cinglée.

Bref, alors que son "sauveur" du moment invitait les employer à nettoyer l'entrée... Et mais, attend ?... C'était pas si grade que ça devant l'hôtel.. Alors, pourquoi il disait ça ?... Grand mystère pour la femme-écureuil, qui se gratta doucement la joue avec son index d'un air complètement niais pour pas dire de débile de premier, elle haussa les épaules du genre, puis j'en ai rien à foutre finalement et continua son chemin en compagnie du garçon, se dandinant comme à son habitude plutôt, laissant doucement sa queue basculer de droite à gauche a chaque pas. Fallait pas s'étonner des regards fixer sur le "couple". Une femme avec des oreilles et surtout une si belle queue d'écureuil on en voit pas à tous les coins de rues ! Et encore moins des aussi peu fringué.

Et d'un coup... Tout le monde s'était mis à crier comme des détarés.. Makoto les regardaient sans vraiment rien comprendre, elle regarda le garçon à ses coter puis une femme qui s'était lamentablement cassé la gueule avec ses talons de merde. Ben quoi, quelle idée de courir avec des godasse de quinze kilomètres ? D'ailleurs cette dernière posa les yeux sur les deux protagonistes avant de se lever et de repartir en courant. Vraiment cinglé... Puis elle eut un moment d'illumination peut-être qu'ils avaient peur d'elle.. Non impossible, bien trop jolie pour ça.. Elle le regarda. Soufflant un "Ben il n'est pas si moche que ça.. Je ne comprends pas."...

Enfin elle refoula sa théorie du fait que c'était le gars qui était en sa compagnie qui faisait peur aux gens quand un mec tomba a genou pas très loin d'eux.. Mais putain c'est quoi ce cirque ?! Quand Makoto ne comprend pas quelque chose ça la soul et quand quelque chose la soul, ça l'énerve et quand elle est énerver... Il vaut mieux ne pas savoir. Elle regarda l'homme a présent au sol.. Il était mort ?.. Elle n'avait pas de noisette à porter de main pour lui balancer à la gueule histoire d'être sûre. Elle posa ensuite ses yeux sur l'escargophone qui roulait et roulait et roulait [...] jusqu'au pied du garçon qui l'avait invité à boire un coup.. .En parlant de ça, elle commençait vraiment à avoir soif ! Fait chier ! Crotte hein. Pour la première fois qu'on l'invite à boire un coup, faut que non ! Qu'un crétin vienne tout gâcher. Mais zut quoi. Si elle le choppait celui-là, ce n'est pas qu'avec un mur qu'il fera la connaissance !

Alors, qu'elle pestait tranquillement en maudissant le crétin qui l'empêchait de gouter de la liqueur de noisette, elle entendit une petite voix, mais impossible de savoir d'où ça venait.. Enfin, ses petites oreilles bougèrent un peu, histoire de localiser cette petite voix, elle finit par s'approcher du garçon qui l'avait si gentiment invité, puis s'accroupit devant lui. NE VA PAS T'IMAGINER DES CHOSES ><'.. La voix venait de l'escargophone qui avait roulé du type tantôt... Elle soupira alors qu'elle n'entendit qu'une petite partie de ce qu'il avait dit, elle choppa l'objet, les joues rouges de colère et de frustration.

- La... fille... écureuil... ... ... JE M'APPELLE MAKOTO, MOI ! ET RAMENE TON GLAND ICI QUE J'T'ECLATE !

Bah voilà.. Il avait réussi à la mettre en colère. Mais quel chiant ce type... Encore un peu et elle explosait l'objet qu'elle tenait dans les mains contre le carrelage, en le posant violemment dessus et en se relevant.
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MessageSujet: Re: Tu préfères des noisettes ou des champignons? ~ [PV : Makoto & Troy ]   Mar 17 Jan - 2:07

Y a toujours quelque chose pour venir vous interrompre lorsque vous essayez de prendre un bon verre tranquille. Une belle-mère beuglante qui vous prémunit contre les méfaits de l'alcool jusqu'à ce que vous la fassiez taire avec un cul de bouteille, invalidant ses dires. Un barman à gueule de con, qui vous dit que vous avez pas assez d'argent pour tout payer, et qui fait plus intime connaissance avec son comptoir aux finales. Et parfois, c'était un tireur embusqué de merde qui jouait la chasse aux lapins jusqu'à se prendre quelque chose de bien renforcé au travers des gencives. Comme quoi chaque situation a son propre lot de cons pour meubler l'action. En l'occurrence cependant, Icarus se serait bien passé de chacune des trois complications qu'il avait vécues auparavant de manière particulièrement désagréable. La première lui avait coûté sa copine de l'époque. La deuxième lui avait coûté son passe dans un bar super bien réputé. Et le troisième lui avait coûté la sensibilité des nerfs dans son pied droit. Sauf qu'honnêtement, il était pas nécessairement tenté d'égaliser le tout avec le pied gauche, fallait dire.

Ils avaient à peine eu le temps de faire quelques pas dans le bar, lorsqu'un vacarme de cris d'horreur s'éleva depuis le hall d'entrée de l'établissement. Les gens courraient en criant pour se mettre à l'abri, gueulant un tas de trucs incompréhensibles dont l'inventeur n'avait de toutes façons rien à foutre. Ils étaient sans doute en train de lui en mettre une belle au travers de la gueule et ça giclait sur le parquet, rien de plus. Ouais, c'était probablement ça.

'' Patron, une liqueur de noisette et un bon whisky, laissez la bouteille. ''
'' Mais... ''
'' Tout de suite. ''
'' Mais je... ''
'' Tout de suite ou j't'envoies à l'entrée. ''


Tiens donc, il venait de se trouver un cerveau qui lui disait de fermer sa gueule et d'Obéir, ce gros moustachu à l'afro souffrante. Il lui en aurait fallu des précisions, pour comprendre qu'il était temps de fermer sa gueule et laisser les vrais gens faire leur truc. Assis au comptoir, son sac habituellement en bandoulière posé à côté de ses pieds, Icarus attendait, calme, que ce qu'il avait demandé finisse par arriver. En attendant, les cris de l'entrée s'intensifiaient, même si l'inventeur n'en avait toujours pas atteint le point d'intérêt à un point de vue personnel. Du moins, pas avant de finalement voir sa commande se positionner sur le comptoir. Les mains croisées s'élevèrent avec un brin de grâce, et l'échevelé entreprit de se servir un verre le plus naturellement du monde, alors que derrière lui, la jeune femme-écureuil venait de ramasser quelque chose qui avait roulé jusqu'à eux. Et cette chose, il s'avérait que c'était un Den Den Mushi. Sans doute l'un de ceux du personnel. Okay, alors qu'est-ce qu'il foutait à leur causer par Den Den Mushi pour commencer, le glandu mal baisé?

Le tout s'ensuivit d'une engueulade à sens unique, alors qu'Icarus portait finalement le verre à ses lèvres avec une appréciation digne d'un expert. Mouais, ils avaient du bon matos dans l'établissement. Odeur, texture, goût, tout. C'était bel et bien un whisky de luxe, qui vous faisait danser la lambada aux papilles. Bon, et en attendant, la fille en arrière - répondant au patronyme de Makoto, semblerait-il - arrêtait pas de gueuler dans le Den Den Mushi, au point de sembler vouloir le faire imploser par la seule force de sa voix. Aussi cette dernière put-elle constater bêtement la main de l'inventeur prendre souplement l'appareil de communication, et le poser sur le comptoir à côté de lui. Portant une autre fois le verre à ses lèvres pour siroter une gorgée éclatante de saveurs mélangées, Icarus laissa entendre un léger soupir avant de poser la main sur l'escargot parlant pour l'activer.

'' Tu sais, prétendre avoir un avantage alors qu'on tire sur les gens de loin, ça s'appelle « être une tafiole », dans un jargon que je connais. J'espérais au moins que tu viendrais en personne pour te faire valoir, pas que tu te rabattrais sur le fait d'abattre le personnel. Parce que déjà, j'ai aucune intention de bouger d'ici avant d'avoir fini de boire mon whisky. Cependant... ''

Il s'interrompit pour deux choses. La première, pour prendre une nouvelle gorgée du nectar qui l'appelait constamment devant lui. C'était fou ce que ce truc évoquait une tentation pas croyable. Et deuxièmement, pour porter la main sous un pan de sa veste, cherchant à atteindre quelque chose. Ce ne fut que quelques secondes plus tard qu'il posa brusquement un pistolet sur la surface du comptoir, enclenchant le chien de l'arme dans le même mouvement. Même à travers cette connerie de Den Den Mushi, l'idée allait être claire.

'' ...si t'as pas fini tes conneries, quand j'ai fini mon apéritif, je viens te chercher pour te carrer ton fusil dans le cul. ''

C'était le petit gros. Le type qui s'était fait descendre. C'était le petit gros avec lequel Icarus avait discuté avant de finir par se retrouver ici avec une offre d'un rabais des plus alléchants pour conclure l'histoire qui commençait alors à s'envenimer. Il avait pas été difficile à reconnaître, même du coin de l'oeil. Et même si c'était un type qu'il avait rencontré ne serait-ce que dix minutes, ça le faisait quand même chier un maximum en ce moment. Pourquoi? Parce que le con ramolli du bulbe qu'il avait pris pour un hybride de clochard et de poivrot insultant était en fait tout ça, mais également un sale con sans vergogne qui venait de buter quelqu'un juste pour le plaisir de le faire. Et ce genre de type lui sortait par le cul de façon furieuse. Lui-même avait l'habitude de se mettre dans la merde. De s'attirer des ennemis. Des coups, des tirs et on en passe d'autres. Mais il ne tuait jamais, à moins que la nécessité ne soit complète. C'était une règle qu'il se faisait et s'imposait avec une rigueur de moine tibétain.

Or, il avait affaire à un con qui tirait à tout va, et ça, c'était des plans pour que le type finisse en brochette enfilée sur l'arme du crime. Et pas au sens figuré. Oeil pour oeil, dent pour dent, mort pour mort. Uniquement en cas de nécessité. Et les types qui agissaient comme ce débile venait de le faire, on avait même inventé un nom pour ça. Ça s'appelle des terroristes. Et les terroristes, ça finit en morceaux éclatés. Celui-ci ne ferait pas exception.

Au détail près qu'il allait imploser par sodomie armée sans sommation.

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MessageSujet: Re: Tu préfères des noisettes ou des champignons? ~ [PV : Makoto & Troy ]   Mar 17 Jan - 22:43

Quand on est pirate, le principe c'est d'aller au moins jusqu'au bout de ce qu'on entreprend. Dans le cas où vous êtes un sniper embusqué, ce principe veut généralement que vous restiez caché pour finir le job tranquillement. Cela dit, un bon pirate ne respecte jamais les principes qu'il s'est lui-même fixé. Question de principe. Aussi, alors que j'avais déjà remballé mon fusil et que j'avais redescendu l'escalier qui menait au hall de l'hôtel d'en face, alors que je venais de terminer mon gentil petit discours de terroriste et alors que je m'apprêtais à sortir pour attendre tranquillement devant l'autre hôtel pour qu'on me rapporte ce que je m'étais promis d'obtenir, ce connard de Jean-Tom me répondit. Plusieurs secondes auparavant, c'était la demoiselle écureuil qui m'avait contacté, pour me dire qu'elle allait m'bousiller la tronche et toute la connerie du genre. C'était passé inaperçu à travers les fausses menaces des hôteliers terrorisés et les cris des clients. Certains commençaient à se battre apparemment pour savoir s'il fallait ou non répondre à mes exigences. Mais bref. Ce que Jean-Tom me répondit, ça me resta un looooooooooooong moment en travers de la gorge. Au moins deux secondes. Le type, il est tranquille à boire sa merde. Je le menace pour qu'il m'apporte à boire. Et le seul truc qu'il trouve à dire, c'est qu'il boit un WHISKY ? UN WHISKY BORDEL? MAIS C'EST QUOI CE TYPE ?

Pour ceux qui s'étonnent de ma réaction, il est important de vous conter la symbolique de l'alcool chez un pirate et accessoirement chez un ivrogne. Généralement, les deux vont de pair, mais en tant que grand spécialiste, je pense être le meilleur à pouvoir vous expliquer le problème. Dans notre monde, l'alcool a une place importante dans la société. Mais nous pouvons distinguer trois grands types d'alcool. La bière est le premier d'entre eux. C'est l'alcool de base, l'unité de mesure. Pas spécialement la meilleure de nos amies, mais une putain de bonne alliée. Pour tout ivrogne, savoir compter en bière est indispensable. Le second type d'alcool est le rhum, le vin et le pur. Les trois, en plus d'être très prisés des pirates ou des personnalités notoires est ce qu'on peut appeler l'alcool du peuple. Celui qui est consommé partout, que ce soit sur terre ou en mer, cet alcool du peuple a le mérite d'être devenu culturel. Il est important de penser "Rhum" pour un pirate ou bien "Vin" pour quelqu'un qui veut se donner un genre. Tout ceci nous amène à la troisième catégorie. En principe, on peut regrouper absolument tous les autres substances alcoolisées dans celle-ci, mais ce n'est pas tout à fait vrai. On appelle cette catégorie "L'alcool de circonstance". Celui-ci, on ne le trouve qu'à des endroits précis. Et il est IMPORTANT de boire l'alcool de circonstance au moment où on peut le faire. Et l'alcool de circonstance actuel était la liqueur de noisettes. ET PAS LE WHISKY. J'allais donc devoir lui apprendre la vie de plus près.

Heureusement pour moi, je ne m'étais pas encore assis, et c'est avec plaisir que j'augmentais la vitesse de mon pas pour regagner l'entrée de l'hôtel. Les gardes ne mirent pas longtemps avant de déguerpir, ayant clairement reconnus le bonhomme qu'ils avaient chassés un peu plus tôt et qui n'avait pas hésité à abattre leur collègue. Ils filèrent avertir la sécurité et le reste du monde que j'arrivais. Mais c'était avec bien peu d'effet. En tirant une petite balle, j'avais provoqué une superbe rixe. Les gens se frappaient, me soutenant ou non, de peur d'être la prochaine cible. J'avançais dans l'allée qui menait à l'hôtel, sobre, alors que le peuple courait vers la sortie, ou bien se mettait sur la tronche de manière assez violente. J'étais le tireur qui avait tué un homme de sang-froid. Devait-on me donner ce que je demandais pour ne pas qu'il y ait plus de victimes? Devait-on se camoufler et attendre les renforts au risque de voir à nouveaux des innocents tomber? Innocent, je ne l'étais plus. Je ne l'ai jamais été. Alors le comportement des gens m'importait peu. J'avançais simplement droit vers mon objectif, le peuple libérant naturellement mon passage. Puis j'arrivai aux côtés de Jean-Tom. Et baillai.

"Dis-donc toi, c'est pas..."

Puis un bris de verre. De bouteille de verre même. Ce bruit si habituel et insupportable que je connaissais comme si je l'avais inventé. De l'alcool perdu. Une bataille quelconque. Qui entraîne mouvements et fracas. Je levais instantanément la tête vers ce que j'avais entendu. Et j'ai compris. Les clients se battaient ou bien fuyaient le restaurant et le bar qui allait avec. D'abord satisfait parce que j'avais trouvé ce dernier, j'ai rapidement appréhendé la suite. La situation dégénérait plus que ce que j'avais pensé. Si le bordel était prévisible, l'émeute qui s'en suivait n'était pas censée prendre autant d'ampleur. Les gens se frappaient dessus depuis mon arrivée. Certains, terrorisées, commençaient à s'en prendre à la sécurité qui tentait de les calmer. Ils n'avaient plus rien en main. Des fenêtres brisées, des clients évanouis, ensanglantés, voir assommés par les gardes pour certains, les tables et les chaises renversées, les réserves de nourriture et de boissons au sol... Et ça ne m'allait pas du tout. D'une parce qu'à ce rythme, je n'aurais plus rien eu à ramener à mes deux andouilles de compagnons, de deux parce que les gardes commençaient à détourner leur attention du peuple pour revenir se concentrer sur moi.

Jusqu'à ce que bon. La sécurité délaissa totalement le peuple déchaîné. Se rassembla pour discuter. Puis les hommes m'encerclèrent. Moi, Jean-Tom et l'écureuil. Car étonnement, eux, n'avaient pas bougé. Moi qui pensais que c'étaient (du moins pour la demoiselle) des abrutis comme les autres. Quelque part, ça me rassura. De savoir que j'avais des têtes connues autour de moi dans ce genre de cas. Je me sentais moins seul. Quoiqu'en sachant qu'ils n'étaient pas franchement alliés eux non plus, il y avait matière à me sentir perplexe. J'ai préféré garder mon calme et analyser la situation d'un œil... d'un œil. Je voyais flou de toute manière, alors je ne perdais pas trop de détails quand je n'utilisais pas l'autre. Autour de nous, une bonne dizaine de gardes, tous plus ou moins armé. Mais inexpérimentés. Du moins, par rapport à moi. J'avais fait la guerre moi, môssieur. Si si. Enfin... J'ai failli la faire, mais même ! Je n’étais pas loin. Donc ce ne sont pas trois cons debout dans un bar qui allaient me faire peur. D'autant que j'avais déjà vécu la situation un bon nombre de fois.

Cela dit, seul, j'aurais probablement eu du mal à me défaire de tous les bonhommes. Surtout que j'avais toujours en tête d'accomplir mon objectif principal : récupérer ce putain d'alcool pour le trajet. J'étais enfin arrivé au bon endroit. Il était hors de question que je lâche l'affaire. Mais il me fallait au moins une diversion pour échapper à ces andouilles. Ou un collègue. C'est toujours pratique d'avoir un collègue quand on est dans la merde. On peut se partager le job. Aussi, et sans vraiment le prévenir, je posais les mains sur les épaules de Jean-Tom. Je posais les yeux sur son revolver et me suis mis à rigoler. Je vous ai dit que j'étais bon acteur? Parce que c'est le cas. Et la démonstration que j'allais faire à ce moment-là devait heureusement être la plus crédible de ma vie.

"Je disais... Dis-donc toi, vieux frère. C'est bien beau de m'appeler pour que je me ramène ici, mais t'aurais pu commencer de ton côté aussi au lieu de garder ton cul sur la chaise et ton flingue sur la table. On est deux hein, je n'veux pas être le seul à bosser ici. Pas croyable ça. Un coup à deux, un coup à deux... Tu parles d'un bon infiltré ! J'savais qu'il fallait qu'on fasse comme d'habitude, bordel."

Et alors que je posais la main sur son flingue pour lui remettre moi-même dans la sienne, je me retournais avec un grand sourire vers la dizaine d'homme devant moi. Puis je jetais un coup d'œil au bar. Qu'il le veuille ou non, ce Jean-Tom était désormais mon allié. Alors il avait intérêt à être une bonne diversion.


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MessageSujet: Re: Tu préfères des noisettes ou des champignons? ~ [PV : Makoto & Troy ]   Ven 20 Jan - 20:24


« Bon... Bon... Bon... »

C'était le bordel. Infernal, le dawa, le box, le chaos, l'anarchie ! Appelez ça comme vous voulez, mais une orgie dans le sang à coter, c'est une promenade de santé ! Et ça se tape dessus et ça cris et ça pleure et gna gna gna. Et dans ses moment-là,on n'a envie que d'une chose, c'est de s'asseoir par terre de poser les mains sous le menton et de soupirer comme ce n'est pas permis, de regarder le temps passé, accessoirement de se moquer de ceux qui se font casser la gueule et compagnie... Enfin bon. Ou dans le cas de Makoto qui était rouge comme un coquelicot, qui était comme sur le point d'exploser avec toute cette colère et cette frustration qui s'était accumulé en si peu de temps en elle... Foncez dans le tas, peut-importe la personne qui vous passe sous la main et frappez jusqu'à ce qu'elle tombe au sol et hop, vous passer au suivant. C'est ce qu'elle aurait pu faire.. Ce qui lui avait en une seconde traversée l'esprit ! Mais non, elle était restée là à regarder sans rien dire, les joues rouges, les points serrés.

Puis finalement, elle se laissa tomber les fesses par terre, s'asseyant en tailleur posant les coudes sur ses genoux et tenant sa tête avec les poings en soupirant. Qu'est-ce qu'elle foutait là au final ? Pourquoi elle était venue ? Et c'était quoi tout ce cirque ? Limite elle s'imaginait déjà le savon qu'on allait lui passer quand tout serait fini. Bah oui, la marine qui avait laissé un perturbé psychologique tuer un mec et foutre le bordel juste pour boire un coup. Sa carrière était finie ! Encore plus sûr que deux et deux font cinq ! Bon, fallait qu'elle trouve une solution pour tout arranger, elle n'allait quand même pas le laisser faire ! Elle lui exploserait la gueule et après... Hum.. Après on verra nous n'y somme pas encore, mais dans un premier temps, il lui fallait un plan d'action, il faut dire que ce n'était pas gagné, elle trop habituée à foncer dans le tas tête baisser, réfléchir à une stratégie devenait une épreuve de force psychologique, le parcours du combattant le plus difficile à réaliser pour elle !

Le pire.. LE PIRE ! C'est qu'elle avait juste voulu jeter une misérable noisette dans la gueule d'un misérable type. Et aussi ! Qu'est-ce qu'il foutait aussi par terre celui-là hein ? Et pourquoi cette stupide branche c'était cassé ? Et qu'ensuite elle était lamentablement tombée sur le mec qu'elle croyait mort, mais qui en fait ne l'était pas ! Et puis il y avait eu l'arriver de l'autre type qui avait marché sur la main du premier type et qui avait gueule comme un taré et ensuite, il avait voulu aider Makoto, mais le premier type avait était plus rapide, puis, là... impardonnable, sans même s'être présenté il lui avait tâté la gueule, alors elle lui avait foutu son poing dans la figure et était partie se cacher derrière le type qui avait marché sur la main du premier type et il l'avait invité à boire, elle avait dit oui et... Et... Et c'est là, que le bordel avait commencé.... Dur... Dur la vie d'un écureuil...

Makoto ne faisait même plus attention à ce qui se passait autour d'elle, plonger dans une intense réflexion cherchant le meilleur moyen d'arranger tout ça.. Bien que cela, ne semblait pas être possible, elle se gratta la joue avec son index, soupirant une nouvelle fois, levant les yeux au ciel, marmonnant des paroles incompréhensibles, regardant ses mains, remuant ses lèvres.. Se grattant les oreilles de temps à autres, collant sa joue contre sa douce fourrure... Puis, elle revient dans sa position initiale, les coudes sur les genoux, ses mains tenant sa tête...

- ... Bon, bon bon...

Bon, bon bon... BON ! On va tous mûrir !!! Comme dit la mûre dans la pub oasis. C'était un peu ce que pouvait penser Makoto, enfin, aussi pouvait-elle bien penser à ce que pouvait penser un caillou qui pensait à ce que pensait une fourmi qui marchait sur ce caillou... Est-ce vraiment important, ou même utile de savoir ça ? Oui, en vrai on s'en fiche comme du prénom que vous donnez a vos chaussettes, propre ou sale, à la fin cela n'a pas d'importance.

Bon, Makoto fini par se redresser, tapant doucement son poing droit dans sa main gauche, signe d'une super méga trop bonne idée ! Puis elle se releva et.. Et ben elle en avait loupé des choses tient. Il se trouvait que le dit Troy s'était pointé. Bon, ben c'était déjà bien, y avait donc pas besoin de le chercher je ne sais où ! Et puis.... Qu'est-ce qu'il raconte lui ?... Makoto avait pointé son doigt sur Troy qui était en train de dire que.. Celui qui avait invité Mako-chan à boire de la liqueur de noisette c'était son ami, son collègue, son pote... NON MAIS ON SE FOUT DE MA GUEULE ?

Et puis là... Qui aurait pu le deviner ? Alors, qu'il ne semblait pourtant pas se connaître du tout... Et là.. Avaient-ils créer une ruse pour attirer des jeunes filles dans leurs filets ?.. C'était peut-être.. DES PERVERS SEXUELS, HEIN ? Bah, ça pouvait très bien être possible... Sur le coup Makoto ne savait plus quoi faire.. Jusqu'à ce qu'elle se rend compte qu'elle était entouré de gros bras de la sécurité.. Elle les regarda un moment.. Sécurité... Marine.. Sécurité... Marine... Bon, bon, c'est un peu la même chose non ? Donc, elle pouvait toujours mettre son plan a exécution... Fallait juste qu'elle fasse attention à ne pas se pendre une mandale dans la gueule, ça fait toujours mal. Donc elle avait son doigt toujours pointé sur Troy ouais, c'est mal poli à ce qui paraît mais, on s'en fiche !

-- Moi, Sergent Makoto Nanaya, je vous arrête pour meurtre ! Elle pointa ensuite son doigt sur l'autre gus.- Et vous pour complicité.

Bah oui, elle avait toujours cet air fière quand elle disait ça. Généralement avec sa bouille trop mignonne c'est loin de faire sérieux, mais bon...

-- Rendez-vous gentiment et il ne vous sera fait aucun mal !

Bon, bon, elle posa ses points sur ses hanches, l'air déterminé et se voulant un poil menaçante, tout autour d'eux, les gars de la sécurité allaient surement faire ce qu'elle demande vu qu'elle était de l'armée hein ? Hein ? Heeiiin é_è.. Enfin bon, de toute façon c'était simple, soit ils se laissaient faire, soit, ils allaient se taper dessus, soit ils allaient essayer de s'enfuir...
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MessageSujet: Re: Tu préfères des noisettes ou des champignons? ~ [PV : Makoto & Troy ]   Ven 20 Jan - 23:31

La patience était pas nécessairement le truc le plus vertueux et augmenté dans la personnalité d'Icarus, aussi il avait fini par se monter des trucs avec le temps. Des trucs pour pas se mettre à importuner les gens autour de lui. Pour pas rendre leur vie pénible par ses propres gémissements dans leurs oreilles bourdonnantes. Ou en ce moment précis, pour éviter d'aller tous leur casser les jambes et les mâchoires pour qu'ils s'écrasent finissent par la fermer. Des gens qui courent partout. Qui gueulent partout. Qui se foutent sur la gueule entre eux à volonté. Il était tombé sur le résultat d'un équivalent de bagarre de taverne, mais qui était en train de prendre place dans un hôtel de grand luxe sur un quartier passant. N'y avait-il donc aucun bordel de coin où il pouvait relaxer et prendre un verre sans se faire déranger par la première vague de boulets compulsifs du peloton? Il fallait croire que non.

Aussi, histoire de contenir un quelconque élan de violence qui ne pourrait résulter qu'en sa condamnation par la jolie donzelle qui l'accompagnait, Icarus s'était mis à chanter une chanson qu'il connaissait bien. C'était un mec qu'il avait rencontré une fois par le passé qui la lui avait apprise. Il avait également appris à lui et Ezeckiel le principe de la Révolution par la même occasion. Un truc qui parle de dépassement de soi, de combattre les tyrans qui se croient l'autorité. Un beau truc bien motivant qu'on se doit de chanter jusqu'à la fin, comme le fit Icarus en marmonnant alors qu'il hochait la tête au rythme d'un battement qu'il était le seul à entendre. Puis, surprise : du coin de l'oeil, il distingua la forme familière d'un homme qu'il connaissait depuis un très court laps de temps. Eh bah, ses arguments avaient eu effet? C'était une première. Pourtant, c'était bel et bien le con de l'entrée qui s'était improvisé en tireur dangereux. Il marchait tranquille vers eux, son arme - un objet de fort belle facture, il fallait le dire - appuyée sur l'épaule. Sans un mot, il se pointa aux côtés de l'inventeur, l'air naturel. Ouvrant la bouche pour bailler un coup. Il allait ensuite commencer une phrase, mais fut interrompu par un bruit de verre brisé. Heureusement qu'il se détourna pour l'occasion, car il aurait pu voir Icarus également crisper les doigts sur son verre quand le son retentit. Un frisson dans le dos pour tenter de continuer à paraître naturel, et on prend une bonne grosse gorgée pour terminer de faire passer le mauvais moment. Un fond encore qui persistait tout en bas du verre ; autant ne pas faire de chichis et finir le tout rapidement, avant qu'il doive partir en ayant ça sur la conscience. On porte le verre une dernière fois aux lèvres, écoutant les propos du mec qui se met à parler de...Icarus passa à un cheveux de recracher le liquide qu'il venait de boire. Un violent soubresaut, prenant appui à deux mains sur le comptoir, avalant de justesse la fin de son verre pour ensuite tousser violemment quelques coups.

IL VENAIT DE DIRE QUOI!?

'' Holà, holà, stop stop stooooop! J'ignore sérieusement ce que t'avais versé dans le dernier truc que t'as consommé, mais va pas m'impliquer dans tes plans de défoncé! J'ai absolument rien à voir avec- ''
'' Moi, Sergent Makoto Nanaya, je vous arrête pour meurtre ! ''
'' ...Heu? ''
'' Et vous pour complicité. ''
'' .......EEEEEEEEEEEEH!?


Un cri on ne pouvait plus spontané, vu ce qui venait de se dérouler à côté de lui en...quoi, quinze secondes? Le temps où il buvait lentement son whisky, peinard sur le comptoir, il semblait déjà curieusement bien lointain. Il était encore bloqué pourtant sur la même position qu'il avait adoptée au moment de mettre les choses au clair avec l'autre tireur mal foutu. Le doigt encore pointé sur sa sale gueule, seulement, la tête maintenant tournée vers la jeune marine avec une expression qui aurait aisément pu en devenir comique. Il venait de profondément se faire enculer à sec par un type qui l'avait impliqué comme ça dans une histoire, sans doute pour tenter de s'en sortir. Ou juste d'avoir une deuxième cible à descendre, histoire d'augmenter ses chances. Ou ultimement, il pouvait aussi juste avoir décidé de le faire couler avec lui. Charmant.

'' Rendez-vous gentiment et il ne vous sera fait aucun mal !

Lentement, Icarus ferma les yeux. Sa main pointée se ramollit, pour finalement faire un arc large et se terminer sur le visage de son possesseur. Pendant un moment, Icarus sembla presque se liquéfier, perdant de sa stature pour se pencher inexorablement jusqu'à sembler presque bossu. La main toujours sur le visage, il se redressa pourtant subitement, tournant le dos aux deux interlocuteurs dont il avait hérité, ainsi qu'aux bons gardes de sécurité qui les avaient rejoints. sa main trouva finalement le chemin menant à la bouteille ouverte sur le comptoir, laquelle retrouva rapidement son bouchon, bien serré pour éviter toute perte. Le contenant de vitre fut finalement porté jusque dans le sac à bandoulière de l'inventeur, qui referma ce dernier une fois qu'il eut ajouté la liqueur à ses effets personnels.

Icarus faisait maintenant de nouveau face aux éventuels assaillants qui les entouraient lui et - il se trucida intérieurement de même songer à ce terme - son compère du moment. Les vertèbres de son cou craquèrent de façon sonore alors qu'il remontait lentement ses manches, repliant les bords avec application pour les monter juste avant les coudes. Le tout était autant du fait de profiter d'un instant de répit, que pour faire voir aux menaces potentielles d'en face ce que cachait sa manche droite. Avec les secondes, l'équipement couvrant le bras droit de l'échevelé se dévoila de plus en plus, soulevant des regards à la fois intrigués et incertains de la part du personnel de sécurité venu porter main forte à une officière en charge de l'affaire. Le dernier mouvement qu'effectua l'inventeur fut pour décrire un large arc des deux bras, envoyant finalement son poing gauche s'écraser dans sa main droite, provoquant les lignes translucides de son équipement à soudainement s'illuminer vivement. Les dés étaient lancés, la suite allait appartenir aux autres.

'' Pardon, j'ai d'autres plans qui m'attendent. Et même si je me refuse à frapper une femme, tous les autres, j'hésiterai pas à vous enfoncer vos propres pieds dans la gorge si vous tentez quelque chose de con. ''

Qui sait, s'il prenait des airs de dur, ils allaient peut-être obéir? Y a des gens qu'il suffit d'impressionner pour qu'ils vous foutent la paix parfois, hein. Avec un peu de chance, les tarlouses semi-armés qui leur faisaient face seraient de cette catégorie. Et pis en attendant, Icarus avait absolument aucune intention d'être celui qui porterait le premier coup. No violence, mec, la paix résout les problèmes.

Et sinon, la violence les décale.

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MessageSujet: Re: Tu préfères des noisettes ou des champignons? ~ [PV : Makoto & Troy ]   Dim 22 Jan - 3:57

En 29 ans et quelques de vie, on peut dire que j'étais devenu l'un des plus grands spécialistes de l'alcool sur notre planète. Non pas parce que je le buvais à outrance, ni parce que je connaissais tous les noms et tous les gouts. Mais plutôt parce que l'alcool était une partie de moi et que je connais exactement tout ce qui se rattache à moi. Car oui, comme vous l'aviez déjà constaté, ma vie n'a tellement pas d'intérêt qu'il est heureux que je me souvienne du peu qui fait avancer les choses chez moi. Et contrairement à ce qu'on pourrait penser, l'alcool fait avancer les choses. Dans le cas présent, mon addiction à la bouteille était l'explication de ma présence dans l'hôtel. Il était mon but final aussi. Et en fait, il était partout depuis que je suis arrivé sur cette île. Si j'ai appris plusieurs choses sur la boisson, c'était bien pour en tirer profit d'une façon ou d'une autre. Et c'est en à peine quelques cinq minutes que je pu réviser les plus importantes règles du bon alcoolique.

La première étant évidemment la plus répandue : Quelle que soit la situation, tant qu'il y a de l'alcool à portée, consomme-le. Si tu attends, qui sait qui le consommera? L'opportunité me tendait les bras alors que nous étions juste à côté du comptoir. A côté de moi, Jean-Tom, juste en face, la fille écureuil et tout autour les gardes. Et qu'y avait-il derrière la demoiselle à queue rousse? Je vous le donne en mille : le comptoir, les gars. Et un comptoir, en plus d'y avoir toujours quelques bières posées dessus, y a toujours une sympathique réserve d'alcool derrière. Voilà mon Graal, à portée de main. Je calculais la place que j'avais dans le grand sac et dans le drap du fusil pour y emporter des bouteilles. Largement assez pour trois jours de route chacun. Restait à atteindre l'arrière du comptoir. Et quoi de plus simple pour ça que de profiter de ses actes aussi fourbes soient-ils. Je regardais Jean-Tom qui semblait prendre plutôt bien la chose et se préparer au combat. Je souris, tranquillement avant de me tourner vers la femme écureuil et lever les bras en l'air, tout en me posant sur la chaise la plus proche de la sienne. Puis je plongeais mon regard dans le sien et me débrouillait pour qu'elle soit la seule à entendre ce que je lui disais. Ce qui n'était pas particulièrement difficile, vu l'état de concentration dans lequel était Jean-Tom dont le dos me faisait face,

"Je me rends mademoiselle. Enfin, plus ou moins. Disons que j'ai fait ma part du boulot, maintenant, c'est à lui de faire la sienne. Si tout se passe bien, je n'ai même pas besoin de bouger. Vous pouvez même m'attacher, croyez-moi... Je ne me lèverai que pour aller boire un verre."

Sans vraiment faire attention à la réaction de la demoiselle, je prenais une position décontractée tout en prenant soin de laisser mes mains à découverts, mais de manière assez inaccessible au cas où elle voulait m'attacher. Je restai ainsi quelques secondes en guettant ce qui se passait. Je posais l'œil sur Jean-Tom qui était prêt à en découdre puis sur chacun des gardes de la sécurité qui n'attendaient qu'un seul mouvement de notre part, ou un ordre venant de quelqu'un. N'empêche... Ce n’est pas de bol. Déjà que la sécurité était à nos trousses, voilà que l'écureuil faisait partie de la marine. Jolie coïncidence. Puis soudain, un bruit. Un énième fracas au niveau d'un des deux piliers centraux. Entendons-nous, le bar était tout au fond du hall et le hall était grand. Sur plus une trentaine de mètre s'étendait un carrelage propre (qui avait depuis quelques minutes tendance à éclater sous le poids des objets qui tombent ou bien à rougir à cause du sang versé d'un gros majordome) dans un espace rayonnant. Les murs extérieurs étaient tous vitrés et le plafond et les murs intérieurs étaient d'un jaune clair et chaleureux. Le fait que le hall soit un dôme rajoutait un côté agréable à l'ensemble. Une belle architecture en somme, hélas plus ou moins gâchés par deux grands et forts piliers jaunes dispatché à des endroits stratégiques de la pièce afin de maintenir le poids du reste de l'hôtel de manière sure.

Et pour revenir à ce fracas, il s'agissait encore d'un client paniqué qui se battait avec une femme de chambre. Apparemment, c'était un gros et vieux monsieur riche du gouvernement qui avait violé une femme de chambre (une dame noire assez laide pourtant) à la sortie de sa douche. Et évidemment, elle avait choisis ce moment-là pour se venger. Elle avait prévenu la sécurité elle aussi mais seul un téméraire majordome lui était venu en aide. Cela étant, il fallait savoir que ce gros monsieur était connu pour ses frasques sexuelles diverses et variées, mais aussi pour sa fâcheuse tendance à toujours vouloir gérer la crise. Seulement, dans le cas présent, la crise, c'était moi, Jean-Tom, la femme violée et lui. Et quand on sait qu'il y a une émeute à côté, ça fait des bulles. Et c'est ainsi que le majordome avait fini par assommer le politique qui s'était effondré lamentablement sur la table en verre toute proche du grand pilier à l'entrée, l'autre étant tout près du comptoir. Ce bruit d'une forte intensité eut évidemment l'effet que j'espérais: l'un des gardes de la sécurité nous entourant se rua vers Jean-Tom immédiatement suivi par la plupart de ses congénères. Il ne m'en fallut pas plus pour bondir de ma chaise et franchir le comptoir. L'effet de surprise. C'est ce qui est bien dans une bataille. Même si la mienne consistait évidemment à boire un coup.

C'est à ce moment-là que j'appliquai la deuxième des règles les plus importantes de l'alcool. Si vous n'avez pas soif, ne buvez pas. Gardez pour plus tard. Ooooh, je n'allais pas me priver de garder pour plus tard. Croyez-moi, l'endroit derrière lequel j'avais atterri était une vraie mine d'or. Des bouteilles en veux-tu en voilà, des verres de haut calibre, la caisse du magasin (pour laquelle je n'avais aucun intérêt, mais tout de même) et j'en passe. Il ne me fallait pas plus de quelques secondes pour me décider sur ce que j'allais faire. J'attrapais mon grand sac que j'avais on ne sait trop comment réussi à caler dans ma poche et le dépliai. Il y avait là de quoi mettre au moins une vingtaine de bouteilles pleines. Et je ne me privai pas de le remplir. J'attrapais un peu de tout. De l'alcool pur, du rhum, de la liqueur de noisettes ou des bières, rien n'y échappait. Sauf peut-être le whisky. Puis je ficelai le sac et constatai avec perplexité son poids. Il faisait au moins autant que le fusil, et à bout de bras, ça faisait mal. Environ une quinzaine de kilos d'alcool. Je souriais face à l'idée que tout finirait dans mon gosier. Mais je faisais la moue à l'idée de tout porter. J'attrapais alors le drap qui entourait mon fusil et commençait à le remplir lui aussi de toutes les bouteilles qui me passaient sous la main.

A mon grand désespoir, je ne pus qu'observer la vanité de mes actes : après avoir noué le putain de drap, il était désormais évident que je ne réussirais pas à porter les deux. Enfin, je dis ça maintenant, mais à l'époque, il avait quand même fallu que je fasse plusieurs mètres à tenter de porter mes deux énormes sacs pour me rendre compte qu'il fallait au moins en sacrifier un. C'est avec résiliation que je déposais la couette encore remplie près du pilier qui bordait le comptoir. Mais il était temps de respecter une règle en plus. Je repassais de l'autre côté du comptoir et ne fit pas vraiment attention à ce que faisait Jean-Tom. Cela dit, ça ne m'empêcha pas de constater que c'était une nouvelle fois le boxon. Probablement dépassé par les évènements, les membres de la sécurité tapaient sur tout ce qui bouge, y compris sur eux-mêmes. Ce qui mettait probablement l'écureuil en mauvaise posture mais arrangeait pas mal mes affaires. Sans compter celle de Jean-Tom qui (quel idiot çui-là) devait avoir moins de garde sur le dos que précédemment. C'est alors que je constatai que celui-ci avait oublié son pistolet sur la table de tout à l'heure.

Hum.

Cruelle hésitation. Qui ne dura pas longtemps ceci dit : j'évitais rapidement le coup de matraque que tente de m'asséner un garde avant de conclure qu'il était surement préférable de ne pas attendre plus longtemps pour respecter la troisième règle. Fi la sécurité, fi les deux personnes que j'avais croisées et tous les autres : si je voulais me sortir de ce pétri, il me fallait faire une nouvelle fois une diversion conséquente. Il y avait donc deux solutions à moi : soit je trouvais un moyen de m'enfuir discrètement (ce qui était plutôt difficile vu l'état de la cohue encore présente dans la salle et en sachant que la sécurité, si elle n'était pas très organisée, veillait toujours à ce que je n'aille pas trop loin), soit je me débarrassais au moins temporairement du peuple, même si ça m'impliquait dedans. Je préférais croire en la troisième règle et donc choisir la deuxième option. C'est donc sans trop d'hésitation que j'attrapai le flingue sur la table et que je le pointais vers le drap que j'avais laissé un peu plus tôt, toujours rempli de bouteilles. Si je savais une chose de l'alcool, c'est que c'était hautement inflammable, et même si je ne supportais pas d'en gâcher, je n'allais jamais à l'encontre de mes propres principes. Alors oui, j'ai peut-être des tendances suicidaires, pyromanes, explosives ou je ne sais quoi, mais effectivement, j'allais encore une fois faire exploser une bouteille d'alcool. Encore une fois, parce que oui, c'est finalement devenu une habitude, même si en dehors des circonstances actuelles et celles de mon futur contre d'étranges autruches, c'était plutôt anecdotique qu'autre chose. Oui messieurs dames, je vous promets que c'est la dernière fois que je me sauve la mise en faisant exploser ma boisson favorite. Mais je ne le fis que pour une seule chose. Pour respecter mon troisième grand principe. Si tu ne peux pas boire d'alcool, empêche quiconque de le boire à ta place. Et quoi de mieux pour ça que de le supprimer. D'où le fait que je décochai une balle en plein vers le sac. Et soyons clairs : je m'attendais à subir le souffle de l'explosion que j'allais créer, et c'est la raison pour laquelle je bondis rapidement sous la table, encombré de mon sac et de mon fusil, attrapant par réflexe la fille écureuil, comme pour la protéger.

Ce que j'avais un peu moins prévu, c'est que l'un des deux grands piliers du hall, qui se trouvait juste à côté, cède. Et c'est dans ce genre de cas que j'adorais mon dernier principe : en cas de problème, bois un coup, tout passe mieux. Même un plafond.


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Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Tu préfères des noisettes ou des champignons? ~ [PV : Makoto & Troy ]   Lun 23 Jan - 23:02


« Arrrrrrrg OO »

Elle se gratta la joue avec son doigt, puis croisa ses bras sous sa poitrine d'un air supérieur, du genre "J'vous massacre les choux ♥". Bon, bon la réaction du deuxième homme la laissait perplexe... Mais, peut-être était-ce une ruse ? Du genre, je fais comme si j'étais pas avec lui, mais en fait je suis avec lui. Du genre comme ça, elle me lâche les baskets, elle colle l'autre comme un chewing-gum-gum, j'en profite pour faire genre de me tirer et là BIM ! Je sauve mon poto et on se barre en la laissant moisir comme du fromage en plein soleil... Mais, non, non non, ça ne prendrait pas ! Makoto n'allait pas tomber dans leurs pièges débiles ! Elle allait coffret les deux et c'est tout ! Puis crotte à la fin hein !

Haha, mais quel gentleman ! Il ne frappe pas les filles. D'un coter c'est bon signe pour elle, risque amoindris qu'elle se prenne une mandale dans la gueule d'un mec visiblement beaucoup plus fort qu'elle. Au moins, elle ne rentrera pas défiguré. Très très bon donc. Enfin, il comptait mettre une raclé aux mecs de la sécurité en espèrent qu'ils étaient assez forts ET nombreux pour s'occuper des deux gugusses sans trop de dommage, enfin sans se faire tuer surtout... Et attend ! L'autre était venu fraîche comme un coquelicot à coter de Makoto, enfin, il avait les bras en l'air et avait posé ses fesses sur une chaise. Ridicule mais, bon on ne peut pas lui en vouloir. Enfin soit, il disait qu'il ne bougerait pas et gna gna gna. Euh ?.. C'était une blague ?... C'était quoi cette combine à deux francs cinq sous ? Que pour aller boire un verre qu'il dit hein ?

- Même pas pour rire tu bouge ton petit cul de ce siège. Lui souffla-t-elle doucement.

Et hop ! Un fracas et Makoto fit volte-face. Un grand résonnement dans toute la bâtisse, c'était un client et une nénette surement un employer de l'hôtel de toute façon, dans le bordel général plus rien n'étonnait la jeune femme ! Et puis, comme si cela ne suffisait pas, alors que pendant quelques secondes le calme semblait. Oui, semblait, parce que Mako-chan avait osé penser que c'était calme d'un coup... Il ne fallut que quelques fractions de secondes pour que recommence les cris, les coups et tout le gnagna qui allait avec. C'est donc avec une tête ultra blasé que Makoto se retourna et là... IL EST OU CELUI-LA ?!? Nom d'un kiwi intergalactique. Il avait profité du souk pour se tirer. Le petit... Salopiaud !!Mais bon.. Pas le temps de le chercher ! La sécurité avait déjà attaqué et comme s'il ne manquait [encore] que ça, ils se tapaient littéralement entre eux.. Punaise qu'elle plait, une bande de bras casser et puis... IL FALLAIT QUAND MÊME QU'ELLE LE RETROUVE !! Mais quel chiant ce n'est pas vrai ! Elle lui avait dit de ne pas bouger son cul, crotte alors.

Et comme si cela ne suffisait [ENCORE] pas. Il avait fallu qu'un mec de la sécurité prenne aussi Makoto pour cible... ET MAIS... Arrrrrg ! Elle avait littéralement envie d'exploser tel une bombe a retardement, elle était vraiment mais vraiment en colère, du genre en colère quoi ! Si bien qu'elle écrasa avec rage son poing dans la figure du sécuritaire (je ne suis pas sûre que ça existe comme mot mais bon..), si bien qu'il finit par faire un magnifique vole planer -qui aurait était noté 9 | 8 | 8.5 au J.O - Il s'était donc écrasé sur le sol la tête dans le comptoir, il yeux en forme de croix, le sang pissant du nez -comme dans les cartoons - Nan mais sérieux.. C'était vraiment, mais vraiment le Chaos ici.. Makoto se prit la tête dans les mains en soupirant, s'accroupissant au sol en se demandant ce qu'elle foutait là et surtout qu'elle allait passer un putain de sale quart d'heure quand elle retournerait au boulot.. Et surtout.. Elle était persuadée qu'elle allait perdre son travail et là.... C'était vraiment la merde.

Bon, fallait quand même faire quelques choses, Makoto se releva, si les mecs de la sécurité se tapait dessus, fallait que quelqu'un stop les deux autres types. Le premier était je ne sais où mais l'autre ne devait pas être très loin. Elle s'élança, mais.. Avant d'avoir le temps de faire quoi que ce soit elle s'arrêta net quand une explosion... PUTAIN UNE EXPLOSION !!! Allez savoir comment c'était arrivé par réflexe elle se serait recroqueviller en boule mais, pas cette fois, elle se sentit tirer.. Elle mit du temps à comprendre que c'était son prisonnier qui venait de la protéger ? ... Elle avait mis ses mains sur la tête, il faut dire que sur le coup elle flippait punaise, un truc de dingue, elle en tremblait même. Elle avait vu des choses, elle avait vécu des aventures et tout ça mais une explosion.. C'était une première sans compter que... Le pilier le plus porche semblait avoir reçu une bonne partie de l'explosion en plein face, si bien qu'il s'était fissuré et que... Ben QUE TOUT ALLEZ LEUR TOMBER SUR LA GUEULE !!!!!

- FAUT SE BARRER D'ICI !!

Qu'elle hurla comme une malade avant de voir tout le monde courir dans tous les sens.. Quels cons les gens... Enfin.. Makoto elle finit par ce recroqueviller en boule.. Par réflexe comme toujours. Elle n'allait surement pas bouger de là, trop la trouille pour ça... Bah oui c'est dur la vie d'écureuil.
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MessageSujet: Re: Tu préfères des noisettes ou des champignons? ~ [PV : Makoto & Troy ]   Jeu 26 Jan - 1:55

Prévisible. Le pire, c'est que c'était foutrement prévisible.

Il s'était fait entuber deux fois dans la même minute par le même mec, devant les mêmes spectateurs, pour à peu près les mêmes raisons. À tout juste quelques détails près, pour le dernier point. Résultat, il s'était retrouvé de nouveau immobile à se craqueler les poings comme un dur à cuir alors que l'autre glandu était allé s'asseoir siroter un verre à sa place. Faudrait le désigner sur une liste personnelle de cibles à dégommer de la rate un de ces jours. Sauf qu'en attendant cet accomplissement bien particulier, il se retrouvait quand même baisé avec une officière et une dizaine de membres du personnel prêts à en découdre. Un moment de réflexion était sans doute de mise.

Les gars qui les entouraient semblaient prêts à défoncer de la latte avec leurs bites si la situation le demandait, mais ça ne les empêcherait probablement pas d'être de bien piètres adversaires. Surtout avec ces muscles de frimeurs qui allaient les gêner dans leurs mouvements, ça se croyait invincible jusqu'au moment de se prendre une savate bien sentie dans les gencives. Après quoi ça tombait au sol dans un état d'auto-apitoiement mêlé à une dépression nerveuse profonde. Après tout, pourquoi ils étaient allés se monter comme des taureaux si c'était pour se faire rembarrer par le premier acrobate un peu doué du coin de rue voisin? En bah à faire de l'exposition pour la galerie durant les heures de service, et à fermer leurs grandes gueules quand il le fallait. Et en l'occurrence, les ricanements et regards mesquins que s'échangeaient les lascars ne laissait que présager leur envie d'en découdre. Grand bien leur fasse, il leur enseignerait un duo humilité-humiliation en spécial, une fois qu'il leur aurait fait réarranger la tête façon maison. De toutes façons, la scène principale allait prendre place, déclenchée par le gong puissant d'un coup de poêlon dans la figure d'un ahuri un peu trop porté à la prise de responsabilités.

Premier round : engagé! Supériorité numérique du côté des challengers, enthousiastes tout autant qu'ils sont inconscients. L'un d'eux tente une droite bien envoyée, mais se fait dévier pour se prendre un retour de coude qui le freine sec dans son élan! Et un deuxième qui tente un croche-pied, un pied en plein bide! Un troisième croit avoir trouvé une faiblesse dans la défense de sa cible et fonce tête baissée! Il va peut-être l'avoir mesdames et messieurs, et c'eeeeest...raté! Le voilà frappé avec ce gant casse-tout du champion en titre, qui l'envoie embrasser le sol avec cinq centimètres de profondeur. Ouh, la facture du dentiste va sans doute être encore plus douloureuse!

Pendant que l'inventeur se donnait à fond dans son talent pour le spectaculaire nouvellement né - si si, j'vous jure -, il avait tout juste remarqué la disparition de l'enfoiré qui l'avait mis dans cette situation pour quelques bouteilles. Raisons qu'il comprenait, vu qu'il aurait sans doute fait pareil pour tel butin en bout de ligne. Cependant, le fait d'être la poire de l'histoire ne lui plaisait pas tant que ça, à bien y penser. Et c'est sur un poing d'acier enfonçant la forme du nez d'un dernier agresseur qu'Icarus prit l'initiative de retrouver le petit connard qui s'était joué de lui. Entamant une course entrecoupée de façon fréquente par ses assaillants jusqu'au comptoir, le nouvel acrobate se retrouva rapidement à tout bonnement sauter sur trois paires d'épaules de suite, histoire de s'épargner une partie du trajet. Se retrouvant rapidement accroupi sur la surface du comptoir, il détecta aisément le petit con à queue de cheval, qui tentait tant bien que mal de se faire un pactole à emporter. Cependant, et avant même qu'il n'ait pu lui adresser la parole, le type adopta un air renfrogné des plus curieux. Bah quoi, c'était quoi son problème? Il avait son butin, il avait toutes les raisons de...eh là, pourquoi il prenait son pistolet?

Et ce fut à ce moment que l'inventeur sentit ses chevilles être brutalement tirées en arrière, alors que la seconde d'après voyait deux bras bien costauds l'entourer avec vigueur. Se retrouver devant une gueule souriante qui pue l'haleine de cachalot, ça vous remet les idées en place dans le temps de le dire. Aussi, cette déplaisante rencontre de dernière seconde permit-elle à Icarus de voir l'énergumène d'à côté pointer l'arme à feu qu'il tenait en direction d'un sac empli de bouteilles à très forte concentration d'alcool. Le calcul de base. Le visage du savant se retourne vers son geôlier du moment, juste pour gueuler une phrase bien utile en l'occurrence.

'' TOUS AU SOOOOOOOOL!!! ''

Le tout appuyé d'un vigoureux coup de boule sur les incisives du sourire qu'on lui présentait. Faut dire qu'en fait, ce fut sans doute le mouvement qui sauva la vie au type, vu les quatre autres encore debout qui furent soufflés sans effort par l'explosion qui s'ensuivit dans la seconde. Sentant les bras qui l'emprisonnaient se relâcher, l'inventeur effectua une de ses fameuses roulades dont il avait le secret, histoire de s'amortir un peu brutalement à côté d'une poutre de soutènement du coin. Les bras couvrant sa tête, le concerné attendit quelques secondes avant de brusquement se redresser, évaluant les dégâts aux alentours. S'il savait bien une chose avec le temps qui passe, c'était que les gens qui crevaient dans les explosions étaient souvent ceux qui trainaient des pieds après avoir survécu à la détonation. Et le tour des lieux alors qu'il se levait, bah il se trouve que ça allait révéler la présence de deux énergumènes à côté de lui, au pied de la même colonne. Une table pas mal soufflée à côté d'eux. Et un...

'' ........Heu...EH? EEEH!? ''

C'était un putain de pilier de douze mètres de haut qui commençait à s'effondrer sur leurs têtes! Le truc avait beau faire moins d'un mètre de large, immobiles comme les deux zigotos étaient au sol, ils allaient quand même finir en crêpe! ...Et c'était bien fait, aux finales. Ce con à queue de cheval pouvait bien y passer, il s'en foutait. Le premier pas pour tourner les talons prenait place, lorsque le corps entier du savant s'immobilisa. Quiconque aurait pu voir son expression aurait hésité quand à savoir s'il réfléchissait intensément, ou s'il faisait juste une crise de diarrhée aigüe. On vous rassure cependant, c'était la première option. Pas qu'il en ait en fait quelque chose à branler au détour de sa conscience du mec au sol. Lui il pouvait s'étaler là, il s'en battait. Seulement...y avait la vie d'une jeune femme en jeu. Libido de merde.

Le coup partit d'une façon fulgurante, aveuglant de par l'intensité lumineuse émanant de l'équipement qui allait dépasser un brin les utilisations standard de sa notice.

'' FAUDRAIT TOUJOURS PAS M'PRENDRE POUR UN COOOOON!!! ''


~¤'°'0’°'¤~

Les débris volèrent jusque dans le hall d'entrée. Et dans le reste de la pièce. Tout ce que virent les employés, clients et autre badauds apeurés, ce fut un gigantesque nuage de poussière se soulever lorsque l'un des piliers du bar s'effondra avec un fracas assourdissant. Ils ne seraient que derniers d'ailleurs pour voir le résultat d'une explosion parmi tant d'autres. Debout, silencieux, Icarus se tenait encore dans la position avec laquelle il avait décidé d'ignorer la moitié de ses propres principes de survie personnelle. Il venait de faire le con et de se dresser devant un pilier de marbre en chute libre pour éviter à ses potentielles victimes un état très peu avantageux. Et le résultat, lorsqu'il tenta de bouger à nouveau, fut de confirmer qu'il s'était salement amoché l'épaule. Voire même le bras en général en fait. Ironiquement, l'équipement se portait bien, vu qu'il était constitué de matériaux conçus à la base pour soutenir la force d'impact de sa fonction première. Mais ça n'empêchait pas le corps de son inventeur de se prendre des contre-coups s'il jouait trop les fendards.

Titubant quelques pas sur le côté, l'inventeur se laissa finalement retomber contre le cadavre du pilier cassé en deux, glissant lentement pour se retrouver assis au sol à reprendre son souffle. Comment il était passé d'un séjour à l'hôtel pour finir avec ça, déjà? ...Bah, c'était plus vraiment important maintenant. S'il réussissait à repartir d'ici aux finales, il aurait tout le temps de se remettre, il laisserait Ezeckiel s'occuper de sa part de boulot aussi. Chose contre laquelle il pleurnicherait comme d'habitude, mais ça ne changerait rien à l'affaire. Or donc : là tout de suite, juste voir à s'assurer qu'il avait pas démoli son bras droit pour rien, ce serait un point intéressant. Fallait dire que ce qui devait faire un combat venait de prendre une tournure carrément écourtée. Ce serait bien que les deux autres du coin s'en soient tirés aussi. Juste histoire de vérifier leur condition, donc.

'' Vous savez... vous avez d'la veine, d'habitude je charge le prix fort pour les sauvetages qui risquent de m'estropier. ''

Et un peu d'humour mal formulé n'a jamais fait de mal pour faire passer la pilule.

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MessageSujet: Re: Tu préfères des noisettes ou des champignons? ~ [PV : Makoto & Troy ]   Dim 29 Jan - 22:26

Il y a divers réflexes chez l'Homme dont on aimerait bien se passer et visiblement, Jean-Tom avait plus ou moins la même principale préoccupation que moi. A savoir ma vie.

...

Comment ça la fille écureuil? Ah mais putain, oui. Effectivement, c'était presque plus plausible comme explication sachant que les deux individus s'étaient tout à l'heure partagé un verre, même si la demoiselle avait été la seule à boire un coup de liqueur de noisette. J'vous jure. Mais ça ne change rien à ma phrase d'introduction que certains connards auront probablement déjà critiqué avant d'arriver à cette phrase. Car en effet, c'est dans un réflexe absolument stupide que j'avais protégé la petite dame à queue du souffle de l'explosion. Et c'était bien Jean-Tom qui avait sauvé à son tour la miss en allant s'empaler contre le pilier et donc empêcher celui-ci de nous tomber sur la gueule : me mettre une seconde fois en opposition n'aurait clairement pas servi à grand-chose, je vous l'assure. Aussi, et je dois l'avouer, si je pouvais faire genre "Ouais, c'pas à moi que t'as sauvé la vie mais à la belle fille ici présente", je devais une fière chandelle à c'bonhomme.

Je me relevais calmement alors que la jeune fille était toujours en boule. Je m'époussetais calmement avant de constater l'état de la salle. Il y avait des morceaux de pilier partout et s'il y avait bien un endroit où il ne fallait plus trainer, c'était bien dans l'coin. Car le second pilier au milieu de la salle ne tiendrait probablement plus très longtemps après avoir reçu quelques lourds morceaux du premier dans la tronche tout en devant supporter à lui seul l'ensemble du poids de l'hôtel. Et croyez-le ou non, je n'avais pas la moindre envie de me prendre un plafond dans la tronche. Je regardais alors l'état de ceux qui en voulaient à ma santé et j'eu la bonne surprise de constater que la plupart d'entre eux étaient soit morts soit totalement hors d'état de (me) nuire. Quant aux clients et aux autres employés de l'hôtel, c'était maintenant dehors qu'ils se battaient, l'entrée de l'hôtel étant bloquée par une bande de type venue prêter main forte à la sécurité. Il était clair qu'ils voulaient éviter les victimes supplémentaires. En bref, les seuls à tenir encore confortablement debout étaient... L'écureuil et moi, vu qu'on ne pouvait pas tout à fait constater l'état actuel de Jean-Tom comme "pouvant tenir confortablement debout".

J'apercevais que me frotter les vêtements ne servait apparemment à rien, la poussière étant de toute façon trop imprégnée sur moi dans l'état actuel pour qu'on puisse vraiment ressortir de manière très classe. Nous n'étions donc plus que trois êtres vivants à l'intérieur de cet hôtel prêt à lâcher. Concrètement, les deux personnages étaient des ennemis. L'une était une marine qui pourrait facilement trouver de l'aide à l'extérieur et dont le rang signifiait clairement notre arrestation. L'autre était un bonhomme qui n'avait probablement rien à foutre là au départ mais qui avait eu la mauvaise idée de vouloir se frotter à moi et à ne pas être assez égocentrique pour fuir lorsqu'il était encore temps. L'une tremblait en boule sur le sol, le second avachi contre les restes du pilier, l'épaule salement atteinte. Aucun des deux ne pouvait vraiment être considéré comme des dangers potentiels dans l'état actuel, d'autant que j'étais le seul armé et toujours en bonne forme. J'ai jeté un coup d'œil rapide à mon sac d'alcool qui, coup de bol, était toujours bien rempli et en bon état. Je me suis alors approché de la demoiselle avant de lui poser doucement la main sur l'épaule pour la rassurer. Je l'ai caressé ainsi jusqu'à ce qu'elle daigne tourner le regard vers moi. Je la regardais d'un regard bienveillant

"Hep mademoiselle. Désolé pour le bordel qu'on a causé mon pote et moi, mais j'vous assure un truc, c'est que c'était ni calculé, ni contre vous. Le plafond va surement bientôt se casser la figure alors je ne peux vous conseiller que de partir aussi vite que possible et nous laisser là. J'en suis navré mais je doute que vous puissiez vraiment nous arrêter désormais.
On a peut-être fait des conneries mais ça nous arrangerait que vous nous laissiez crever ici tranquillement. Mettez ça sur le compte du fait que vous a probablement sauvé la vie. Et si on s'en sort, vous pourrez toujours nous arrêter à la sortie. Mais s'il vous plaît, partez d'ici. Ce sera toujours votre vie de gagnée. Quant à moi, j'dois m'occuper de l'autre abruti derrière alors n'espérez pas nous revoir un jour. Bonne journée, belle demoiselle !"


Et je l'aidai à se relever tant bien que mal en la forçant plus ou moins à se diriger vers la sortie. Je détournai les yeux d'elle alors qu'elle avait parcouru quelques mètres pour les poser vers Jean-Tom. Qu'on soit clair, je n'avais aucunement l'intention de m'occuper de lui ou de crever ici. Je devais juste me débarrasser de mon ennemie la plus en état de me faire chier. Et par là-même être sûr que sa vie serait préservée. Au moins, on n’aurait pas fait ça pour rien. Je me dirigeais donc vers mon ennemi mais partenaire de (mauvaise) fortune en saisissant mon sac à bouteille au passage. J'observais les morceaux de plafond qui commençaient à chuter ici et là avec une moue perplexe avant de me stopper net à un petit pas d'écart de Jean-Tom. Je pointai son propre pistolet à silex vers son visage et tins cette position pendant une bonne quinzaine de secondes, constatant son état au passage. En plus d'être encore plus empoussiéré que moi, il s'était lui méchamment bousillé l'épaule et le fait qu'il se tienne assis et non en disait long sur sa fatigue physique (ou en tout cas sur son équilibre actuel). Je poussais alors un soupire désabusé et rangeais le pistolet du bonhomme à ma ceinture.

"Alors écoute garçon. Je suppose que tu ne t'appelles probablement pas Jean-Tom. En tout cas, j'suis bel et bien Troy Francis. J't'ai un peu attiré dans ma connerie mais j'suis navré de t'annoncer que tu vas encore devoir m'aider. De toute façon, t'as plutôt intérêt, sinon il y a forte probabilité que tu décède ici et maintenant. Dehors, il y a tout un tas de bonhomme qui nous attende pour nous enfermer. Ici, y a le plafond qui attend qu'on ait fini de parler pour tomber. Où que tu ailles, dans les deux cas, si tu ne m'aides pas, tu décèdes. Dans le premier, je t'achève parce que je n'ai vraiment intérêt à avoir un ennemi en plus au moment où je devrais quitter cet endroit. Dans le second, le plafond te tombe sur la gueule. Alors voilà ce que je te propose. Si tu me trouves un plan digne de ce nom pour sortir tranquille d'ici, j'veux bien t'aider à pas crever écrasé, ni à te faire attraper. Et c'est difficilement négociable."

Et alors que je gardais ma main gauche contre le flingue au cas où il me fasse le moindre coup fourré, je lui tendais la droite. Un accord pour vivre. Je ne sais toujours pas si proposer un deal de ce genre à un type pareil était une très bonne idée. Mais tout de même. Je pouvais difficilement espérer m'en sortir sans lui. Comment allait-il réagir à ça? Je ne savais pas. Mais une chose était certaine, il fallait se dépêcher.

Car c'est seulement trois minutes plus tard que le plafond s'effondra.


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"Vous avez à boire sinon?"

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Tu préfères des noisettes ou des champignons? ~ [PV : Makoto & Troy ]

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