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 [Background] « Le glaive de la justice. » [Pv Dark Ezeckiel]

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MessageSujet: [Background] « Le glaive de la justice. » [Pv Dark Ezeckiel]   Jeu 5 Jan - 15:19

//!\\CERTAINES SCENES PEUVENT CHOQUER LES PLUS SENSIBLES, MESURER VOTRE SENSIBILITE MERCI.
[Je ne suis pas responsable en cas de problème, cet avertissement est en place pour cela.]//!\\

« Le glaive de la justice »
Feat Dark Ezeckiel



« Il était une fois, trois années en arrière... »

Parfois c’est étrange ce à quoi on les formait dans la Marine, peut-être un délire quelconque pour amuser tout le monde… C’était chose étrange, mais à la vue du potentiel physique de la demoiselle, on lui avait attribué une formation pour pratiquer des interrogatoires. Va savoir comment ils choisissaient qui était en quelle formation à quel moment. Probablement à cause de cette affaire, où elle avait fait avouer, devant pas mal de ses collègues à son supérieur hiérarchique que c’était lui qui avait osé lui voler ses dessous qui reposaient tranquillement dans son armoire.
Elle avait failli perdre son poste et être envoyé se calmer un peu les idées à l’ombre si elle n’avait pas été autant appréciée par nombreux de ses camarades. S’ils s’étaient débarrasser d’elle en l’envoyant croupir dans un lieu plus ou moins humide, ils auraient été nombreux à rendre leur tablier. Et, même si nous étions dans une période de paix, la Marine ne pouvait se permettre de voir un de ses principaux centres de formation déserté.

On l’avait donc expédiée, à son demi-plaisir, sur l’île de Baterilla, ne l’ayant jamais visitée auparavant, elle la trouva charmante. C’était un petit endroit charmant où le trafic souterrain était fort. L’endroit idéal pour qui voulait se former à l’interrogatoire.
Les jeunes comme elle, on ne les envoyait que moyennement sur le terrain, ils étaient trop faibles, et même si l’on avait besoin d’un peu de chair à canon, ce n’était pas ce qu’il y avait de mieux d’éliminer trop rapidement les plus jeunes. Il valait mieux de les garder pour leur faire croire plein de vilaines choses et de les utiliser encore mieux. Mais ça, ça ne se dit pas voyons.

On la reçut avec une gentillesse extrême, c’était plus inquiétant qu’encourageant, mais elle leur rendit la courtoisie, il valait mieux être polie dans ce genre de situation, surtout lorsque l’on avait déjà fait quelques erreurs comme insulter devant nombre de camarades son supérieur de menteur doublé de voleur… Ce n’était peut-être pas quelque chose qu’elle parviendrait à effacer rapidement, il fallait donc mieux qu’elle fasse profil bas pour quelques temps.
Dans cet étrange lieu de formation, on leur apprenait des choses des plus étranges, étant la seule fille, elle avait même eu le droit à un cours particulier d’une professionnelle de la chose.
On lui avait appris à s’habiller de manière encore plus subjective, déjà qu’on l’avait parfois jugée indécente dans l’uniforme obligatoire, là ce n’était même plus de l’indécence, c’était de la provocation pure et simple.

Institutrice : « L’homme est un animal affamé. Expose tes friandises et il rappliquera, queue entre les jambes, capable de t’avouer le moindre de ses secrets pour avoir tes faveurs. Mais il est aussi capable de te résister, pour cela fais-le languir, désirer à nan plus finir, jusqu’à ce que tu lui fasses l’hommage suprême de ton corps. Il ne faut pas non plus oublier qu’un homme repu avoue plus facilement ce qu’il a été capable de cacher en pleine possession de tous ses moyens. »

Adora : « Vous voulez que je me prostitue ? »

Institutrice : « Non… Tu comprendras en pratiquant. »


Et cela elle le comprit, très vite elle commença les travaux pratiques. Bien sûr en premier lieu ils n’étaient qu’entre son enseignante et elle, mais ils évoluèrent sur certains de ses camarades, qui lui avouèrent alors des folies inimaginables…
Mais aucun criminel n’avait encore eu affaire à elle, on la gardait pour quelque de vraiment coriace, il n’y avait rien de mieux qu’une jolie donzelle pour ceux qui résistaient aux tortures physiques traditionnelles.

Ce n’est que quelques mois plus tard qu’on lui présenta sa victime. Enfin on lui montra au travers d’une des vitres sans teint qui permettait d’observer et d’écouter les pensionnaires.
Il était là, ses vêtements en lambeaux, il ne pleurait pas mais, même au travers des murs, l’odeur de sa chair brûlée parvenait encore au nez d’Adora. Elle plissa se dernier devant l’odeur qui l’incommodait et demanda si on pouvait lui laver avant qu’elle ne s’occupe de lui. On lui répondit avec qu’un grognement qu’elle n’avait qu’à le laver elle-même.

Grinchant devant le manque d’attention fait aux victimes, il fallait un peu les bichonner sinon elles ne seraient pas complètement prête à recevoir les milles et unes attentions que peut offrir une femme former aux arts de la parole.
Enfilant une robe un peu ample qui cacherait sa tenue de cuir, elle entra dans la pièce, du désinfectant et un seau d’eau à la main. On venait de retourner le prisonnier sur le dos, le laissant là, attaché avec ses souffrances.

De son pas léger, elle s’approcha de lui, essorant doucement une serviette pour lui passer sur le visage. Il en avait bien besoin avec toutes ces suées. Elle lui sourit gentiment, presque timidement, avec cette mine composer de jeune fille pure qui plait à certains.

Adora : « Pardon… Ils ne prennent vraiment pas soin des prisonniers ici… Et moi ils disent que je ne sers qu’à vous faire du mal avec ma douceur… Je suis désolée de tout ce que vous avez à endurer… Et je ne peux vous détacher… Je n’ai que le droit d’essayer de vous aider à mieux cicatriser… »

Continuant de lui nettoyer délicatement le visage, elle lui caressa doucement la joue de ses doigts nus, lui déposant un délicat baiser sur le front. Adora passa alors ses mains les long du corps du captif, lui enlevant les restes qui lui recouvraient le torse avant de nettoyer, le plus délicatement possible, les plaies de ses pieds.

Adora : « Excusez-moi encore… Si je peux faire quoique ce soit pour vous soulager, n’hésitez pas à me le dire… »


_________________

« Quel plaisir j'aurais à me venger ! Je la retrouverai, cette femme perfide ; je reprendrai mon empire sur elle. Si l'amour m'a suffi à trouver les moyens, que ne fera-t-il pas, aidé de la vengeance ? Je la verrai encore à mes genoux, tremblante et baignée de pleurs, me criant merci de sa trompeuse voix ; et moi, je serai sans pitié. Il n'est plus pour moi de bonheur, de repos, que par la possession de cette femme que je hais et que j'aime avec une égale fureur. Je ne supporterais mon sort que du moment où je disposerai du sien. Alors, tranquille et satisfait, je la verrrai, à son tour, livrée aux orages que j'éprouve en ce moment et j'en exciterai milles autres encore. » Parler d'Adora ♥
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Dernière édition par Hyou J. Adora le Mer 1 Fév - 11:59, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Background] « Le glaive de la justice. » [Pv Dark Ezeckiel]   Jeu 5 Jan - 23:06

Le Glaive de la Justice
feat. Hyou J. Adora

- Me lâcher la grappe, pour commencer, si c'est pas trop vous demander. Ah et si vous pouviez me filer les clés, accessoirement, je dirais pas non. J'imagine que je peux aller me faire mettre, mais ça coûte rien d'essayer. Sérieusement, vous avez rien de mieux à foutre que de choper un honnête homme pour le griller comme un cochon ? Pas que j'aime pas la viande grillée, mais la mienne, j'ai pas spécialement envie de savoir quel goût ça a.

Dark n'était pas insensible au charme d'une jeune fille en fleur. Pas quand il était libre d'en profiter. Or, de par sa récente capture, libre, il était très loin de l'être. Menotté, ligoté et cloué à cette chaise, tout avait été mis en oeuvre pour l'empêcher de bouger. Ce qui, soit dit en passant, ne l'avait pas empêché de taillader allègrement plusieurs de ceux qui avaient tenté de l'interroger. En vain. Malgré les nombreuses fouilles corporelles, on se demandait encore où il pouvait cacher tant de lames sans se faire prendre. Et à chaque fois, la sécurité avait été accrue pour réduire les risques au strict minimum. Ne pouvant même plus déglutir sans que cela ne lui fasse ressentir combien ses liens était serrés, il aurait bien du mal à s'en prendre à qui que ce soit. Et par le plus grand des hasards, c'était à ce moment précis qu'on lui envoyait une charmante donzelle pour s'occuper de lui. Ben voyons. C'est connu, si on torture les gens, c'est pour mieux se préoccuper de leur état de santé juste après.

Les maintenir en vie, à la rigueur, passe encore. Qu'un prisonnier leur clamse dans les mains n'aiderait pas à en savoir plus sur ses petits secrets. Mais de là à lui faire sa toilette parce qu'il ne pouvait s'en charger lui-même, il y avait une marge. Et cette demoiselle l'avait franchie, naturellement qui plus est. Douteux, quand même. S'efforçant de ne pas laisser paraître au grand jour ses suspicions, il se concentra sur l'activité à laquelle il se livrait avant qu'elle n'arrive. À savoir, s'échiner à crocheter la serrure de ses nouveaux bracelets, un peu trop petits et trop pesants à son goût. C'est quand même ahurissant, tout ce qu'on peut faire avec un trombone. La serrure n'était pas prête de céder, mais il avait bon espoir d'y arriver. Même dans une posture si peu avantageuse, son talent en la matière était indéniable. Il ne faudrait sans doute pas longtemps avant qu'il n'arrive à ses fins, et tenir une conversation ferait diversion jusqu'à ce qu'il y parvienne.

Quant à savoir comment sortir d'ici une fois qu'il ne serait plus entravé... Il serait toujours temps d'y réfléchir quand ce serait le cas. Même les plus grands esprits doivent parfois s'en remettre à l'improvisation, et ce cas de figure l'y contraignait. Pas de quoi fouetter un chat. Le poignet tordu, tendu par l'effort, il réussit tout de même l'exploit de garder une mine parfaitement naturelle. Si bien sûr on exclut le regard acerbe qu'il avait jeté à la nouvelle venue, et la profonde lassitude qui s'était peinte sur ses traits. Un jeu d'acteur si convaincant qu'on aurait presque pu le croire sur parole rien qu'à le regarder. Ce que n'avaient pas vraiment fait les officiers avant de le passer à tabac, préférant jouer de la barre de fer que d'écouter ce qu'il avait à dire. Là encore, rien qu'il n'ait déjà vu par le passé, et c'était loin d'être le pire. Les brûlures ne sont certes pas le plus beau cadeau dont on puisse rêver, mais finiraient par disparaître. Lui qui d'ordinaire se reposait un peu trop sur ses esquives n'avait plus grande possibilité de s'en servir maintenant qu'il était pieds et poings liés, et il trouva cela fort regrettable. S'ils l'affrontaient à la loyale, quel que soit le domaine sélectionné, il aurait été certain de pouvoir obtenir sa libération.

- T'en fais pas pour ça, ils vont bien finir par piger que j'ai rien fait et me foutre la paix une bonne fois pour toute. J'ai eu beau le répéter, ça a pas voulu rentrer dans leur cervelle de piaf, à croire qu'on recrute chez les attardés de nos jours. Bah, je m'en fous tant que j'y laisse pas un morceau, ce serait quand même con que je perde un oeil parce qu'ils sont pas foutus de m'écouter. C'est pas que je sois pressé mais je me fais chier ici, moi. D'ailleurs t'es pas plutôt censée, genre, m’abimer un peu plus pour voir si j'ai pas un truc à dire ?

Se faire récurer par une jolie fille n'est certes pas une expérience désagréable, mais s'il pouvait y voir plus de logique, ce ne serait pas de refus. S'il n'en montrait rien, ce qui l'avait plus particulièrement choqué était sans conteste ce baiser sur le front, tout sauf explicable. À se demander s'ils essayaient de l'avoir en le tenant par les parties charnues de son anatomie, après avoir vu que le rouer de coups ne donnait lieu qu'à un résultat mitigé. En d'autres lieux, il se serait fait un plaisir de répondre aux attentes évidentes de l'inconnue, mais il était un peu trop affairé à tenter de se faire la belle que pour... Se faire la belle, mais d'une toute autre manière, n'était que peu compatible. Il en avait pris plein la gueule au sens premier du terme, à croire que les larbins en poste souffraient d'un besoin permanent de se défouler sur tout ce qui semble brasser de l'air à voir comme ils s'en étaient donné à coeur joie sur sa petite personne.

Spécialiste de l'esquive acrobatique, il n'était que peu habitué à prendre des coups et encore moins sans pouvoir les rendre. Pourtant, il avait encaissé sans broncher, tout bonnement parce qu'y réagir aurait été leur faire trop plaisir et que ce n'était pas dans sa nature. Un peu de douceur dans ce monde de brutes l'aurait aidé à surmonter cette épreuve sans commettre un meurtre de sang-froid dès qu'il aurait les mains libres, c'était un fait. Mais il ne pouvait s'empêcher de se dire que ça ne collait pas. Le changement avait été brutal, sans transition, et c'était bien ce qui avait éveillé ses soupçons. Si le mot d'ordre était de le faire cuire mieux que n'y aurait droit une tranche de bacon, il était fort peu probable qu'on laisse interférer une personne n'ayant de toute évidence aucune intention néfaste à son égard. C'était trop beau pour être vrai, pour ainsi dire. Méfiance, donc. Si elle voulait lui faire le coup de la mante religieuse, elle trouverait un adversaire à sa mesure.

Par ailleurs, la façon qu'elle avait de se pencher pour éponger les traces de sang dont son corps était maculé donnait un bon aperçu de ses mensurations, qui n'étaient – il faut bien l'avouer – pas déplaisantes. Ses gestes en étaient d'autant plus imprécis que cela représentait une distraction non négligeable. Mais il ne se détourna pas de ses objectifs. Si c'était bien ce qu'il pensait, ce n'était pas la première fois qu'on tentait de le faire tomber grâce à un numéro de charme, et nul doute que ce ne serait pas la dernière. Il savait y résister. Quand il n'était pas enchaîné à un siège à la con, en tout cas, ce qui, il est vrai, compliquait pas mal les choses. Mais il allait s'en sortir, pour la bonne et simple raison que sa réputation était de se tirer de tous les mauvais pas auxquels il avait pu avoir affaire. Et cette renommée ne serait pas usurpée, pas plus cette fois que les précédentes. Ça, elle pouvait y compter.

Enfin, il l'espérait.
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MessageSujet: Re: [Background] « Le glaive de la justice. » [Pv Dark Ezeckiel]   Ven 6 Jan - 16:05

«Le glaive de la justice»
BACKGROUND !



« Qui se soumet n'est pas toujours faible. »

Ayant du mal de garder son sourire tout pur devant un homme de la sorte, elle se contenta d’un simple hochement de tête à ses dires, ne prenant pas le risque de trahir trop vite l’évidence. On ne prenait quand même vraiment pas soin des prisonniers ici… Mais c’était anormal que l’on demande à une des plus fines fleurs de la Marine de s’occuper avec autant de tendresse, car c’était plus cela qu’un simple jeu, d’un misérable mécréant qui aimait rudement bien mentir.
Car oui, malgré tout ce qu’il pouvait prétendre, il était coupable, mais faute de preuves suffisamment convaincantes on ne pouvait le condamner. Cela peut paraître étrange vu la réputation qu’a eu, il y a longtemps, la Marine, on ne cherchait alors pas à savoir toute la vérité dans les affaires, plus exactement on se fichait des innocents, sans se rendre compte que c’était cette ignorance qui avait fait dresser des ennemis en face d’elle.
Maintenant ce genre de problème n’existait plus, enfin plus vraiment. On peut dire qu’en fin de compte tous s’étaient un peu calmés.
Sauf bien sûr, les révolutionnaires, ces fichus révolutionnaires qui cassaient les pieds à tout le monde pour le simple plaisir de casser les pieds et d’autres pseudo-raisons suffisamment persuasives pour qu’ils arrivent à se multiplier comme des lapins au printemps.

Mais bon, il ne devait pas être révolutionnaire le marmot qu’elle avait sous la main, juste un de ces petits dealeurs que l’on cherchait pour tuer le temps et faire croire que l’on maîtrise le mieux possible tout ce qui peut se produire dans ce vaste monde.
Malheureusement, ce n’est pas en coffrant ce genre de personnes que l’on a une influence mondiale. Cependant cela, elle n’avait le droit de le critiquer.

Abandonnant son sourire à demi factice pour quelque chose d’un peu plus franc, elle remonta une de ses mèches de cheveux qui avait fait une tentative de folie en se mettant devant son visage. Franchement elles ont parfois de ces crises ces mèches de cheveux… C’est étonnant cette manière qu’elles ont de se sentir soudainement libres. Bref, arrêtons là le délire capillaire, pour un autre délire peut-être plus utile à la société.
Posant une de ses mains sur le poignet du jeune homme, elle l’arrêta net dans sa tentative de prendre un peu de liberté, l’empêchant de continuer de manière si discrète ce qu’il avait si bien entamé. Il faut l’avouer, ce n’était que par un coup de chance qu’elle avait réussi à le remarquer, et c’était peut-être cela qui lui sauverait la mise…

Prenant le trombone entre ses fins doigts, elle se mordit doucement la lèvre inférieure pour ne pas se moquer du jeune homme qu’elle avait pris au piège. Malgré tout ce qu’on avait tenté de lui apprendre, elle ne s’était pas débarrassée de cette fichue envie de jouer, de jouer avec tout ce qui pouvait l’entourer dans le simple but de voir ce qu’elle allait perdre, ou gagner.
Car oui, elle commençait encore par un point de vue négatif, c’était toujours comme ça, pour qu’elle ne puisse pas être déçue au final.

Un de ses collègues, au visage balafré à cause de celui dont elle s’occupait des petons, lui avait dit qu’il cachait bien son jeu, portant des choses sur lui qu’on ne parvenait pas à trouver avant de voir son propre sang couler. Un camarade de jeu intéressant dans ce cas-là, elle risquait de perdre beaucoup de sa beauté s’il décidait de s’attaquer à elle de la même manière qu’il l’avait fait avec les autres, les bourrins.

Jusqu’à présent, la chose qu’on avait le plus tenté de lui faire pour marquer sa possession et altérer un tout petit peu sa beauté était de lui scarifié les tétons. Bien sûr il est inutile de précisé ce qui est arrivé exactement à celui qui a tenté pareille chose, sinon que c’est avec quelques bouts de chair en moins qu’il avait fini.
Mais cela est une autre histoire dont il n’est pas encore la peine de parler.

Adora grimpa par-dessus l’attaché, le trombone entre les dents, le narguant gentiment du haut de sa position de « force » c’était assez amusant de le taquiner de la sorte quelqu’un qui ne pouvait se défendre. Même si c’était tout de même injuste… Un jeu si tout le monde n’est pas sur le même pied d’égalité, ce n’est pas du tout drôle, bien au contraire, ça devient ennuyant, beaucoup trop ennuyant.
Usant d’un de ses talents les plus surprenants, elle fractura le verrou sans la moindre difficulté, en même temps, l’avantage de faire partie de la Marine c’est qu’on pouvait très facilement s’entraîner sur les derniers modèles de serrures en commerce. C’était un des multiples avantages d’en faire partie, même s’il en existe d’autres, beaucoup plus intéressant et pas forcément beaucoup plus utiles.
Enfin bon, je m’égare une nouvelle fois, alors revenant au jeune, désormais s’approchant un peu de la liberté, chose qu’il n’avait plus touché depuis un temps plus ou moins long, va savoir, cela ne la concernait pas, on ne lui avait pas dit l’état exact dans lequel était son prisonnier, juste de s’en occuper.

Forçant, elle lui retint le poignet, pour que sa prison devienne quelque peu humaine, quelque peu elle.

Adora : « Tu crois vraiment que je suis quoi ? Une fifille aussi gentille que séduisante qui va te pousser vers d’atroces souffrances, scarifiant chaque parcelle de ta peau qui n’est pas enchaînée, te découper tout ce qui n’est pas utile pour te voir souffrir et prendre mon pied dans cela. Je ne veux que jouer, risquer un peu de tout avec toi. Tu croyais quoi ? Qu’on t’avait envoyé un angelot juste pour te cajoler ou une démone pour te martyriser. Je ne suis ni l’un ni l’autre, peut-être ton salut, peut-être ta fin. Pour le moment, c’est encore moi qui te retiens. »

Bien sûr tout cela n’était qu’à moitié vrai, il y avait aussi les autres choses qui l’attachaient, les gens autour qui l’attraperaient facilement vu l’état dans lequel étaient les plantes de ses pieds il ne devait peut-être même pas pouvoir marcher, il était juste coincé avec elle. Enfin pour le moment.


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« Quel plaisir j'aurais à me venger ! Je la retrouverai, cette femme perfide ; je reprendrai mon empire sur elle. Si l'amour m'a suffi à trouver les moyens, que ne fera-t-il pas, aidé de la vengeance ? Je la verrai encore à mes genoux, tremblante et baignée de pleurs, me criant merci de sa trompeuse voix ; et moi, je serai sans pitié. Il n'est plus pour moi de bonheur, de repos, que par la possession de cette femme que je hais et que j'aime avec une égale fureur. Je ne supporterais mon sort que du moment où je disposerai du sien. Alors, tranquille et satisfait, je la verrrai, à son tour, livrée aux orages que j'éprouve en ce moment et j'en exciterai milles autres encore. » Parler d'Adora ♥
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Dernière édition par Hyou J. Adora le Mer 1 Fév - 12:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Background] « Le glaive de la justice. » [Pv Dark Ezeckiel]   Ven 6 Jan - 16:56

Le Glaive de la Justice
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À la voir changer d'expression, il tressaillit. Habituellement, il se serait senti grisé de l'avoir percée à jour sans qu'il n'y ait de réel signe avant-coureur. Mais non. Pas cette fois. Qu'elle abandonne aussi facilement le rôle qu'elle s'était créé de toute pièce était presque plus inquiétant que de la voir continuer à le jouer, essayant de se justifier. Car si elle pouvait se le permettre aussi facilement, ce devait être qu'elle avait d'autres cartes dans sa manche, ce qui voulait aussi signifier de nouveaux problèmes que cette fois, il ne verrait peut-être pas venir. Sans doute avait-il bien fait, au fond, même si les faits laissaient penser le contraire. S'il avait pu la démasquer une première fois, il en ferait tout autant les suivantes. C'était entrer dans son jeu que de chercher à la contrer étape par étape, mais il ne pouvait guère faire mieux et ce aussi longtemps qu'il serait retenu contre son gré. Ce qui n'allait pourtant plus durer, à sa grande stupéfaction. Lascive, elle était venue se serrer contre lui, son corps au plus près du sien afin de le narguer. Car s'il fallait décrire sa plastique de rêve, ce qui lui serait venu à l'esprit en premier lieu seraient ses courbes provocatrices.

Comme si ce corps n'avait été sculpté que pour lui attribuer le rôle de tentation faite femme. Et à la voir si sûre d'elle, on pouvait facilement en déduire qu'elle se sentait dans son élément à le railler ouvertement. Ce à quoi il ne répondit que par un sourire en coin dont la férocité n'était plus à démontrer. Et alors, on lui rendit sa liberté. La serrure qui entravait ses mouvements venait de se briser sous l'influence des doigts de fée de sa charmante geôlière, laissant le champ libre à ses blanches mains. Une des rares parties de son corps encore en état après avoir enduré ces supplices peu enviables. Et il saurait s'en contenter. L'éclat d'argent qui saillit de ses manches fit frémir les gardes. Porteur de bandages, plusieurs d'entre eux avaient déjà fait les frais de ses facilités à s'emparer d'une arme blanche. Pour l'occasion, il avait opté pour une série de scalpels, lesquels au nombre de quatre avaient pris place entre ses doigts. Elle pouvait lui tenir le poignet autant qu'elle le voulait, sa main droite était toujours libre. Et ayant eu la chance de naître ambidextre, il n'avait pas à s'en faire quant à la méticulosité de son découpage.

Et puis, quand on est muni d'objets aussi affûtés, leur point de chute n'a au final que très peu d'importance. Quand on sait où viser pour faire mal, même une réussite approximative fait des dégâts considérables. Mais pour sa part, on l'avait toujours dit d'une précision chirurgicale, et il n'avait pas failli à sa réputation. Lacérant les vêtements de la jeune femme, il venait de lui offrir un décolleté bien plus ample que tout ce qu'elle avait pu porter par le passé, s'offrant par la même occasion une vue magnifique sur ce qui l'avait tant troublé un instant plus tôt. Mais il n'y accorda pourtant pas une once d'attention, trop occupé à la fixer droit dans les yeux. Ainsi, elle verrait. Oui, elle verrait la détermination luire dans son regard, barrière mentale que jamais elle ne pourrait franchir. Pas même avec tous ses subterfuges. Et il en était fier. Avec une délicatesse presque choquante au vu de la soudaineté de son précédent geste, il l'obligea à relever très légèrement le menton tandis qu'il approchait son visage du sien. On aurait pu croire à un baiser volé jusqu'au moment où il se contenta de récupérer son trombone en le coinçant entre ses dents, se reculant bien vite pour mieux préparer une réplique cinglante.

- Et toi, pour qui tu m'as pris ? Je ne suis pas un de ces mecs faciles que tu ramènes dans ton lit tous les soirs. C'est pas parce que je suis retenu ici que je te laisserai faire de moi ton jouet aussi facilement. Tu peux briser mon corps mais tu n'apprivoiseras jamais mon esprit, parce que je refuse d'être une marionnette comme tous ceux que tu as eu entre tes griffes. Fais de moi ce que tu veux, je ne peux pas m'y opposer, mais sache que je ne t'appartiendrai jamais vraiment. Car je ne suis la propriété de personne d'autre que de moi-même.

Pas besoin d'en faire plus. Le message était clair, et il y avait tout intérêt à ce qu'il soit passé. D'un geste négligent, il jeta au sol les lames grâce à qui il la tenait en joue une seconde auparavant. Il n'en avait plus l'utilité. Et s'il devait avoir à nouveau besoin d'une arme, il savait où en trouver. Si parfois on pouvait le qualifier de tête brûlée, il n'était pas stupide. C'était même tout le contraire. Et surtout, il ne l'était pas assez pour penser qu'il puisse s'en sortir sans une aide extérieure. Peut-être qu'il pouvait avoir raison d'elle, voire même des gardes qui attendaient dans le couloir, mais il n'irait pas plus loin. Atteindre la sortie par ses propres moyens était trop invraisemblable pour que son esprit cartésien puisse ne fût-ce que l'envisager. Ayant désormais la petite agrafe sur le bout de la langue, il la lui tira comme pour la narguer. Même ficelé à cette chaise et couvert de blessures, il n'était pas encore fini et n'accepterait pas qu'on se serve de lui comme d'un pantin.

- Ah et va pas croire que je t'ai pas touchée parce que t'es une femme ou je ne sais quelle connerie. C'est que j'en voyais pas l'intérêt. C'est tout. Soyons clairs, j'ai rien à te dire. J'ai plumé ce pauvre con à la loyale et il a rien trouvé de mieux à faire que de venir pleurer dans vos jupons. J'en ai vu des mauvais perdants mais celui-là je crois qu'il décroche la palme, et je lui offrirais bien celle de la connerie en supplément, parce que s'il compte faire accuser tous ceux qui n'ont pas son QI de poule asthmatique, je crois que vous allez pas tarder à manquer de place.

Si quelqu'un devait se jouer de ses congénères ici, ce privilège lui revenait de droit, car c'était ce qu'il avait toujours fait. Tant en les manipulant à outrance pour en faire ses pions les plus fidèles qu'en dissimulant une vérité qu'il avait choisi d'oublier. Mais c'était du passé, tout ça. Si bien que sa seule préoccupation au moment présent était de remettre à sa place cette beauté fatale – et qui le lui serait s'il n'y était pas plus vigilant. Bien que toujours libre de se mouvoir ses bras à sa guise, il choisir de les croiser derrière sa tête en guise d'oreiller de fortune. Mine de rien, cette chaise était d'un rare inconfort et cette position ne pourrait que soulager sa nuque endolorie. Qu'elle fasse ce qu'elle voulait de lui. Il ne se succomberait pas à sa domination. Ce n'était pas la première à vouloir le tenir en laisse, à faire valoir sa supériorité dans l'espoir qu'il s'incline et courbe l'échine à ses pieds. Que ce soit pour son autorité ou pour son physique qui avait dû suffire à en convaincre plus d'un de se damner pour elle. Mais il n'était pas de ceux-là. Car à leur différence, il était fait pour se repaître de ceux qui voudraient le soumettre.
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MessageSujet: Re: [Background] « Le glaive de la justice. » [Pv Dark Ezeckiel]   Sam 7 Jan - 19:19

«Le glaive de la justice»
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« Qui se soumet n'est pas toujours faible. »

Un scalpel sur sa gorge, une menace pressante sans vraiment être prononcée, un délice absolu d’incertitude. Il ne gagnerait rien en la tuant maintenant, au mieux quelques coups en plus, au pire quelques organes en moins. Actuellement de nouveaux enseignements étaient instruits aux nouveaux arrivant, comme, par exemple, apprendre à enlever quelques organes sans tuer et faire souffrir atrocement… Bien entendu, moins les personnes étaient entrainées plus il y avait de risques que les prisonniers se fassent tuer avant qu’on leur ait soutiré des informations intéressantes… Donc autant bien les entraîner avant de les laisser pratiquer en direct.
Mais ce petit gars pouvait être une victime de choix pour s’entraîner, surtout s’il continuait à se prétendre innocent. Enfin pas tout à fait. Il avait, comme il se doit, dépouiller un de ses crétins qui ne se sentent plus pisser de prétention et qui finisse sans même une chemise pour cacher leur intimité. Adora avait déjà joué avec ce genre de personnes sans intérêt, et, alors qu’elle commençait tout juste à connaître certains jeux de hasards, elle en avait vidé plus d’un, enfin surtout leurs poches.

Donc pour cela, personnellement elle ne pouvait rien lui reprocher, mais à ce qu’elle avait compris, il était dans un trafic plus important, ce qui n’était pas pour jouer en sa faveur. Tant qu’il n’aurait rien avoué elle ne pourrait en rien plaider en sa faveur, et puis, de toute façon, ce n’était du genre de quelqu’un de la Marine d’aider un prisonnier.
Vu qu’il lui avait déchiré sa tenue, ce n’était plus vraiment nécessaire qu’elle prenne la peine de cacher sa tenue, beaucoup plus indécente que la précédente. Sans prendre la peine de lui faire un délicieux effeuillage personnalisé, elle enleva tout comme un sac, lui tendant le tissu.

Adora : « Ce sera quand même plus confortable, tu ne crois pas ? »

Elle n’éprouvait pas la moindre honte de se retrouver presque en sous-vêtements devant lui, c’était aussi une des choses qu’on lui avait apprise, si, au début, l’homme n’est pas sensible à la timidité, il ne le sera pas vraiment à la pudeur. Alors aucune raison de prendre cette initiative.
La jeune femme, désormais seulement vêtue de cuir, un corsage qui lui moulait agréablement le corps et un simple short, se pencha pour être à sa hauteur, prenant son visage entre ses mains pour récupérer ce qu’il lui avait volé et lui faire un autre présent en échange.
Il risquait de la menacer encore et encore, mais c’était et cela resterait un jeu, si elle ne prenait pas de risques, il ne serait vraiment pas amusant.

Entrouvrir la bouche de l’autre, récupérer ce qui lui a été volé, le cacher dans sa bouche, ne pas prendre garde au désagréable contact du fer contre les dents, chercher quelque chose de plus souple, de plus humide, prendre garde à ne pas se faire mordre. Rester sage et ne pas trop prendre le dessus.

Ce n’était pas un simple baiser papillon, quelque chose qui vous effleure sans vraiment vous toucher, c’était quelque chose de bien plus profond qu’elle lui avait offert. Se dégageant un peu de lui, elle mit sa main à la bouche pour enlever ce bout de ferraille qui la dérangeait. Le lancer au loin dans la salle, pour qu’il soit hors d’atteinte du prisonnier pendant quelques temps, suffisamment pour qu’il ne puisse pas achever vraiment de se libérer sans qu’elle s’en rende complètement compte.
Déjà qu’il aurait pu la saigner, autant éviter de prendre trop de risques supplémentaires. Quoique le simple fait de lui avoir permis se libérer autant était un bien trop grand risque, mais comme dit plus haut, si elle ne prenait pas de risques en quoi tout cela serait amusant ? En rien, et puis de toute façon il ne la tuerait pas, il la titillerait dans tous les sens, la viderait à moitié de son sang, mais il ne la tuerait pas. Car s’il prenait la peine d’achever sa vie, il n’y aurait plus jamais de nouvelle rencontre possible, plus jamais de suite possible à ce qu’il avait commencé ici.

Adora : « Je n’ai jamais dit que je te plierais à ma volonté, que je ferais de toi quelque chose où tu n’es plus rien. Et encore moins que j’avais l’envie d’essayer. Quelqu’un qui n’est plus rien, qui n’a plus la moindre volonté ne sert à rien. A la base oui, je suis sensée te faire tout avouer, mais ce que je préfère moi c’est jouer… Alors si tu ne veux pas devenir mon jouet, tu ne vas pas essayer que je devienne le tien ? Hum… Tu as les cheveux un peu sale, c’est vrai qu’il fait étouffant ici, tu veux que je te les lave ? Je suis aussi pour te nettoyer tu sais ! »

Remarques plus ou moins improbables, surtout la dernière où, pendant qu’elle lui disait, elle avait caressé sa tignasse brune dans un geste mêlant familiarité et indiscrétion voire, si on connaissait bien Adora, une certaine affection. Elle avait, et aurait probablement toujours cette très mauvaise habitude de s’amouracher d’un peu tout le monde. Même si ce n’était pas assez réciproque à son goût, ou alors c’était juste ceux qu’elle n’appréciait pas qui s’attachaient à elle.


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« Quel plaisir j'aurais à me venger ! Je la retrouverai, cette femme perfide ; je reprendrai mon empire sur elle. Si l'amour m'a suffi à trouver les moyens, que ne fera-t-il pas, aidé de la vengeance ? Je la verrai encore à mes genoux, tremblante et baignée de pleurs, me criant merci de sa trompeuse voix ; et moi, je serai sans pitié. Il n'est plus pour moi de bonheur, de repos, que par la possession de cette femme que je hais et que j'aime avec une égale fureur. Je ne supporterais mon sort que du moment où je disposerai du sien. Alors, tranquille et satisfait, je la verrrai, à son tour, livrée aux orages que j'éprouve en ce moment et j'en exciterai milles autres encore. » Parler d'Adora ♥
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MessageSujet: Re: [Background] « Le glaive de la justice. » [Pv Dark Ezeckiel]   Dim 8 Jan - 18:51

Le Glaive de la Justice
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Une réponse à laquelle il ne s'attendait pas, tiens. Ce n'était pas courant.

Que cherchait-elle à faire ? L'impressionner ? Il n'en était rien. Se mettre à nu devant un parfait inconnu demandait un certain cran, à n'en pas douter, mais il en faudrait plus pour marquer un esprit aussi abscons que le sien. Pas une seconde la surprise ne s'inscrivit sur son visage. Pas même quand elle se dépouilla de sa tenue. La toilette qu'elle avait revêtu au-dessous était d'autant plus charmante que ses formes la mettaient en valeur, à moins que ce ne soit l'inverse. Peu adepte des compliments, il n'aurait sur les formuler, se contentant d'apprécier la vue sans vraiment en faire montre. Oser les interdits en jouant si éhontément avec le feu causerait sa perte, un jour. Il aurait pu en jurer. Le tintement du métal se fit entendre, presque imperceptible, mais tant que durerait cette proximité elle n'aurait d'autre choix que de l'entendre elle aussi. Un couteau de taille modeste, presque dérisoire, mais qui entre ses mains avait autant de valeur que n'importe quelle arme. Pourtant, ce n'était pas l'usage que le détenu en aurait, ce jour-là.

Elle devait commencer à comprendre qu'une infinité s'en cachait dans ses manches. Tout comme il paraissait évident qu'il ne les retournerait pas contre elle. Pas autrement que par jeu. Car c'était un duel d'esprit qui s'entamait, les corps n'en étaient que l'outil. Et s'il partait avec un net désavantage étant donné l'état du sien, il ne pensait pas que cela le condamne à la défaite. La suite le leur dirait. D'un geste rude mais précis, il se mit à l'oeuvre, n'ayant pas sorti cette infime partie de son attirail dans un simple but décoratif. Non, il en avait déjà la trajectoire en tête et le lui fit savoir immédiatement, soutenant son regard du sien. Ses pupilles vermeilles luisaient d'un éclat malsain, presque malveillant, empli d'un mystère de ceux qu'on ne veut résoudre de peur de ce qu'on pourrait y voir. Le bistouri alla chatouiller son nombril sans toutefois l'entailler. L'ombre d'un sourire mauvais passa sur son visage alors qu'il l'approchait de celui de la jeune femme, feignant un baiser pour mieux lui infliger un coup de canine. Trop léger pour continuer à lui nuire une fois la surprise passée, pas assez pour ne pas ouvrir une fine écorchure. Au coin de ses lèvres perla une goutte de sang, qu'il alla recueillir des siennes. Le goût cuivré qu'il avait toujours aimé exacerba ses sens.

- Tu es déjà l'esclave de ton désir, une domination partagée n'a aucun intérêt. Tu parles de volonté mais la tienne est écrasée par ce besoin insatiable de prendre la vie comme un jeu. Tu n'es pas mon pantin car je n'ai pas choisi que tu le sois, tout au plus es-tu un passe-temps. La distraction d'un bref moment que j'aurais tôt fait d'oublier une fois que je serai passé à autre chose. Si tu souhaites tant que ça être ma marionnette, alors je n'ai aucune raison de refuser, mais sache que n'ai aucun scrupule à casser les jouets qui ne m'intéressent plus. Tu es sûre de vouloir mettre ta pauvre vie entre mes mains ? Compte sur moi pour te rappeler à quel point tu peux être fragile.

Une fois de plus, la lame entailla non pas la chair, mais l'étoffe. Une fine découpe, précise, qui frôlait à peine la peau sans toutefois y laisser de trace. Juste la caresse périlleuse d'une pointe aiguisée, à mi-chemin entre plaisir et douleur. Il ne la toucherait pas. Pas encore ou pas du tout, impossible à deviner. Mais pour l'heure il n'était pas question d'y poser un seul doigt. Il voulait voir jusqu'où son audace pouvait aller. À quelle point elle le laisserait faire avant de s'en offusquer. Ainsi se libérerait sa poitrine à moins de figer le tranchant dans sa course inéluctable. Un peu plus de nudité, un peu moins de secrets... Quelle différence. Il ne savait qu'en penser, et occupait ce manque de réflexion par un divertissement peu orthodoxe. Elle n'avait sans doute pas idée du vice qui sommeillait en lui. Elle ne se doutait pas combien il pouvait être corrompu. Elle ne soupçonnait le danger auquel elle était en train de s'exposer. Et s'en foutait royalement.

Ce qui lui plaisait, il fallait l'avouer, bien qu'il se refuse à le faire. Ce serait concéder trop facilement une victoire. Lui ôter sa tenue n'était qu'un début, son statut de bourreau viendrait ensuite. Très bientôt, les rôles seraient inversés sans opposition de sa part. De chasseuse, elle deviendrait traquée. Ce serait à qui dévorerait l'autre en premier. Si bien souvent on parlait de jungle urbaine il en était le roi, et allait la soumettre sous l'égide de son règne animal. Heureusement pour la croqueuse d'hommes, ils n'avaient pas jugé utile de la placer sous surveillance, sans quoi cet échange aurait sans doute suffi à ce qu'elle soit inculpée de trahison. Car si on lui avait demandé de l'amadouer, il doutait fort que cette attitude ne soit le fait que du gouvernement. Et cet excès de zèle de sa part faisait tout son charme. Les pans de tissu lacérés furent écartés de sa main experte afin que cette gêne visuelle n'en soit plus une. Si elle souhaitait le prendre comme un jeu, alors soit, mais il en serait le maître et diriger la partie lui donnait le droit d'en brûler les étapes.

- Si tu attends quelque chose de moi, tu n'as qu'à venir le chercher. Ne compte pas sur moi pour tout te donner sans contrepartie.

D'un geste aussi négligent que le précédent, il se débarrassa de l'arme du crime - pour ainsi dire - en la jetant à l'autre bout de la pièce, manifestement sans aucune intention de la récupérer. Quel intérêt ? Elle n'avait ni intérêt ni valeur à ses yeux, n'étant qu'une unité, qu'un composant remplaçable. Qu'un jouet qu'il pouvait manipuler à sa guise mais qui, toujours, finirait par le lasser comme tant d'autres avant lui. Et par ses paroles elle était elle aussi entrée dans cette catégorie, et déjà il s'interrogeait pour essayer de savoir combien de temps elle y resterait avant d'en sortir avec perte et fracas. La partie ne faisait que commencer, et il ne reculerait devant rien pour l'emporter.
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MessageSujet: Re: [Background] « Le glaive de la justice. » [Pv Dark Ezeckiel]   Lun 9 Jan - 17:12

«Le glaive de la justice»
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« Là, je réalise que tu me fais mal, mais que j'adore ça. »

Rester insensible et déshabiller de manière perverse et sadique ? Tout cela n’est qu’un mensonge, on ne peut rester à ce point impassible devant un tel corps, surtout si on entreprend de lui déchirer lentement les vêtements afin de la mettre à nu pour qu’elle ne puisse qu’avouer tout ce qu’elle cache au font d’elle. Comment ça, vous n’avez pas vu le double sens de ce que je viens de dire ? Ça peut très bien être tout ce qu’il y a de plus normal si on considère le fait que vouloir disséquer l’esprit de quelqu’un est normal. Mais vouloir découvrir ce qui se cache au fond de ses entrailles c’est tout autre chose. Et c’est presque plus amusant.
Malheureusement ou heureusement, nous ne sommes pas là pour nous ouvrir joyeusement les boyaux et faire une danse de la joie sous une pluie d’intestins coupés en fines rondelles. Bien sûr tout cela est assez sanguinolent, et c’est relativement difficile de rester en vie si l’on danse sous ses boyaux, c’est d’ailleurs pour cela que l’on ne s’amuse pas à ce petit jeu.

Bref, nous en étions à ce garçon qui déshabillait, de la pointe de sa lame, notre demoiselle préférée, passablement impassible, elle trouvait cette manière de l’effeuiller plutôt originale. Et puis cette lame qui allié caresse et légère douleur alors qu’elle découpait ses vêtements. Le paradis des masochistes en somme. Après si en plus il lui faisait le plaisir de la prendre pour un jouet, un jouet que l’on peut jeter dès lors qu’on l’estime inutile, c’était à elle de faire en sorte qu’il ne la trouve jamais inutile.
Ou alors qu’il se retrouve dans un état tel qu’il ne puisse plus se rendre compte de ce qu’est l’utilité chez un être vivant doué de conscience. Le rendre comme un moins que rien.
« Qui se soumet n’est pas toujours faible », alors que je cite une œuvre qui me tient à cœur, je révèle aussi une vérité qui atteint Adora sans la toucher vraiment. Peut-être prend-elle goût à cet étrange jeu, mais elle n’est pas non plus complètement folle, et qu’on l’observe ou non, elle n’a absolument aucun intérêt à servir vraiment à cet homme.
Du bout des doigts, elle déchire le peu qui fait encore tenir son corsage, récupérant au passage quelques lames de rasoir cachées dans le quelques plis. N’étant plus tenu par rien, il tombe, la laissant nue, ou presque, aux yeux du jeune homme. Encore jeune et folle qu’elle est, elle n’a véritablement aucune perception des risques réels qu’elle encourt.

Va savoir si lui il se croit mettre du jeu, mais en la déshabillant ainsi, elle se retrouve elle aussi en droit de le mettre à nu. Caressant du bout de la langue sa lèvre en sang, priant un instant pour ne pas qu’elle gonfle et lui gâche un peu son beau visage, même si ce n’est pas une petite écorchure dans ce genre qui la défigurera complètement, elle a toujours eu de la chance avec cela. De plus, si elle avait eu tant d’attention pour son physique, elle ne serait même pas rentrée dans cette salle pour défier cet impétueux garçon.

Trois lames entre ses doigts, elle se rapproche de lui, comme il l’a si bien réclamé, elle vient chercher son dut.
S’il ne veut pas vraiment prendre la peine de tout prendre en main, elle peut très bien s’amuser sans lui, ou plutôt le forcer à s’amuser avec elle. A la provocation, elle répond à la provocation, il l’a si bien déshabillée qu’elle en fait de même, ne prenant pas garde à sa peau à lui.
De l’épaule à la hanche opposée, elle lacère, déchirant les vêtements du prisonnier pour qu’il évite de lui faire encore trop de surprise. Des estafilades un peu saignantes, apparurent, laissant glisser quelques gouttes de sang perlèrent et Adora se pencha, passant sa langue rose sur les quelques déchirures superficielles.

Passant sa langue un peu rappeuse sur ce torse au goût de sel et de fer.
Des petits coups de langues, un regard où se mêlent un peu tout, un peu trop de choses aussi. De la perversion, du désir, une froide assurance, une trop grande faim, une once de crainte… Cette dernière disparaît presque avant d’apparaître, pas la peine qu’elle existe, sinon elle entamera la volonté de la jeune femme et ne laissera plus aussi sûre d’elle.
A genoux entre les jambes de l’homme, avec un peu de sang sur elle, avec leurs deux sang qui se mêlent sur sa langue et dans sa bouche, quelque chose de pas très bon lorsque l’on veut se protéger de certaines maladies. Mais ça, elle est bien trop folle pour s’en soucier !

Adora : « Ca te suffit ou tu veux que je continue ? Tu as voulu que je fasse quelque chose, que je ne sois pas complètement passive, maintenant que tu es servi, en es-tu satisfait, à moi que tu ne veuilles encore autre chose, toutes sortes de choses… »

Notre jeune imprudente releva le menton, dans un début de gentille provocation.


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Dernière édition par Hyou J. Adora le Mer 1 Fév - 11:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Background] « Le glaive de la justice. » [Pv Dark Ezeckiel]   Ven 13 Jan - 8:05

Le Glaive de la Justice
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Qui était le chasseur, et qui était le chassé ?
Qui était le chat, et qui était la souris ?
Qui était le prédateur, et qui était le gibier ?

Se poser la même question de cent façons différentes n'apporterait pas plus de réponse. Et en cet instant, eux-même auraient été fort en peine de dire qui avait le dessus, et même si l'un d'eux pouvait vraiment dire contrôler la situation. Car tout leur échappait, à commencer par leurs propres réactions. Dark n'était plus maître de ses faits et gestes, qui n'étaient régi que par son instinct et son goût prononcé pour les jeux de hasard. Or, celui-ci s'annonçait corsé comme il les aimait - un nouveau défi pour lui qui avait tant de mal à en trouver un à sa hauteur. La question était avant tout de savoir quels en étaient les enjeux. Ignorer ce qu'il avait à gagner ne faisait que l'inhiber, le rendre plus prudent qu'il ne le serait de coutume. Le fait de ne pas réussir à lire ses pensées n'y était pas étranger non plus. Sans avoir la prétention de deviner ce que les gens ont en tête au détail près, il n'avait en général aucun mal à décrypter leur attitude et à s'en faire une idée approximative. Ici, il n'en était rien, et la réciproque devait également être de rigueur.

Ce qui était aussi jouissif qu'agaçant, en fait. Car s'il pouvait se vanter qu'aucune serrure ne lui résiste, c'était aussi valable pour celle de l'esprit et du coeur. Non pas pour séduire, mais pour posséder, pour dominer les sentiments les plus purs. Même s'il doutait très sincèrement qu'il demeure quoi que ce soit de pur dans l'âme de cette femme, sinon peut-être cette malice, cette perversité qui la définissait toute entière. Était-ce là l'effet d'une sexualité débridée, ou d'une perception de la torture pour le moins original ? Un peu des deux, sans doute. Le genre de détail sur lequel il n'avait plus la patience de s'attarder, ses ripostes devant être aussi intuitives que possible afin de ne lui laisser le dessus à aucun moment. Une tâche bien malaisée, s'il en est. Quand elle se mit à découper ses habits, il ne broncha pas. Ceux qui l'avaient précédée dans cette pièce ne s'étaient donné aucun mal pour ne pas les abimer, si bien qu'il devrait de toute façon en acheter de remplacement à sa sortie.

Car pour lui, sa sortie de prison était une évidence, continuant de se convaincre qu'il serait innocenté quoi qu'il arrive. Et même si ce devait ne pas être le cas, il se fraierait un passage vers l'extérieur pas ses propres moyens. Croyaient-ils être les premiers à vouloir le mettre en cage ? Nenni. Pas plus que se retrouver dénudé ne le dérangea. La pudeur était une notion qu'il n'avait jamais réussi à incorporer à la liste de son peu de principes. Il s'y attendait ; dans une telle situation, qu'on cherche à lui rendre la pareille à chaque fois n'était pas une surprise. En revanche, ce qu'il n'avait su prévoir, c'est ce à quoi s'attela la demoiselle une fois qu'elle eut libéré le passage. Sa langue ? Oui, le contact ne trompait pas. Un frémissement courut le long de son échine, d'abord né de sa stupeur, puis de l'humidité de la salive qu'il sentait parler sur sa chair mutilée.

- Ton nom ? demanda-t-il, tout à coup.

Qu'essayait-elle de faire ? Et puis avec toute la sueur versée à grosses gouttes depuis le temps qu'on le retenait ici, le goût ne devait pas être des meilleurs. Ce qui, apparemment, ne la gêna pas outre-mesure puisqu'elle continua de dévoiler son torse jusqu'à se retrouver genou à terre devant lui. Une marque de soumission. Comment devait-il le voir ? Aucune idée. Là encore, ses réflexes parlèrent pour lui et elle se retrouva une fois de plus avec un coutelas prêt à l'égorger. Il n'en fit rien, cependant, se contentant de presser sur son menton pour l'obliger à le relever et à le regarder droit dans les yeux. En direction de ces pupilles écarlates, d'un rouge bien plus frais que ne l'était celui du sang séché dont il était maculé de toutes parts. Et alors il se leva pour mieux s'acroupir, se mettant à sa hauteur. Plus une chaîne ne le contraignait à garder une pose qui commençait à lui peser. Bien qu'endolori, un craquement sec de son échine suffit à l'aider à se sentir mieux.

Nombre de ses muscles étaient encore engourdis, mais puisque chacun d'eux ou presque était porteur de stigmates à présent, il n'était peut-être pas plus mal qu'il n'en ait pas toutes les sensations. Sur sa peau demeureraient plusieurs heures les marques rougies de ses entraves, dont il avait finalement réussi à se défaire. Trop occupée à le narguer, elle n'avait plus prêté attention au reste, si bien qu'une habile manipulation lui avait permis de s'en défaire. Il aurait pu en profiter pour s'enfuir, ou du moins essayer, peut-être même en la prenant comme otage pour l'échanger contre l'ouverture de toutes les portes de cette satanée prison. Il n'y resterait pas croupir, c'était hors de question. Mais il avait perdu de vue ce besoin présent de goûter à l'air frais, tout bonnement parce que cette charmante compagnie avait l'effet d'une bouffée d'oxygène après ce qu'on lui avait fait endurer.

L'obligeant à se relever à la pointe de sa lame, il passa alors les chaînes qu'il avait toujours au poing autour de son coup, faisant mine de la stranguler. L'étreinte n'était toutefois pas suffisante pour lui être mortelle, et malgré sa frêle stature il restait un homme en pleine possession de ses moyens, quelle que soit l'étendue de ses blessures. S'il avait voulu en profiter pour l'étrangler ou lui briser la nuque, pour l'étrangler jusqu'à ce que mort s'ensuive, ce serait déjà fait. Mais il n'y aurait eu aucun intérêt. Parce qu'elle était sa meilleure alliée, bien plus que tous ceux qui oeuvraient sous ses ordres au dehors. Et en même temps sa pire ennemie. Une belle épine dans le pied, à la vérité. Auquel cas il fallait croire qu'elle faisait ressortir d'éventuels penchants masochistes. Pressant ainsi les maillons sur son cou, il lui fit subir pour la seconde fois la morsure glacée du métal, le tranchant de son couteau n'attendant toujours que de mordre à pleines dents dans le grain de sa peau satinée.

L'obligeant à se tourner, il se rassit, heureux de pouvoir le faire sans qu'on ne lui ait mis un violent coup de pied dans le genou pour l'y obliger. Ça se faisait rare, ces derniers jours. Ainsi, il la fit asseoir sur ses genoux, et n'ôta l'emprise qu'il avait sur elle que pour mieux lui attacher les mains au moyen de ces liens de fer dont il venait de s'alléger. À son tour de les porter et de n'être plus que captive, soumise au bon vouloir de son geôlier - titre qu'il venait de s'accaparer par la force des choses. Ce fut alors au tour du fil aiguisé de se retirer, mettant fin à cette menace de mort classée sans suite. Néanmoins, sa caresse incisive ne fut cette fois pas dédiée au sol, mais bien au buste de sa prisonnière. Une fois encore, ce fut pour parcourir sa chair sans s'y planter, l'adresse de ses gestes semblant n'être faite que pour en mesurer le volume avant que son sommet ne pointe sur l'extrémité de son sein gauche, qu'il effleurait à peine dans son parfait immobilisme. Au niveau du coeur. Si sensuelle qu'elle soit, il n'en était pas troublé : preuve en était de ce stoïcisme procédurier. Sa vie était entre ses mains... L'inverse était également vrai. Une main ferme se plaqua sur ses hanches pour empêcher tout mouvement alors que son souffle lui caressait le cou de sa douce chaleur pourtant si inquiétante.

- Je ne veux que la vérité... C'est moi qui dicte les règles à présent. Et toi, qu'est-ce que tu veux de moi ? Si tu réponds sagement, je veillerai à te donner ce que tu veux. Tu es bien trop habile de ta langue pour ne pas savoir la délier au moment opportun, alors dis-moi ce que je veux entendre et j'accepterai de t'appartenir pour une heure... Peut-être.

Sa paume remonta jusqu'à ses côtes, prouvant que quoi qu'il puisse en dire elle ne le laissait pas indifférent. Mais chaque chose en son temps : elle n'aurait qu'à se servir après lui avoir donné satisfaction.

Chacun ses petits plaisirs.
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MessageSujet: Re: [Background] « Le glaive de la justice. » [Pv Dark Ezeckiel]   Sam 14 Jan - 19:18

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« Tu vois comment, à l'intérieur de moi je me sens. »

Ce n’est pas parce qu’elle était sûre qu’il ne la tuerait pas qu’elle restait aussi insensible, aussi muette alors qu’il promenait une lame sur elle, la menaçant de la tuer à chaque instant.
Une menace est le premier pas avant de faire une chose. Un pas que l’on ne franchit pas forcément, que ce soit par peur, par ennuie, par lâcheté.
Malheureusement, il en allait de son amour propre d’obéir gentiment à ce qu’il lui demandait de faire, s’il la mutilait sans la tuer, les réparations à faire sur son joli visage et son délicieux corps seront difficiles et ne pourront jamais atteindre le degré de perfection naturel actuel. Il n’y a aucune vantardise là-dessous, juste un fait qu’il faut admettre.
Alors la seule crainte qu’elle pouvait avoir était qu’il marque son corps comme s’il lui appartenait. On lui avait déjà fait, ou tout du moins avait tenté la chose, malheureusement c’était ces pauvres fous qui avait dû garder, en tant que marque honteux, une signature de la jeune femme.
Mais vu sa manière de prendre tout comme des jouets que l’on prend et que l’on jette, il ne risquait pas de marquer sa propriété. Enfin cela, elle ne faisait que le supposer.

Croyant qu’il reprenait le dessus de la situation, parce qu’il était détaché, parce qu’il la menaçait, il ne faisait que rentrer dans son jeu, un jeu dangereux, parfois mortel dans lequel il finirait par se perdre. Sa manière un peu brusque de lui avoir demandé son nom prouvé qu’elle n’était pas non plus rien. Inconsciemment il lui avait donné un nom, alors que ce qui ne compte pas pour nous, ce dont on veut le plus rapidement se débarrasser, on ne le nomme pas, on préfère faire disparaître toute trace pouvant ramener à elle.
Donc même s’il croyait mener quelque chose, il se perdait juste entre les griffes de la demoiselle. Même si à vue d’œil, la seule chose qu’on pouvait remarquer était qu’il la menait à la baguette. La faisant se relever, se tourner, obéir gentiment, se laisser attacher.

Pour quelqu’un qui avait dû supporter d’être assis et torturé, il était bien rapidement retourné à sa place avant de ramener notre jolie Adora sur lui, tout contre lui, la menaçant de nouveau mais au-travers de sa délicate opulence de chair mise précédemment à nu. Il ne l’avait lâchée qu’un bref instant pour l’attacher. Croyant que de simples liens échangeraient leurs places de maître et de jouet. C’était à chaque instant, à chaque geste qu’ils échangeaient leurs statuts.
Mais, alors qu’il avait probablement vu une soumission dans le fait qu’elle s’était agenouillée devant lui pour caresser de sa langue les quelques plaies ensanglantées, il n’avait pas compris que c’était en se soumettant de sa propre volonté, en entrant dans son jeu qu’elle avait montré que c’était désormais elle qui menait la partie, et même avec les poignets liés dans le dos, elle avait toujours le dessus.

C’est quand on pose des questions que l’on montre son infériorité, au moins celle quand il s’agit de savoir quelque chose. Mais d’un autre côté, admettre que l’on ne sait est la première preuve de véritable connaissance.
Elle planta donc son regard dans celui du jeune homme qui la défiait. Il avait posé deux questions et ne lui avait pas laissé encore le temps de lui répondre, continuant de la menacer tranquillement. Sûr de lui qu’il était, il croyait faire une offre qui devrait paraître intéressante pour la femelle en chaleur qu’avait l’air d’être Adora. Mais ce dont il ne se rendait pas compte, c’est qu’il n’aurait pas le choix, peu importe ce qu’elle voulait, elle l’aurait, même si elle devait s’amuser à mentir ou à jouer la gentille fille soumise.
Et dans le cas présent, il était plus judicieux de dire la vérité, ou tout simplement il était inutile de mentir…

Adora : « Je vais déjà répondre à ta première question, mon prénom c’est Adora, le reste n’a pas d’importance. »

Elle prenait tout son temps, comme si elle avait été tranquillement assise à une table à siroter un petit thé, en grignotant du bout des doigts des petits biscuits, avec un de ses camarades de chambres. Même si actuellement on était plus dans une salle de torture manquant terriblement de thé et de petits biscuits qui sont petits juste pour qu’on ait l’impression d’en manger peu.
D’ailleurs toutes ces pensées lui avaient donné envie de biscuits, mais ce n’était ni le lieu ni le moment, elle se détendait tranquillement sur les genoux de son délicat prisonnier. Du bout des doigts elle récupérait la clé dans son short et détachait un de ses poignets, elle avait plutôt la flemme de se casser les papattes à forcer cette serrure alors qu’elle avait la clé.
Mais ça, elle ne lui avait pas dit tout à l’heure, elle continua donc de lui répondre, le plus naturellement du monde, comme si elle récitait une quelconque prière plutôt lassante.

Adora : « Après si je suis là, c’est pour finir, ou pour le moins continuer le travail de mes abrutis de collègues, ‘’paraît que ça manquait de délicatesse. Ensuite, si ce sont les raisons exactes de ton emprisonnement que tu veux savoir, on te soupçonne d’être un revendeur de drogue important ? Donc, si tu veux éventuellement ressortir de là prochainement, je te conseille de te faire passer pour un droguer en manque. C’est le meilleur moyen parce qu’on ne demande pas à un camé de revendre. »

Elle passa sa main encore enchaînée autour du poignet du prisonnier, l’écartant suffisamment d’elle pour qu’il n’ait pas le temps de la planter alors qu’elle l’attachait à elle. Dégageant de sa main un peu crispée l’arme, elle lui caressa doucement la paume pour qu’il se détende doucement. Autant qu’il soit bien calme si elle voulait pouvoir profiter un tant soit peu de lui, c’est tellement mieux lorsque l’on est détendus…
Continuant la conversation comme si de rien n’était, lui caressant toujours de manière à le relaxer le plus possible.

Adora : « Ensuite, ce que moi j’attends de toi, à part que tu me laisses faire correctement mon boulot, et que j’en tire autre chose qu’une quelconque gratification hiérarchique, c’est encore mieux. De plus je fais avec ma personnalité, donc si c’est un peu SM tendancieux et que tu finis à poil c’est encore mieux… Mais ça officiellement je ne suis pas non plus sensée le dire. »

Elle haussa les épaules pour montrer le peu d’importance qu’elle portait au règlement et tout ce qui allait avec. C’était une espèce d’évaluation qu’on lui faisait passer en voyant si elle arrivait à tirer quelque chose de ce torturé. Donc s’il se mettait soudainement à avouer qu’il avait besoin, absolument besoin de sa dose, on se poserait des questions sur cette soudaine prise de parole mais l’affaire serait classée et elle aurait son avancement.
Mais si elle n’en tirait rien, et bien c’est lui qui en prendrait plein la poire, parce qu’elle devrait retourner en cours, ce qui était parfois ennuyant, d’autres fois passionnant, surtout quand sa chère et tendre professeur passait de la théorie à la pratique… Hum… Ne nous éloignons pas trop sur ses deux chairs voluptueuses qui s’associent et s’enchaînent avec une grâce sans pareille…

Adora : « Donc on peut dire, qu’au final, ce n’est pas moi qui vais être le gentil toutou obéissant, mais va falloir que tu obtiennes mes « faveurs » autrement que par la menace parce que mon rapport risque d’être un peu beaucoup déterminant pour ta sortie de ce trou, si on te laisse un jour en sortir. Et puis cherche pas, tu ne pourras pas sortir d’ici, les gros bourrins de tout à l’heure, c’est le lvl 0, au-dessus ça va au minimum jusqu’à 30, et par en-dessous, y a pas d’en-dessous en fait. Donc à moins que je plaide en ta faveur, aucune chance que tu sortes d’ici. »

Bon, elle avait pris son temps pour lui expliquer qu’il devait gentiment obtempéré, et qu’en plus ils étaient désormais liés l’un à l’autre par cette chaîne, donc même si leurs destins ne sont pas liés, pour le moment, celui de monsieur dépendait du bon vouloir de madame. Cette dernière se rapprochant un peu plus de son prisonnier, un peu trop peut-être car la délicate pointe de sa poitrine finit par se retrouver en contact avec le sang qui s’échappait encore un peu des plaies du torse du gentilhomme.
Adora enroula pensivement un doigt de sa main libre dans une mèche du jeune homme, la tripotant doucement, elle lui sourit et lui vola un nouveau baiser, tinté d’une affection un peu moqueuse, même si tout cela l’avait passablement intéressée, le fait d’avoir trouvé quelqu’un d’assez dominant, c’était dommage qu’il n’arrive pas à garder assez longtemps sa place de prédateur dans leur petit jeu.

Chacun ses faiblesses.

Si je dois modifier quoique ce soit, te faire un élargissement de fin pour que tu puisses faire plus de choses ou quoique ce soit d'autre, hésite pas :3

_________________

« Quel plaisir j'aurais à me venger ! Je la retrouverai, cette femme perfide ; je reprendrai mon empire sur elle. Si l'amour m'a suffi à trouver les moyens, que ne fera-t-il pas, aidé de la vengeance ? Je la verrai encore à mes genoux, tremblante et baignée de pleurs, me criant merci de sa trompeuse voix ; et moi, je serai sans pitié. Il n'est plus pour moi de bonheur, de repos, que par la possession de cette femme que je hais et que j'aime avec une égale fureur. Je ne supporterais mon sort que du moment où je disposerai du sien. Alors, tranquille et satisfait, je la verrrai, à son tour, livrée aux orages que j'éprouve en ce moment et j'en exciterai milles autres encore. » Parler d'Adora ♥
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MessageSujet: Re: [Background] « Le glaive de la justice. » [Pv Dark Ezeckiel]   Mer 18 Jan - 2:32

Le Glaive de la Justice
feat. Hyou J. Adora

Aime-moi. Déteste-moi.
Pourquoi l'avoir attachée si c'était pour la laisser s'en défaire si facilement ? Par jeu. Parce qu'elle lui rendrait la pareille, et qu'il s'en délivrerait avec la même facilité. Parce que ni l'un ni l'autre ne pouvait être fait prisonnier, car des ailes si grandes et d'une telle noirceur ne peuvent être brisées. Parce que dès le moment où elle y avait pénétré, cette pièce était devenu une cage aux tigres. Quiconque y entrerait pour troubler le repas des fauves serait dévoré sans autre forme de procès. Il n'y avait ici de place que pour ceux qui avaient les griffes et les crocs pour la défendre. Et ce n'était leur cas qu'à eux, et personne d'autre. Car les déchets qui l'avaient torturé avant qu'elle ne fasse son entrée ne pourraient saisir toute la subtilité de ce rituel tribal. De cette danse effrénée à laquelle ils se livraient sans bouger. Tout était affaire de jeu de regard, de gestes discrets ; le moindre effleurement était un message à faire passer. Le moindre frisson une faiblesse trahie... À son instar, elle était issue du monde de la nuit où il ne fait pas bon vivre, de ces ténèbres où on apprend que le bien et le mal ne sont souvent que les deux facettes d'une même pièce. Le plaisir qu'on a à rouvrir une blessure en passe de se refermer, la souffrance qu'on sent venir de loin quand le bonheur nous submerge...

Prends-moi. Lâche-moi.
Cette petite écorchure qu'on a sur le palais et qui ne peut cicatriser que si on arrête de la lécher. Mais on ne peut pas. Voilà ce qu'était Adora. Une plaie ouverte à la surface de son existence. Les veines de ce corps où coule un poison insidieux. C'était un serpent qui prenait un plaisir extrême et malsain à planter ses crochets venimeux droit dans son âme pour la faire se consumer de passion. Mais il n'était pas homme à céder si facilement à des avances, aussi dépravées soient-elles. Il appréciait sa connaissance des « règles du jeu » qu'ils avaient improvisées en un instant, de concert. Ils les découvraient ensemble au fur et à mesure, et il ne cesserait de s'en réjouir. Néanmoins, il était mauvais perdant et ne pouvait de ce fait concéder aucune victoire. Ce qui le poussait de ce fait à la maîtriser constamment, à reprendre le dessus quand elle menaçait de le lui dérober. À toujours avoir une longueur d'avance dans cette course à la domination. Cela aurait pu durer sans fin, mais son subconscient n'avait pas perdu de vue qu'il lui faudrait y mettre un terme, et lui faisait inhaler de grandes bouffées de cette réalité trop vite oubliée. Il n'était pas ici pour jouer, mais pour négocier une liberté qu'on lui avait ôté un peu trop vite à son goût.

Accepte-moi. Refuse-moi.
Un sourire fin fendit ses lèvres. Se retenir d'éclater de rire fut sans doute le plus difficile à endurer depuis qu'on l'avait cloîtré dans cette pièce. Peut-être parce qu'il avait quelques côtes brisées, allez savoir. De la drogue ? Sérieusement ? Si ce n'était que ça. Ce n'était qu'une infime partie de ce sur quoi portait son business, toujours plus vaste. Son influence n'avait cessé de s'étendre d'année en année, si bien que le réseau parcourait toute l'île à ce jour. Tout ce qui méritait une mention illégale lui passait forcément entre les mains en cours de route tant il avait réussi à fermement enraciner son emprise. Tous ces domaines étaient directement relié à sa petite entreprise, qui depuis lors ne craignait plus de connaître la crise. Oh non, elle n'avait pas idée de l'importance que pouvait avoir celui qu'elle pensait pouvoir utiliser à sa guise, ni même des risques pris à le laisser libre de ses mouvements. Il ne lui ferait rien, bien sûr – si cela avait été d'actualité, elle ne serait déjà plus qu'un fugace souvenir. Mais pour rien au monde il ne leur donnerait raison, encore moins après s'être retrouvé ici alors que pour une fois, il n'avait rien à se reprocher. Dans le cas contraire, il aurait très bien pu jouer aux devinettes avec eux, les mettre sur la piste sans toutefois le dire clairement. Mais là, il n'en était pas question. Car cet emprisonnement arbitraire était tout sauf juste, et il ne confierait pas un mot sur ses secrets les mieux gardés tant qu'on l'accuserait de la seule chose qu'il n'avait pas commis.

→ Mais bien sûr. Et puis quoi encore ? Si tu savais. La seule camée ici c'est toi, et je pense que j'ai pas besoin de préciser la nature exacte de ton addiction. Pas vrai ?

Cet air moqueur lui conférait un aspect énigmatique, si bien que démêler le vrai du faux tenait de l'impossible. Et ce serait le cas tant qu'il ne perdrait pas contenance, ce qui, elle devait commencer à en douter, relèverait également du miracle. Un individu à ne pas prendre à la légère. Tel était Dark Ezeckiel. Jamais Satan n'a mieux caché ses cornes. L'unique signe avant-coureur, le seul détail pouvant faire deviner son côté sombre était ce regard cuivré, ce rouge sanglant qui restait gravé à vie dans les mémoires de tous ceux qui avaient un jour eu le malheur de le regarder droit dans les yeux. Rares étaient ceux à pouvoir se targuer de l'avoir fait sans que cela ne les ait marqué comme du bétail. Ce ne serait pas différent : il ne faisait qu'attendre le moment propice pour ciseler qui il était dans son esprit au fer rouge. Pour que jamais elle n'oublie cette rencontre. Pour revenir jouer avec lui une autre fois, et plus encore. Comme tant d'autres, elle porterait ce stigmate indélébile, car comme chacun le sait ce sont les douleurs au coeur qui tolèrent le mieux aux outrages du temps. Ainsi devrait-elle faire une place dans sa mémoire pour l'y accueillir, contre son gré au besoin. Car nul ne peut résister durablement à ces pupilles écarlates qui très bientôt la hanteraient de ses rêves les plus fous à ses cauchemars les plus terrifiants.

Dégoûte-moi. Dévore-moi.
Sans ciller il écouta ce qu'elle avait à dire. Et y décela un cran jusque là insoupçonné. Elle était doué pour mener la danse, et il n'aurait pas pensé qu'elle irait jusqu'à se compromettre pour son humble plaisir personnel. Il regretta de n'avoir pas eu à disposition l'enregistreur qui ne le quittait pas d'ordinaire afin d'immortaliser ces paroles. Tant pour pouvoir la faire tomber à sa guise et l'avoir en son pouvoir que pour les entendre à nouveau. Que pour étudier ce discours prononcé avec tant d'aisance, tant de sincérité alors que chacun de ces mots pouvait la conduire à sa perte. Le danger était pour elle un ingrédient, une épice dont elle se plaisait à pimenter sa vie de tous les jours – ce qui, invariablement, les rapprochait un peu plus. À la différence près que chacun agissait de son côté, dans une direction contraire, un pôle opposé.

Ainsi, il était étonnant de voir leurs routes se croiser ; les fils du destin avaient dû être tirés pour converger en ce sens, pour leur faire faire route commune. Même si ce n'est qu'un bref instant, même si ce n'est que le temps de se défier mutuellement... De raviver ce goût du risque qui les caractérisait aussi bien l'un que l'autre. Chaque heurt des regards était un défi, une provocation. Un jeu de l'esprit qui les mettait à rude épreuve, chacun s'évertuant à pousser l'autre dans ses derniers retranchements, à essayer d'anticiper ce qui allait se produire par après. Sans jamais vraiment pouvoir viser juste, puisque cette joute mentale les forçait à se renouveler, à innover dans l'urgence pour ne pas être dépassés. Et cette faculté faisait leur force, celle qui leur permettait de se tenir là sans vaciller, à ne faire que se narguer mutuellement.

→ Et tu m'expliques ce que moi j'ai à gagner à te faire prendre du galon ? Je suis ni un jouet, ni un tremplin. Si tu veux un escalier pour la gloire, faudra aller voir ailleurs. J'ai rien à te dire... Rien qui t'intéresse. Enfin, qui intéresse la Marine. Le reste, c'est une autre histoire... J'imagine. Et de nous deux, je crois que ce n'est pas moi le plus proche de finir à poil, si tu veux mon avis.

Car quoi qu'elle en dise, elle ne pouvait nier ce point : elle avait déjà les seins à l'air depuis un bon moment tandis que lui portait toujours veste et pantalon, et n'était pas prêt de les retirer sans son concours. Lui mâcher le travail serait tant un affront qu'un avantage qu'il n'avait point l'envie de concéder. Si elle voulait s'imposer, elle devrait le faire seule, sans aide d'aucune sorte – lui montrer ce qu'elle pouvait faire, la portée de cette témérité. Cette femme était un diamant dans la mine de charbon de cette prison, et il voulait voir à quel point il pouvait le polir au moyen de ces sordides activités. Ainsi, elle voulait qu'il passe à la vitesse supérieure et affirme une fois pour toute sa supériorité ? Puisque rien ne pouvait lui faire plus plaisir, lui faire ce cadeau était la moindre des choses. Pour l'avoir réclamé par ses gestes et mimiques, elle ne pourrait venir se plaindre par la suite.

Apaise-moi. Excite-moi.
Cette chaîne qui les liait autant qu'elle pouvait les séparer fut soudain brandie, coupant court à leurs échanges visuels, à ce monde secret qu'ils s'étaient bâti sans un bruit. Le lien indicible fut brisé à la vue, de celui bien réel et concret, de ces maillons d'acier dont la froideur mordait les chairs avec un appétit morbide. Cependant, ils ne demeurèrent pas longtemps à portée de vue, puisque sa poigne s'y referma pour exercer une brusque traction. En parallèle, la main opposée repoussa l'épaule de la belle de manière à la faire pivoter sur elle-même de manière à ce qu'elle lui tourne le dos, de gré ou de force. Et puisque l'usage de cette dernière était de rigueur, c'était un choix évident. Sans lui laisser le temps d'y réagir, il se redressa prestement pour la repousser contre la paroi, y pressant également ses seins. Cette fois il n'était plus question de s'asseoir et de deviser gentiment.

Il la maintiendrait contre ce même mur tant qu'elle n'aurait pas admis la défaite et son goût amer. Et afin de savoir si elle n'était pas déjà en train de le savourer, il lui rendit son baiser, cette fois avec une passion qui dut la surprendre. Elle fut pourtant de courte durée et prit fin dès que sa langue eut frôlé la sienne. Il ne fallait point y voir le fruit d'une gêne quelconque, mais juste une façon de lui signifier que si elle voulait plus, il lui faudrait venir le chercher. Se penchant sur elle et sur sa voluptueuse poitrine, ce fut à son tour d'être léchée, non pas avec perversité mais juste pour en ôter les traces andrinoples qui s'y étaient déposées au contact de son torse. Il ne lui ferait pas ce cadeau, aussi insignifiant soit-il. Si elle devait repartir avec quoi que ce soit lui appartenant, il attendait d'elle qu'elle vienne le lui prendre avec tout ce qu'elle avait à sa disposition, et ne recule pas devant les méthodes à employer.

→ Du bluff.

Reste pas là. T'en vas pas.
Il n'avait pas d'autre raison à lui offrir. À tort ou à raison, qu'importe. C'était aussi un recours pour éluder temporairement la question. Car il devait bien avouer n'avoir plus grand souci de ce qui se passait au sein de la base. Il serait toujours temps de s'en inquiéter quand il envisagerait d'en sortir. Et ce n'était présentement pas le cas. Car il ne pouvait laisser sa compagne de jeu sans l'expectative. Pas sans avoir conclu cette première séance, et ce même si c'était pour qu'elle se termine en bain de sang. À l'approche de la fin, ils allaient pouvoir se déchaîner, oublier cette condition humaine pour n'être plus que des animaux, des bêtes sauvages régies par l'instinct et le désir. Une emprise charnelle, organique, qui les rendait pourtant plus humains que quiconque. Et ce doux paradoxe n'était qu'une source de plus à la joie abjecte et intense que leur faisait éprouver ce plaisir éperdu, cette activité sans logique aucune sinon celle de leur déraison. Une énième lame sortie de nulle part règle le sort de cette ultime barrière de cuir qui lui couvre le bassin, ne laissant pas une parcelle de chair exempte d'un droit de regard à l'indiscrétion outrageante. Laissant son souffle se perdre dans ce cou frêle qu'il aurait eu tôt fait de tordre s'il l'avait voulu, l'aigrefin soupire, n'ayant pas dit son dernier mot au cours de cette partie mouvementée. En lui ôtant le fragment intact de sa tenue de cuir, il jouait son jeu, mais c'était reculer pour mieux sauter. Ce n'était pas parce qu'il avait perdu un pion que son roi ne pouvait pas être le dernier encore debout sur l'échiquier.

→ Quoi que t'en dises, je trouverai un moyen de sortir d'ici. Avec ou sans toi. Et tu sais aussi bien que moi que j'irai pas ailleurs. Parce que c'est pas ce que tu veux. Pas tant que tu n'en auras pas fini avec moi. Et laisse-moi te dire une bonne chose : tu n'as encore rien vu de l'enfer qui t'attend. J'ai pas fait tout ce chemin pour perdre ma vie au fond d'une cellule, alors j'en sortirai coûte que coûte. Mais puisque tu es si sûre de toi, je suppose que tu ne verras pas d'inconvénient à ce que je te fasse parier le contraire ?
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MessageSujet: Re: [Background] « Le glaive de la justice. » [Pv Dark Ezeckiel]   Mer 18 Jan - 11:59

«Le glaive de la justice»
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« Elle est partie et je ne l'ai pas su ! »

Le mur, noirci par le temps et par la fumée des peaux brûlant sous le fer. Il était dur, puissant. Un rempart qui la protégerait, ou tout du moins protégerait une partie de son corps. Et qui limiterait ses mouvements. Tu as été sotte ma chérie, sotte de vouloir te lier un peu plus avec ce fou, sotte de t’avoir crue si forte par rapport à lui. Assume ta faiblesse, assume ta défaite, agenouille toi jusqu’à ce qu’il daigne te pardonner, te marquer comme sa chose pour que jamais il ne t’abandonne.
Adora ignora cette petite voix qui ne lui voulait que du mal, la fit taire pour ne pas l’écouter, pour ne pas écouter son instinct de soumission, son désir d’obéir qui pulsait en elle, en parfaite opposition avec son esprit un peu trop farouche. La douleur de ce mur ami et ennemi avait réveillé ses sens. Et pas forcément les bons. Elle avait envie de se laisser aller… Jamais elle ne serait un bon bourreau avec une attitude de ce genre, jamais elle ne survivrait avec une attitude de ce genre… Pourtant elle rêvait de s’abandonner sous cette main qui la blessait, qui lui faisait du mal, se laisser hypnotiser par ce corps étranger qui nous hait et nous aime tellement.
Il n’est pas nécessaire de mettre à nu pour dominer, il n’était pas nécessaire de l’embrasser pour réveiller son désir.
Son regard ne bougea pas, ne trahit pas le dilemme interne qui la déstabilisait beaucoup plus que la pseudo domination de ce partenaire un peu trop sûr de lui. Car là ce n’était pas un plaisir physique qu’elle cherchait, juste se prouver qu’il était mieux pour elle de dominer que d’être soumise, qu’il était mieux pour elle de donner les ordres plutôt que d’y obéir. Et puis ce goût un peu trop prononcé du jeu, ce goût qui la maîtrisait doucement, l’empêchant de faire des choix des plus rationnels, l’empêchant de faire ce qu’il y avait mieux pour elle, pour son corps comme pour son esprit.

Et cette étrange petite voix qui continuait de lui dire qu’elle serait mieux à genoux, en train de soulager de tout ce qu’il avait cet homme habitué à l’obéissance.
Mais dans cette dispute de conscience, où l’une rêvait de soumission et l’autre de domination, une petite voix vint remettre les choses un peu plus en place, rappelant que le jouet, lorsqu’il devient banal se fait très vite casser, très vite jeter, très vite oublier. Et que se soumettre n’est pas une vraie faiblesse si elle est un choix de l’esprit, si elle est un choix volontaire. Cette troisième petite voix tentait de convaincre plus que de ne persuader qu’elle avait raison, qu’il fallait l’écouter elle et non les autres.
Cette petite voix si maline et si perfide et celle du jeu, celle qui alliait sans vraiment le savoir les deux autres, où le résultat de ce pari n’importe peu tant qu’elle avait ce qu’elle voulait. Cette montée d’adrénaline lorsque l’on voit la main qui se tend pour frapper, le frisson que l’on a avant de ressentir la brûlure du coup. Et le plaisir que l’on a de savoir que l’autre s’est relâché au point de frapper sans se rendre compte qu’il faisait une sacrée erreur en cédant au moins ça.

Car céder quelque chose dans ce jeu est comme se tenir au bord du gouffre et voir si l’on peut avancer dans la vie en faisant un pas en avant.

Mais ce petit jeu est fatiguant, épuisant même. Il est beaucoup plus facile d’entraîner son cœur que son mental, et là ce n’était pas un duel de corps qu’ils faisaient, mais un duel d’esprit. Ce serait tellement plus simple si l’on jouait aux échecs pour régler une guerre, de telle sorte que le plus grand stratège l’emporte, que celui qui se décide à mieux manipuler les pions qu’il a sous la main. C’est le roi qui est faible et que l’on doit protéger, reflet de la réalité. La reine, forte et puissante, reste sur son piédestal et abat l’ennemi pour sauver son cher et tendre, cet homme qu’elle n’aime pas forcément mais qui détient tout d’elle. Aussi impuissant qu’il soit, le roi a le pouvoir sur tous.

Adora n’était pas une reine, même si elle était seule, sans compagnon de son niveau, elle n’en reste pour le moment qu’un simple pion, un pion un peu trop vaillant qui va tenter une percée et, sans se rendre compte se transformer en quelque chose de plus puissant, de plus impressionnant. Devenant une véritable menace. Malheureusement pour elle, en face il était déjà monter dans un rang suffisamment haut pour pouvoir la regarder avec prétention.
Ils avaient raison, il n’était pas tout à fait innocent malgré tout ce qu’il pouvait prétendre, et vouloir lui faire avouer toutes ses activités n’était qu’une bonne chose. Le prétexte qui l’avait mené dans cette salle noire et déprimante n’était qu’une excuse faute de raison suffisante pour le coincer. Ce n’était pas un petit dealeur, il devait avoir sous lui largement de quoi peser dans la balance de la culpabilité. Mais ce n’est pas lui qui leur donnerait une raison suffisante pour l’enfermer voire le mettre à mort car notre demoiselle doutait fortement que quelque chose puisse l’enfermer définitivement.

Elle prit le temps d’avaler sa salive pour que toutes ces émotions qu’elle venait de ressentir n’altèrent pas son assurance moqueuse.

Adora : « Chacun ses addictions, et ne prétends pas connaître intégralement les miennes. Tu ne me sers concrètement à rien pour monter correctement en grade, tout ce que je veux c’est sortir d’ici, de cette formation stupide aux arts de la torture, d’une torture hors normes. »

Son poignet lui faisait mal et elle le tourna doucement pour faire passer cette douleur qui lui brouillait l’esprit. Il avait de la chance lui, la douleur ne risquait pas de le perturber plus qu’outre mesure, il n’était pas comme elle, pas aussi sensible.
Etrangement, être nue devant lui ne la dérangeait pas plus que ça, même si dans cette pièce, ce n’était pas ce qu’il y avait de plus agréable, de plus, contrairement à lui, elle en pouvait plus cacher la moindre arme sur elle. Mais depuis le début, n’avait-elle pas été comme nue face à ce dominant ? Tais-toi saleté de petite voix, ne me déconcentre pas.

Dans un geste de soumission et d’abandon, elle tomba à genoux. Elle ne pourrait pas le battre, elle ne parviendrait pas à lui faire avouer quoique ce soit. Il était donc trop fort pour elle ? Adora se retint de lâcher une larme, de s’abandonner au désespoir que cette lutte était peut-être déjà perdue d’avance, qu’elle n’avait jamais eu la moindre chance de le vaincre.
Mais, il y avait une lueur d’espoir qu’elle s’était elle-même offerte en tombant ainsi dans ce geste de soumission, une lueur ayant beaucoup plus de poids que le fait de se soumettre de soi-même. Le tissu qu’elle avait entre les mains ne faisait que confirmait ce qu’elle pensait. Elle ne perdrait pas. Ce duel de conscience avait été arrêté net pour sa fierté qui prenait le dessus sur tout.

Cette fierté que de nombreuses fois elle aurait mieux fait de ravaler.
Adora se releva, avec en elle, une assurance raffermie.

Adora : « Je ne sais pas si nous nous battons à armes égales, mais si tu es encore vêtu alors que je suis nue le duel n’a aucun sens. Bien que je doute que quelques vêtements t’assurent une supériorité face à moi. »

Elle eut un sourire moqueur qui lui venait du fond du cœur, elle posa avec presque de la tendresse sa main sur le torse de Dark avant d’appuyer fortement dessus de sorte à le faire tomber.
Tu es vraiment sotte ma petite chérie, vraiment beaucoup, à vouloir ainsi jouer, tu as oublié tes coups précédents, montrant que ta stratégie n’est pas complète, que tu ne vois peut-être pas plus loin que le bout de ton nez. Mais ce n’est pas vraiment grave, tu as encore le temps d’apprendre.
Liée à lui par cette chaîne, elle fut attirée avec lui au sol, elle poussa un petit cri avant de tomber sur lui. La chute n’était pas si rude que cela, mais son cri, plus que mignon et déplacé dans cette atmosphère tendue, avait brisé une bonne partie des tensions qu’il existait dans cette pièce.

Adora : « Outch… Pardon, je ne t’ai pas fait mal ? »

Cette remarque aussi était complètement déplacée, il ne faut jamais s’inquiéter pour son ennemi, jamais.

Le pion avance, et dans sa diagonale il aperçoit le cavalier. Il avance aussi lentement que sûrement, le dévore. Faisant perdre à l’adversaire une précieuse pièce de son jeu.

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MessageSujet: Re: [Background] « Le glaive de la justice. » [Pv Dark Ezeckiel]   Mar 24 Jan - 21:59

Le Glaive de la Justice
feat. Hyou J. Adora

Leurs vies ne tenaient plus qu'à un fil.

Si quiconque avait été témoin de la scène, si quiconque allait rapporter ce qu'il avait pu voir dans cette pièce... La mort les attendrait au bout du chemin. L'un pour avoir attenté à la vie de celle chargée de l'interrogée, et cette dernière pour avoir joué de la sorte avec le prisonnier et finalement être victime de sa propre négligence. Il ne pouvait que penser que s'ils venaient à être découverts, les conséquences seraient aussi terribles qu'immédiate. On l'abattrait comme un chien dans un coin de cette cellule, qui serait tachée de son sang. Et nul ne se donnerait la peine de le laver, si bien qu'il rejoindrait celui maculant déjà les parois de cette cage où il n'avait pas sa place. Pas plus maintenant qu'au moment où on l'y avait fait entrer. Et plus le temps passait, plus il en était convaincu. Ce petit jeu le prouvait bien. S'il la tenait sous la menace, il ne lui avait pas fait le moindre mal – ou du moins, n'avait pas pensé à mal.

C'était une douce torture, mais dénuée de toute volonté meurtrière. Il avait exclu cette idée très rapidement en voyant qu'elle était d'une nature similaire à la sienne. C'était sans doute là qu'il fallait chercher les racines de ce lien, aussi puissant qu'inédit. Après avoir été roué de coups à profusion, assez pour rattraper toutes ces années passées à s'esquiver et ce avec les intérêts, une si douce compagnie était inattendue. Il n'aurait pas cru y avoir droit, et encore moins à ce qu'elle soit si disposée à lui apporter du réconfort. Car nul doute qu'elle avait à présent perdu de vue l'objet de sa présence ici pour ne se consacrer qu'à cette partie de plaisir au sens premier du terme. Elle ne faisait que croquer la vie à pleine dents et entendait en faire de même avec sa petite personne. Or, s'il faudrait bien la récompenser pour l'avoir diverti et distrait de ses souffrances, il ne ferait pas si facilement une telle concession.

- Il y en a au moins une qui se voit comme le poing au milieu de la figure.

Si ses courbes alléchantes et sa poitrine opulente représentaient des arguments de poids dans ses tentatives de persuasion, elle faisait aussi partie de la Marine, et cela il ne pouvait l'oublier. Ainsi, gagner sa confiance allait demander des trésors de persévérance. Et même si elle semblait en avoir à revendre, tout pouvait encore basculer. Se bâtir des certitudes dans un cas de figure si complexe était impossible et défiait les frêles certitudes du savoir humain. Tout n'était plus qu'instinct. La jungle s'amenuise mais sa loi conquiert le monde, et elle avait cours derrière ces barreaux. Dans cette cellule dont ils étaient les seuls occupants. Dévorer ou être dévoré. Pour Dark qui avait toujours donné l'image d'un lion, laissant les siens ramener la pitance sans jamais se salir les mains en personne, affronter un fauve susceptible de le dépasser était une expérience enrichissante. Il en sortirait grandi. S'il avait la chance de s'en sortir...

Un doute qui piquait au vif son goût du risque et sa soif de vivre, celle de se sortir d'ici au mépris d'une justice décadente. Se faire attraper avait toujours été une éventualité, qu'il acceptait avec joie ; seulement, c'était avant de voir comment fonctionnait leur organisme de l'intérieur. L'irrespect y était omniprésent, et tous les moyens étaient bons pour parvenir à leurs fins. Les séances de torture y étaient monnaies courantes, et il ne pouvait s'ôter de la tête la pensée qu'il n'avait vue que sur la partie émergée de l'iceberg. Ceux supposés combattre le crime avaient recours à plus de moyens frauduleux que les criminels eux-même. Une ironie au goût si amer qu'elle n'avait pu que lui rester en travers de la gorge. Et si Adora avait accompli l'exploit de l'en détourner, viendrait un moment où il aurait tout à loisir d'y repenser. Ce nouvel ordre du monde n'était pas à sa convenance. Il ne voulait pas de cette justice. En l'état, cette planète était une pomme pourrie, infestée par les vers de la tromperie. Crowfang D. Teach avait bien eu raison de raviver les flammes de la révolte. Son regard se heurta à celui de la demoiselle. Pourquoi y était-elle entrée ? Suivait-elle un idéal de justice ? Si oui, pourquoi n'était-elle pas revenue sur sa décision après avoir vu la vérité en face ? L'ère que défendait si ardemment le gouvernement était une paix de façade, une paix mensongère. Et plus il en voyait l'envers du décor, plus l'envie lui venait de semer la discorde. Cependant, cela devrait attendre : il avait mieux à faire dans l'immédiat.

- Alors comme ça, tu veux sortir d'ici ? Ça tombe bien, on est deux. Tu m'emmènes ?

Ses lèvres se fendirent d'un sourire moqueur. Si les choses pouvaient être si faciles, il ne serait pas dans un tel pétrin. Quoiqu'il l'aurait crue susceptible d'accéder à sa requête. Par jeu. Car encore et toujours ils revenaient. Démêler le vrai du faux était une réelle difficulté dans ce contexte qui pourtant ne se prêtait que peu à ce manque de sérieux. Et c'était bien le caractère loufoque de la situation qui la rendait si délectable. Au moins par ses dires lui avait-elle prouvé qu'elle ne cautionnait pas non plus ces procédés que la morale réprouve. Enfin une bonne nouvelle, sans nul doute la première de cette journée à l'ombre. Quand elle se retourna pour le faire basculer, il aurait pu y résister sans problème...
S'il avait été dans son état normal.

Affaibli par les mauvais traitements, il avait en plus hérité d'une vaste collection d'estafilades de tailles variables. En le repoussant, elle avait appuyé sur plusieurs d'entre elles, encore à vif. Grimaçant de douleur, il n'avait pensé à stabiliser son équilibre qu'après lui en avoir ôté les mains, s'étalant de tout son long sur la pierre froide. Il lui fallut serrer les dents pour ne pas glapir de douleur en sentant se réveiller les cicatrices qui lui zébraient le dos sur toute sa surface, mais qu'elle lui tombe dans les bras sans plus attendre eut tôt fait d'atténuer le désagrément. Grognant tout de même pour la forme, le détenu se hâta de se redresser et de tomber la veste, exposant son torse glabre sous le regard inquisiteur de sa tendre geôlière.

- Pas le moins du monde.

En fait si. Mais ça n'avait qu'une importance très réduite. Car elle allait payer ce qu'elle venait de lui faire subir, et au prix fort en plus de cela. Son regard vif et pénétrant luisait de la couleur du sang. Le regarder en face suffisait en général à le prendre pour un fou dangereux, ce qui l'obligeait le plus souvent à porter des lunettes de soleil afin de masquer cette teinte. Sans cela, il était trop aisément reconnaissable. Ce n'est pas un signe distinctif des plus courants, et même parmi ceux qui avaient la chance toute relative de le partager, les iris brillaient rarement d'une couleur aussi étincelante. La chaîne fermement enroulée autour de son poing subit une brusque traction, tandis que la main vacante pressait sur les côtes de la jeune femme pour la pousser de côté. La faire basculer. Et l'instant d'après, c'était à son tour d'éprouver la dureté du sol en y étant allongée. Vulnérable. Prenant le dessus comme elle ne s'était pas privée de le faire auparavant, il la gratifia d'un sourire féroce, carnassier. Celui d'un prédateur qui a trouvé sa proie et s'apprête à faire bombance. Un festin de roi.

- Je suis la voix dans ta tête et je te contrôle. Je suis l'amoureux dans ton lit et je te contrôle. Je suis la haine que tu essayes de cacher et je te contrôle. Je t'emmène où tu veux aller, je te révèle tout ce que tu as besoin de savoir. Je t'entraîne, je te consomme, mademoiselle auto-destruction. Je suis culpabilité, jalousie et crainte et je te contrôle. Je suis le mensonge que tu crois et je te contrôle. Je suis l'aiguille dans ta veine et je te contrôle. Je suis les médicaments que tu ingères et je te contrôle. Je suis la transe que tu ne peux supporter et je te contrôle. Je suis ton besoin de plus, ta dépendance et je te contrôle. Je suis la balle dans le pistolet et je te contrôle. Je suis la vérité que tu fuis et je te contrôle. Je suis la machine silencieuse et je te contrôle. Je suis l'aboutissement de tous tes rêves et je te contrôle. Je t'emmène où tu veux aller, je te révèle tout ce que tu as besoin de savoir. Je t'entraîne, je te consomme, tu es une auto-destruction. Et c'est moi qui suis à l'origine de tout cela.

Sa paume alla presser sur son sein gauche, pour la maintenir au sol mais aussi et surtout pour mesurer le rythme de ses battements de coeur. Pourrait-elle garder son calme alors qu'elle n'avait plus rien pour la protéger, mise à nu de corps et d'esprit ? Ou sentirait-elle la frénésie s'emparer d'elle, la chaleur grandir sous sa peau et attiser son désir ? Enfouissant le visage dans son cou, il ferma les yeux pour humer son odeur – ce parfum entêtant qui lui altérait les sens depuis son entrée dans la pièce. Puis, ses dents se plantèrent dans sa chair. Pas assez pour infliger une blessure mortelle. Bien assez pour la marquer d'une douleur grandissante. N'ayant pas perdu son arme dans sa chute, il s'en servit pour entailler faiblement sa cuisse, dont la chair à découvert et dénuée de toute imperfection était une parfaite invitation à ce qu'il la marque. De façon temporaire ou définitive, cela ne dépendrait que d'elle, même si la perspective de graver en elle sa signature était tentante. En lieu et place, il se contenta de relever sa jambe, de la lui faire passer autour de sa taille. Qu'elle puisse le retenir. L'affrontement était terminé. Cette fois, ils allaient travailler de concert.

Pour leur humble plaisir personnel.
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MessageSujet: Re: [Background] « Le glaive de la justice. » [Pv Dark Ezeckiel]   Sam 28 Jan - 10:01

«Le glaive de la justice»
Feat Dark Ezeckiel



« Se suicider est la meilleure preuve de conscience. »

Au moins elle ne lui avait pas fait mal en tombant, c’était déjà une bonne chose parce que le but initial de son intervention dans cette salle, c’était d’éviter de lui faire trop de mal pour soutirer des informations. Donc lui tomber dessus n’était pas la meilleure des choses à faire pour ne pas lui faire de mal. Rassurée, ils pouvaient reprendre le jeu. C’est d’ailleurs ce que notre charmant jeune homme passablement amoché fit en se déshabillant au plus grand plaisir de notre charmante demoiselle. Malheureusement pour elle, elle n’eut pas le temps de profiter de cette magnifique vue. Faut dire que son corps pâlichon était quand même bien foutu, avec des omoplates magnifiquement dessinées et un reste de torse tout en finesse. Une belle vue qui accompagnait son beau visage dont elle dû profiter d’un angle inférieur, un angle qui s’appelait se faire plaquer par terre et qui faisait un peu mal. Mais lui il n’était pas aussi prévenant qu’elle, il ne s’inquiétait pas du tout du fait qu’il aurait pu lui faire mal. D’ailleurs elle avait eu un peu mal aux fesses, être nue contre de la pierre ce n’était pas ce qu’il y avait de mieux. En plus il semblait se taper un espèce de délire psychopathique comme quoi il la possédait, qu’il la maîtrisait, qu’il savait absolument tout d’elle, qu’il était sa conscience quoi.
Le monologue était tellement puissant qu’elle en resta bouche bée. Puis il passa sa main sur sa poitrine comme pour vérifier si tout allait bien. Nan mais tu sais mon gars, c’est sur le fesses qu’elle est tombée, donc ce n’est pas en lui triffouillant la poitrine que tu vérifieras si elle n’a pas eu mal. Quoiqu’en fait qu’il vérifiait peut-être l’effet qu’il lui faisait en étant nu. Hum, quoiqu’il avait vraiment un corps magnifique, hum, de quoi perturber notre jolie Adora, enfin un tout petit peu perturber. Après, tout le blabla, elle ne le retenait que comme quelque chose de flou sur un délire où il possédait sa conscience et qu’il décidait ce qu’elle faisait. En clair, un truc marrant.

Donc autant lui, s’il devenait sa conscience, ça risquait d’être marrant, et puis une nouvelle question se présenta à elle une sublime interrogation, digne d’une dissertation de philosophie. Le corps contrôlé par la conscience peut-il séduire cette dernière ? Dans une dissertation de philosophie, on aurait fait un plan en trois parties, citant des auteurs et tout et tout. Mais là, parler d’un quelconque auteur serait pas forcément la meilleure des choses à faire, évoquer Saussure et Socrate risquait de ne pas faire avancer le tout. Donc, elle s’abstint de poser la question de cette manière existentielle pour ne pas le perturber plus qu’il n’était déjà. Quand on parle à quelqu’un qui a un sérieux problème on évite de l’encourager dans sa démence, quoique c’est tellement plus drôle si on l’encourage.

Notre jolie demoiselle décida donc de l’agripper, presque avec tendresse pour l’attirer à elle et lui revoler un baiser. Cette fois elle prit son temps, il ne la repousserait pas, enfin normalement il ne la repousserait pas. Mais bon, sait-on jamais. M’enfin bref, elle l’embrassait gentiment, presque timidement, passant sa petite langue rosée contre la sienne avant de lui mordiller affectueusement la lèvre inférieure, le grignotant tout doucement, le laissant sentir sous ses doigts les variations de son cœur qui s’affolait tout doucement face aux caresses de cette bouche ennemie. Elle en ronronnait presque de plaisir notre jolie dénudée.

Adora : « Et la conscience peut-elle aimer ce corps qu’elle manipule, ce résidus d’esprit avec lequel elle joue ? C’est pourtant un si séduisant corps, même manipulé, il peut très bien séduire qui se prend au jeu de la séduction avec quelque chose qu’il possède. C’est fou à quel point on peut se laisser aller avec ses jouets préférés… Ceux qui sont pleinement à nous. »

Elle lui saisit tendrement le poignet, celui qui les reliait par cette douloureuse chaîne avant de l’attirer tout contre elle, afin de sentir sa peau souillée contre la sienne, encore propre de toute salissure dérangeante. Pas encore souillée, pas encore abîmée, ou alors, juste à peine, pas encore assez en tous les cas.
Notre belle tentatrice aimait jouer, et l’idée qu’il puisse croire qu’il la manipulait entièrement l’amusait, l’amusait énormément. D’un autre côté en plus, s’il était sa conscience, il ne la tuerait pas, une conscience ne peut exister sans corps, bien que l’inverse soit possible. Alors il ne lui ferait pas de mal, enfin pas de mal qui lui coûterait la vie. Il pouvait la remercier autant qu’il voulait de la divertir, on peut être sûr qu’au final c’était plutôt elle qui s’amusait grandement. S’il survivait, ils se reverraient, et alors là le jeu pourra recommencer éternellement. Mais là, il n’était toujours pas terminé. Et jamais elle ne cédera complètement la main, jamais il n’étouffera complètement cette petite voix qui restait au fond d’elle, cette petite voix qui la surveillait, ce petit délire rappelant le petit Julian, cette taffiole qui avait été une partie d’elle. Ce petit garçon qui n’assumait pas sa féminité. En souvenir de ce petit soumis, elle se débattait, elle l’empêchait de se courber. Maintenant c’est moi qui mène le jeu, maintenant c’est moi qui ai le pouvoir sur ce corps, je ne me courberais pas face à l’adversité.
Même s’il était tellement plus facile de se laisser aller.

Jouer avec le feu, danser pieds nus sur un volcan en attendant que tout explose. Que c’était amusant.
Maintenant, il fallait qu’elle reprenne le dessus, qu’elle ne le laisse pas continuer seul son jeu. Faire quelque chose de tellement prévisible pour la conscience. Peut-on surprendre quelqu’un qui sait tout de nous ? Toujours.
Même si après il dira qu’il savait, que c’était prévisible.

Elle embrassa sa conscience. L’agrippant pour s’abandonner à elle, pour la dévorer, pour la blesser. Notre jolie demoiselle attrapa donc le visage de son partenaire de jeu, le saisissant doucement, l’attirant à ses lèvres, lui entrouvrant doucement ces dernières, plongeant sa langue dans la sienne, attrapant cette lèvre inférieure qui ne lui répondait pas assez entre ses dents, la mordant à la faire saigner doucement. Cette blessure n’était rien face à tout ce qu’on lui avait subir, une blessure pleine d’affection comme ça, on la pardonne forcément.
Sa douce langue rose pâle titilla la perle sanguine qui perlait doucement le long de cette lèvre délicieuse.
Prise d’un peu plus de violence, elle planta ses doigts dans le crâne du jeune homme. Enfonçant doucement ses ongles dans cette chevelure brune, elle attrapa quelques mèches pour le tirer un peu plus loin d’elle de manière à ce qu’elle puisse se relever un peu, par la force des abdominaux, elle se redressa et passa doucement une main sur le dos de sa victime. Les écorchures qu’il avait dans les dos confirmaient ce qu’elle pensait. Ils l’avaient vraiment blessé ses abrutis de collègues.

Adora descendit les lèvres sur son menton, descendant doucement vers sa gorge, la léchant doucement, s’amusant de sentir se pouls de battre tranquillement, pas le moins du monde perturbé par elle. L’imprudente déposa quelques doux baisers le long de son trapèze, profitant de sa fermeté, se retenant d’y planter ses crocs.

Adora : « Laisses-moi te soigner, ils t’ont vraiment amoché, si l’on ne désinfecte pas tout ça tu vas garder longtemps des cicatrices. Ce serait dommage de gâcher un corps aussi magnifique. »

Inconstance et compassion qui gâchent toujours ce que l’on peut espérer de mieux.


_________________

« Quel plaisir j'aurais à me venger ! Je la retrouverai, cette femme perfide ; je reprendrai mon empire sur elle. Si l'amour m'a suffi à trouver les moyens, que ne fera-t-il pas, aidé de la vengeance ? Je la verrai encore à mes genoux, tremblante et baignée de pleurs, me criant merci de sa trompeuse voix ; et moi, je serai sans pitié. Il n'est plus pour moi de bonheur, de repos, que par la possession de cette femme que je hais et que j'aime avec une égale fureur. Je ne supporterais mon sort que du moment où je disposerai du sien. Alors, tranquille et satisfait, je la verrrai, à son tour, livrée aux orages que j'éprouve en ce moment et j'en exciterai milles autres encore. » Parler d'Adora ♥
Les liaisons dangereuses ; Choderlos de Laclos
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MessageSujet: Re: [Background] « Le glaive de la justice. » [Pv Dark Ezeckiel]   Ven 2 Mar - 6:55

Le Glaive de la Justice
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Plus ils s'effeuillaient et plus l'instinct prenait le pas sur la raison. Dark était un intellectuel avant d'être un guerrier, plus prompt à tirer les ficelles qu'une épée hors de son fourreau. Néanmoins, il y avait des situations où ses jeux d'esprits tant prisés n'avaient pas leur place et où il ne pouvait compter que sur ses réflexes. Réflexes qui, par chance, étaient presque aussi aiguisés que ses méninges. Les faire travailler de concert dans pareille situation demandait un peu plus d'habileté, mais c'était jusque là un défi relevé haut la main. Pour combien de temps ? Le déterminer aurait demandé un effort de concentration dont il n'était pas capable à cet instant. Et quelque part, c'était mieux comme ça. Oui, il était arrangeant de ne pas avoir à y songer faute d'en avoir les moyens. Cela aurait gâché la magie du moment. Une magie perverse et malsaine, mais une magie quand même. C'était son monde après tout, un univers underground que ne régit que la loi du plus fort et où s'exercent ses manigances à n'en plus finir.

C'était son univers. Son terrain de jeu, dont personne ne pourrait jamais le faire sortir. Preuve en était faite qu'il se prolongeait même ici, derrière les barreaux d'une cellule. Ce mode de vie définissait qui il était de A à Z, aussi ne pourrait-il point s'en séparer aussi facilement. Et à vrai dire, loin de l'agacer, cela le rassurait. Car c'était encore dans cette cour de récréation qu'il s'était fabriqué de toutes pièces qu'il se sentait le plus à l'aise. Savoir que même les menottes aux poignets nul ne pouvait l'en faire sortir par la force était un soulagement inespéré, et ne le motivait que davantage à faire d'elle son jouet. Tant d'autres avaient dansé dans la paume de sa main sans même le savoir. Serait-ce maintenant au tour de cet officier aux courbes si charmantes de succomber à ses manipulations ? Cela semblait bien parti pour, mais comment en avoir la certitude tant qu'elle s'évertuerait à opposer une telle résistance, taquine certes mais non moins présente ? De son regard cuivré, il scrutait ses pupilles, fenêtres de l'âme, y sondant cette dernière pour y trouver les réponses tant attendues.

Quand elle vint l'embrasser, il ne broncha pas dans un premier temps. Tout au plus put-elle sentir la pression de ses dents se resserrer sur sa langue avant de la relâcher sans lui faire de mal. Juste une petite frayeur, tout au plus. Il ne l'avait pas épargnée jusqu'alors pour la mener à la tombe d'une manière si stupide. Et quand bien même il aurait voulu la tuer, il y avait des façons plus distrayantes de mettre fin aux jours d'une femme qui avait tout fait pour l'amuser. Et elle continuerait de le faire, étant visiblement toujours aussi enthousiaste à l'idée de le faire sien – fût-ce le temps d'une seule nuit. Une folle lueur de convoitise éclata au fond de ses yeux, le rictus qui s'était peint sur son visage ne présageant rien de bon quant au discours qu'il s'apprêtait visiblement à donner d'une seconde à l'autre.

- Le monde entier m'appartient. Je veux l'argent, la gloire, les femmes et tout le reste de ce qu'il comporte en son sein. Tu n'es qu'une marche de l'escalier qui m'emmènera jusqu'au sommet, qu'une étape dans mes plans de domination. J'ai rejeté le chemin qu'on m'avait tracé, je ne crois qu'en ma propre force et je déciderai moi-même de ce que je ferai de mon destin. Vous pouvez m'entraver, vous pouvez m'enchaîner, vous pouvez m'enfermer... Ce ne sera pas suffisant. Je ne resterai pas moisir ici. C'est hors de question !

Sa prise se resserra sur le sein d'Adora. Pas pour faire mal, quoique le changement était brutal. À la vérité, elle était plus captive que lui, en définitive. Bien sûr, elle n'aurait eu qu'à faire appel à ses collègues pour que cela cesse, pour recouvrer sa liberté. L'hypothèse du viol n'étant que peu probable, elle aurait des comptes à rendre à ses supérieurs, mais son absence de scrupules confirmait par avance à Ezeckiel qu'elle s'en sortirait sans encombres. Elle n'était pas en danger de mort, au contraire : il tuerait lui-même tous ceux qui oseraient interférer avec cette partie de carte dont il comptait bien avoir le dernier coup de poker. Mais avant cela, encore fallait-il que chacun achève de dévoiler son jeu, sans quoi il leur serait impossible de se départager. Comme prendre des risques est la règle d'or, il allait jouer cartes sur table et tout miser sans plus attendre. Est-ce que ces périls seraient la clé de la victoire, où allait-il se retrouver au tapis ? La réponse dans un instant, à n'en plus douter. Ils étaient allés trop loin pour pouvoir finir sur un match nul. Il ne laisserait pas les choses se terminer comme ça, à aucun prix.

- Disons que je ne te déteste pas. C'est déjà ça. Tu devras t'en contenter. Je n'aime pas les promesses en l'air. Ne compte pas sur moi pour te jurer que je serai encore là demain, que ce soit pour toi ou pour quelqu'un d'autre. Je te l'ai dit, non ? Je ne compte pas rester ici jusqu'à la fin de mes jours. Je ne sais pas encore comment je vais en sortir, mais je trouverai un moyen, ce n'est pas ça qui manque après tout. C'est l'unique chose que je peux te garantir. Mais... Fais attention à toi. Il n'est de jouet qui ne se brise...

Un air de menace. Vrai ou faux, nul ne saurait le dire, pas même lui. Mais une chose était sûre : si elle essayait de crocheter la serrure de son coeur au plus profond de sa gangue de glace, elle n'aurait pas l'occasion d'en tirer profit. Nul n'en percerait les secrets, qu'on le laisse seulement reposer au fond de sa prison de solitude. La notion de sentiments était pour lui quelque chose de trop vague. Aimer ou même affectionner était un souvenir trop lointain pour que cela lui évoque le plus petit détail. Il ne tirait de cette étrange relation que cette forme absconse de plaisir sadique, que la satisfaction de la voir à sa merci et de pouvoir en faire ce que bon lui semblait. Comment il l'utiliserait dès lors était de l'ordre du détail, le plus grand contentement étant dans le fait de savoir que ça ne dépendait plus que de sa volonté. Rien d'autre. Absolument rien. Qu'après avoir soumis son esprit, il en était devenu le maître, si pas celui de son corps. Ce sentiment de possession était ce qu'il avait de plus cher. Celui d'avoir acquis un nouveau trophée à ajouter à son brillant palmarès. À ce qui aurait pu un jour faire de lui l'ennemi public numéro un si son chemin n'avait pas divergé de celui qu'il s'était fixé. Ses doigts glissèrent le long de ses côtes, pour ensuite remonter celui de son échine avec une passion languide. Chaque parcelle de son corps lui appartenait, à présent.

Si les choses n'avaient pas basculé ce fameux jour pour faire prendre à son destin une tournure qu'il n'avait pas programmée. Une main aventure se fraya un passage entre les cuisses de la demoiselle non sans d'abord s'être attardée sur son bas ventre. Quitte à céder au jeu des caresses, il irait à l'essentiel – n'était-ce pas après tout l'inévitable conclusion de cette singulière entrevue ? Le tintement de la chaîne l'irrita quelque peu néanmoins, mais fut bien vite ignoré pour parer à une contrariété encore plus grande : celle de sa sollicitude. Si beaucoup se seraient réjouis de voir qu'on se souciait de leur sort, ce n'était pas le cas du faussaire, qui tenait par-dessus tout à son autonomie et refusait coûte que coûte qu'on vole à son secours. Peu importe la manière et ce même si ce devait être uniquement dans une moindre mesure. Un geste peu commode repoussa sa main, n'étant pas sans rappeler le coup de patte rageur d'un félin félon que l'on dérange dans ses activités. Ses pupilles s'étrécirent alors qu'il la toisait de haut, fort de la position verticale qu'elle l'avait elle-même obligé à reprendre. On aurait pu croire y voir une étincelle de colère froide, mais fallait-il vraiment y croire ? Pour l'avoir attrapée par les épaules, il n'eut aucun mal à la plaquer contre le sol, sa mine rendue sinistre et – étant donné la situation – peu rassurante.

- Ne t'occupe pas de ça. Je n'ai pas besoin de ton aide. Tu as mieux à faire...

Un sourire goguenard illumina ses traits. Oh oui, beaucoup mieux.
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[Background] « Le glaive de la justice. » [Pv Dark Ezeckiel]

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